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<title>Retour de manivelle de Titem - sur_la_table_de_chevet</title>
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<lastBuildDate>Fri, 29 Feb 2008 01:12:40 +0100</lastBuildDate>
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<title>J.K. Rowling fait sortir Dumbledore du placard</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2007/10/23/j-k-rowling-fait-sortir-dumbledore-du-placard.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Note également disponible à la lecture sur &lt;a href=&quot;http://otium.titem.fr/?p=27&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mon nouveau blog culture et loisirs&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/media/01/02/6389d9f76cf64dab48677804b6b7afca.jpg&quot; id=&quot;media-69724&quot; alt=&quot;3b2e76c11607690e1819203593ed4274.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-69724&quot; /&gt;Je prends les transports montréalais ce matin et m'empare du dernier Métro. A droite de la une sur la victoire de Kimi Raïkonnen en F1, cet encart, rose - forcément ! -&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La première chose qui me vient à l'esprit, c'est, &quot;Ca y est, les &lt;i&gt;fanfictioners&lt;/i&gt; ont encore frappé,&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/media/01/00/f1d16e040be293c4b1c123c6c7e547ee.jpg&quot; id=&quot;media-69725&quot; alt=&quot;bf25409e0f85cd6f2af69ad23323f506.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-69725&quot; /&gt; après avoir fantasmé Harry couchant avec sa nemesis Draco, après avoir raconté les prouesses sexuelles de Hermione se tapant toute sa promotion poudlarienne, voilà qu'ils imaginent Dumbledore aimant jouer avec les baguettes magiques&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et en lisant l'article, quel ne fut pas en effet mon étonnement. J.K. Rowling, l'auteur du célébrissime Harry Potter, donne régulièrement des conférences. Avant la sortie des &quot;Reliques de la Mort&quot;, il s'agissait de divulguer à dose homéopathique des détails sur les prochains tome. Depuis, elle donne des éléments supplémentaires sur le livre, les personnages. C'est ainsi que dernièrement, lors d'une séance au Carnegie Hall, on a pu apprendre que Neville Londubat, professeur de botanique, a épousé la Poufsouffle Hannah Abbot, nouvelle tenancière du Chaudron Baveur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/media/02/01/b8cfb28e3cb1b994a1b1f8fc1948da05.jpg&quot; id=&quot;media-69726&quot; alt=&quot;8eb0f4c8a56ab1f0e9cb5fe354b6bccf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-69726&quot; /&gt;Et le plus étonnant donc, à la question d'un fan : &quot;&lt;i&gt;Did Dumbledore, who believed in the prevailinfg power of love, ever fall in love himsel&lt;/i&gt;f?&quot; Joanne K. Rowling a répondu ceci :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;My truthful answer to you... I always thought of Dumbledore as gay&lt;/i&gt;&quot;. (voir le reste de cette conférence sur &lt;a href=&quot;http://www.the-leaky-cauldron.org/2007/10/20/j-k-rowling-at-carnegie-hall-reveals-dumbledore-is-gay-neville-marries-hannah-abbott-and-scores-more&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce site&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Diantre ! L'un des personnages les plus charismatiques d'un des romans les plus connus, lus... au monde, chevalier de l'ordre de Merlin et de la jacquette ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il faut croire que oui. Alors certes le livre fait état à plusieurs reprises de la relation entre les jeunes Albus et Gellert, une relation intense et courte. Ils s'écrivent souvent, ont des gestes d'amitié très proche... Mais qui n'indique pas nécessairement que... !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Plus tard dans l'interview, l'auteure révèle que Albus Dumbledore était tombé éperduemen&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/media/01/01/4a6b5cf49ccab07e1b163dd4c5ab2195.jpg&quot; id=&quot;media-69727&quot; alt=&quot;7b9d882581f7da5e1d4dbeaaa194ec7b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-69727&quot; /&gt;t amoureux de Gellert Grindelwald, avec lequel il avait pour projet de réunir les Reliques de la Mort et de gouverner les Moldus &quot;pour le plus grand bien&quot;. Leurs pouvoirs magiques leur donnaient une responsabilité à exercer pour le bien des moldus.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais Grindelwald ne partageait pas ses sentiments, et prenant définitivement la pente de la magie noire, Dumbledore dut le dueller pour mettre fin à ses sinistres entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour J.K. Rowling, cet amour déçu fut la grande tragédie de la vie de Dumbledore. Elle rapporte également qu'elle a supprimé du scénario du tome 6 un passage où le directeur de Poudlard devait raconter une histoire entre lui et une jeune fille, puisque le vieux sage est gay !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette révélation a suscité les applaudissements de l'auditoire. Seules quelques personnes sur Internet sont sceptiques sur l'opportunité de la révélation. Pourquoi si tard ? Pour faire augmenter les ventes, parce que cela n'aura plus d'influence sur les ventes du libre disent d'autres ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme si les lecteurs se seraient arrêtés de lire un tel succès littéraire parce qu'un des personnages est gay ! Il s'agit certes d'un détail qui aide à mieux comprendre la personnalité complexe d'Albus Dumbledore, mais qui n'a que peu d'intérêt dans le déroulement de l'histoire et qu'à mon avis, seul Albus et sa créatrice pouvaient connaître.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je vous laisse imaginer ce que pourrait avoir de comique un chapitre où Dumbledore avoue à Harry qu'il préfère les hommes !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ceux qui ne doivent pas rire en revanche, c'est toute la clique religieuse (catholique ou évangéliste) qui accusait Harry Potter de pervertir l'esprit des jeunes en les incitant à la sorcellerie... voilà qu'en plus on les pousse au vice sodomite !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un des personnages principaux du roman le plus lu de ces dernières années, gay. Voilà qui devrait permettre de contribuer à la banalisation de l'homosexualité... même si cela doit faire grincer des dentiers. Et ce n'est pas une image de grande folle ou d'homme mûr initiant de jeunes éphèbes que l'on nous propose, mais un homme brillant, avec ses qualités et ses défauts, ses tourments.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une révélation qui va alimenter pendant encore longtemps le mythe de Harry Potter... et qui anime l'excitation et la curiosité des lecteurs francophones qui attendent le 26 octobre la sortie du dernier tome des aventures du sorcier à lunettes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le Parfum, de Patrick Süskind (1985)</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2007/08/30/le-parfum-de-patrick-suskind-1985.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Thu, 30 Aug 2007 21:35:25 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/media/02/02/fa23681d46e0826470ca07dcddffd1c6.jpg&quot; id=&quot;media-36285&quot; alt=&quot;58c80ae649adf50e9d0f1e320e250241.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-36285&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Au XVIIIè siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin qu’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car «&lt;/i&gt; &lt;i&gt;qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Préface de l’édition Livre de Poche&lt;br /&gt; &lt;span lang=&quot;DE&quot; xml:lang=&quot;DE&quot;&gt;Titre original : Das Parfum, Die Geschichte eines Mörders&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Couverture : Watteau : Jupiter et Antiope (détail), musée du Louvre&lt;span id=&quot;more-13&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Phénomène de littérature, avant de devenir une œuvre cinématographique, Le Parfum raconte l’histoire d’un phénomène humain, sorte de &lt;i&gt;freak&lt;/i&gt; au temps des Lumières.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Jean-Baptiste Grenouille naît dans la puanteur la plus infâme des immondices d’une rue parisienne. Une naissance terrible qui semble l’immuniser contre les maladies. Et chose plus curieuse, elle le dote d’un odorat extraordinairement fin, tandis que lui-même, ne dégage pas la moindre effluve. Comble de sa vie, cette absence d’odeur individuelle, qui l’exclut de l’ordre humain, le poursuivra jusqu’à la mort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ce livre est comme une quête : celle de la place d’un homme pas comme les autres, en fait autiste - si tant est que l’on puisse utiliser ce terme a posteriori – dans un monde qui l’ignore. Car l’indifférence est plus cruelle que le mépris, et chez Grenouille, elle le pousse à commettre des crimes horribles… mais dont il n’a pas pleinement conscience, car il estime évoluer dans un monde différent, où les hommes ne voient qu’avec le sens trompeur de la vue, et non celui de l’odorat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ce qui se dégage à la lecture du Parfum, c’est l’ouverture vers un monde que l’on croît connaître, mais sous un regard neuf : celui des odeurs. Les plus délicates comme les plus nauséabondes émergent de nos propres souvenirs à la lecture de ce livre. Nous sommes les spectateurs d’un monde dont Grenouille en est le souverain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Dommage que les multiples mises en garde de l’auteur sur “l’âme noire de Grenouille”, son caractère horrible, finissent par agacer notre lecture. A-t-on besoin de le comparer sans cesse à une “tique” alors qu’il est clair que cet homme vit hors de notre monde et de nos règles ? L’auteur cherche-t-il a prendre le point de vue d’un contemporain de Grenouille ? Cependant la trame du roman est absolument captivante et le jeu des contrastes entre la fragrance et les miasmes rythme cet excellent livre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Et au-delà de la lecture, cette interrogation plus secondaire mais pas moins inintéressante, et dont de récentes études scientifiques se sont fait l’écho : quelle place à l’odeur (ou les phéromones), l’indicible, dans nos comportements envers autrui ? Car comme le dit magnifiquement l’auteur : « &lt;i&gt;l’odeur était sœur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d’elle, s’ils voulaient vivre. Et l’odeur pénétrait directement en eux jusqu’à leur cœur, et elle y décidait catégoriquement de l’inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l’amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Samarcande, d'Amin Maalouf</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2007/06/20/samarcande-d-amin-maalouf.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Sun, 24 Jun 2007 23:24:18 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Amin_Maalouf_Samarcande.jpg&quot; alt=&quot;medium_Amin_Maalouf_Samarcande.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;Samarcande, c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Samarcande, c'est l'Orient du XIXème siècle et du début du XXème, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit qui, né au XIème sièlce, égaré lors des invasions mongoles, est retrouvé des siècles plus tard.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d'Asie, Amin Maalouf, l'auteur de Léon l'Africain, nous ravit par son extraordinaire talent de conteur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand Omar Khayyam foule le sol de Samarcande, il ignore encore le fabuleux destin qui sera le sien. Sa réputation, bonne comme mauvaise le suit déjà : brillant savant, il passe aussi pour un athée, vulgaire rédacteur de &lt;i&gt;robaïyat,&lt;/i&gt; quatrins qui chantent la vie, la mort, les choses simples, l'amour ou le vin. Des écrits maudits qu'il consigne dans un précieux livre. A la suite d'une querelle, il entre à la cour du cadi Abou-Taher. De fil en aiguille, il cotoîe les puissants comme le machiavélien vizir Nizam-el-Molk, tout en maintenant une distance vis à vis de la chose publique. Il est le témoin fataliste de la querelle de succession au sultanat, déstabilisé par la secte de celui qui fut un jour son hôte, l'impitoyable Hassan Sabbah, dont la secte n'est pas sans rappeler les mouvements fondamentalistes actuels.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A ces deux premières parties écrites dans un style qui nous plonge directement au coeur des tourments et des fastes de l'Orient médiéval succède le charme d'une aventure plus romanesque et trépidante.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un peu moins de 8 siècles plus tard, Bejamin O. Lesage part sur les traces d'Omar Khayyam. Ce qui n'était qu'objet de curiosité - ses parents se sont rencontrés grâce à une passion commune pour le savant perse -&amp;nbsp; devient pour lui une quête. A la recherche de l'authentique manuscrit d'Omar Khayyam, il devient lui aussi le témoin des troubles politiques de la Perse. Le pays, proie des ambitions occidentales qui le maintiennent à la surface, cherche sa voie, entre repli traditionnel et soif de démocratie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Récompensé par le Prix des Maisons de la presse 1988, ce livre nous emmène sur les traces d'un Orient à son apogée économique et intellectuel, qui n'est pas sans évoquer l'univers envoûtant des Mille et Une Nuit. Un ouvrage riche d'enseignements philosophiques et historiques, servi par la plume d'un auteur talentueux.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #990000&quot;&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Maybe the moon, de Armistead Maupin</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2007/05/03/maybe-the-moon-de-armistead-maupin.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Fri, 04 May 2007 15:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Maybe_the_moon.jpg&quot; alt=&quot;medium_Maybe_the_moon.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;Pour Cadence Roth, &quot;décrocher la lune&quot;, c'est décrocher un vrai rôle au cinéma. Parce que, après avoir composé sous un masque le rôle de l'elfe dans un film mythique, Cady compte bien jouer dans la cour des grands, ce que sa très petite taille lui interdit. Dans ce roman sous forme de journal, les faux-fuyants du politiquement correct et les promesses vaines des agents artistiques alimentent un portrait sans appel de Los Angeles, où la différence n'a pas droit de cité. Après ses Chroniques de San francisco, Armistead Maupin poursuit avec drôlerie sa critique de la société américaine. Et seule Cady en sort grandie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Critique de Marie Gobin, dans Lire, 4ème page de l'édition 10/18.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que pourrait-on ajouter à cette critique qui résume parfaitement cet autre ouvrage de l'américain Armistead Maupin ? On y retrouve à travers le regard faussement désabusé mais toujours alerte de ce petit bout de femme dynamique une critique de la carnavalesque société américaine et son jeu de masques incessants.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Fatiguée de jouer des petits rôles, Cady souhaite revenir par la grande porte dans le milieu du cinéma. Entière, mais pas sans fêlures, séduisante mais qui ne cherche pas à duper, elle rêve d'un rôle à la mesure de son talent, et pas seulement de sa taille. Accompagnée d'une colocataire-groupie et d'un ami écrivain en quête d'honnêteté humaine, Cady fait son bonhomme de chemin, entre les obstacles qu'on dresse sur son chemin.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un livre plein d'humour, porté par la lucidité de la narratrice. On y retrouve le talent de Armistead Maupin pour ses situations où la coïncidence cohabite avec l'innatendu. Une leçon de vie aussi, facette de l'american dream, et qui n'est pas sans faire écho au plus récent Million Dollar Baby de Clint Eastwood : donne-toi les moyens de pouvoir vivre tes rêves et réjouis-toi d'avoir agi en ce sens.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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<title>N'oubliez pas de vivre, de Thibaut de Saint-Pol</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2006/11/12/n-oubliez-pas-de-vivre-de-thibaut-de-saint-pol.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2006 22:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_N_oubliez_pas_de_vivre_poche.jpg&quot; alt=&quot;medium_N_oubliez_pas_de_vivre_poche.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&quot; L'enfer des prépas. Travailler, exceller jusqu'à &quot; oublier de vivre &quot;. Apprendre à tout connaître et ne plus rien savoir. De soi ni des autres. Pensionnaire pendant ses deux années d'hypokhâgne et de khâgne dans un lycée de la banlieue parisienne, un jeune homme découvre avec stupéfaction les rouages d'un monde à part. Comme un enfant pris au piège, il cherche secrètement à rompre l'isolement. Un mot, un geste, un regard échangé avec Quentin, et c'est le début d'une amitié inavouable. Dans les couloirs des classes préparatoires, là où se forme l'élite de la nation, la souffrance est silencieuse. Un premier roman d'apprentissage, d'angoisse et de douleur, qui révèle le talent et le style remarquables d'un nouvel auteur. &quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Même prénom pour une expérience similaire : celle des classes préparatoires. Les amitiés improbables dans un cadre particulier, un Graal dont le chemin pour la conquête est un plaisir masochiste : la goût de la lecture, de la culture, de la réflexion, de l'écriture. Apprendre jusqu'à ne plus rien savoir, mais ne pas oublier de vivre, malgré tout ; un conseil fallacieux par lequel l'auteur conclut sa réflexion sur ses deux années en ermite dans la cité du savoir.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un style particulier grâce auquel le jeune auteur nous prend par la main pour nous montrer le chemin terrible vers la connaissance et la réussite... mais de conserver coûte que coûte son humanité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Vous désiriez toucher le savoir. Et vous l'avez embrassé ! Vous en frémissez. Vous n'ignorez pas qu'il est des étreintes dont on conserve à jamais la brûlure.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis tombé sur ce roman par hasard, au Furet du Nord de Lille, et je suis tombé sous le charme de ce roman très bien écrit. Par un sentiment un peu obscène que l'auteur décrit très bien, l'étudiant en classe préparatoire que j'étais a fini par ressentir ce que l'auteur avait vécu, les moments de doute et les moments de réussite. Ce roman fut un leitmotiv dans mes études, grâce auquel j'ai réussi moi aussi à vivre et à tenir bon pendant cette année de fermeture au monde.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd'hui je conseille à tout le monde la lecture de ce roman, qui m'a assurément le plus marqué. Et surtout aux étudiants de prépa, même s'ils auront l'impression comme moi avant d'être emporté par la vague narrative de l'auteur, qu'il n'est pas besoin de se disperser.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre est maintenant disponible en livre de poche.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Deux courts livres sur l'Allemagne à l'arrivée d'Hitler</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2006/11/04/deux-courts-livres-sur-l-allemagne-a-l-arrivee-d-hitler.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Sat, 04 Nov 2006 16:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_L_ami_retrouve.jpg&quot; alt=&quot;medium_L_ami_retrouve.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;L’ami retrouvé, de Fred Uhlman&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Stuttgart, 1932.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Hans Schwartz, fils d’un médecin juif, rencontre Conrad von Hohenfels, issu d’une famille aristocratique au passé prestigieux. Tout les sépare&amp;nbsp;: pourtant une amitié naît, exceptionnelle, exigeante. Mais déjà, avec la montée du nazisme grondent des rumeurs de haine. Hans, exilé aux Etats-Unis&amp;nbsp;; s’efforcera d’oublier son passé. Un passé qui se rappellera à lui un jour.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;J’ai redécouvert ce court roman, que j’avais lu il y a 6 ans, grâce à mon frère et à la faveur des vacances de Toussaint. Malgré son étiquette «&amp;nbsp;Romans pour enfants&amp;nbsp;», le chapitre que l’auteur consacre à l’amitié demeure pour moi l’un des plus beaux écrits à ce jour.&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le jeune héros connaît véritablement une aspiration vers celui qu’il souhaite devenir son ami, une fascination peu commune, comme celle du héros du même âge de «&amp;nbsp;Quinze ans&amp;nbsp;» de Philippe Labro.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais cette amitié là à un cadre spatio-temporel bien particulier&amp;nbsp;: l’Allemagne de 1932. Hors le Sturm und Drang que fascine ces jeunes adolescents rêveurs, les périls rouge et brun menacent. La misère pousse les hommes à chercher des boucs-émissaires parmi ceux dont l’identité nationale ne faisait alors aucun doute.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Un texte bien trop court qui ouvre à de larges interrogations sur les personnages.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Inconnu à cette adresse, de Kathrine Kressmann Taylor&lt;/b&gt; &lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Inconnu_a_cette_adresse.jpg&quot; alt=&quot;medium_Inconnu_a_cette_adresse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;1er août 1933. &quot; Tu es un libéral, Martin. Tu vois les choses à long terme. Je sais que tu ne peux pas te laisser entraîner dans cette folie par un mouvement populaire qui, aussi fort soit-il, est foncièrement meurtrier. &quot; 18 août 1933. &quot; Tu dis que nous persécutons les libéraux, Max, que nous brûlons les livres. Tu devrais te réveiller : est-ce que le chirurgien qui enlève un cancer fait preuve de ce sentimentalisme niais ? Il taille dans le vif, sans états d'âme. Oui, nous sommes cruels. La naissance est un acte brutal ; notre re-naissance l'est aussi. &quot; 1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu'affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C'est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce livre, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l'époque, aux Etats-Unis, comme un chef-d'œuvre. Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l'Histoire avec justesse. C'est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l'Allemagne nazie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ecrit à la veille de la seconde guerre mondiale pour alerter les Américains sur la situation de l’Allemagne nazie, ce court roman épistolaire fut redécouvert il y a quelques années.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;On y découvre la dégradation d’une amitié au fur et à mesure de l’enfoncement dans l’idéologie destructrice hitlérienne, mais également le danger de l’entretien de correspondances avec l’extérieur. Un récit qui ne cache rien de l'endoctrinement et de la lâcheté des hommes.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Deux romans qui peuvent être étudiés en école, non pas que le style laisserait à désirer, mais leur longueur est propice à une entrée en matière dans cette époque troublée. Deux courts électrochocs bienvenus pour ne jamais oublier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Tsunami sur l'Elysée</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2006/10/03/tsunami-sur-l-elysee.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 12:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Tsunami_sur_l_Elysee.jpg&quot; alt=&quot;medium_Tsunami_sur_l_Elysee.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;La politique ne vous fait pas (ou plus) rire ? Vous trouvez le débat pathétique ? Pourtant, à un an de l'échéance finale, vous allez savourer les mésaventures de nos héros aux pieds nickelés. Entre vaudeville et tragédie grecque, le récit d'un naufrage annoncé : celui des élections en 2007. Au soir du premier tour, les yeux éberlués, la France entière découvre le visage des deux candidats qui vont s'affronter au second tour... Comment a-t-on pu en arriver là ? Qui sera le prochain président de la République ? Proche du pouvoir et de ses coulisses, l'ancien conseiller du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin s'est associé à un dramaturge pour raconter la vie secrète et les turpitudes qui jalonnent la course à la plus grande scène nationale de France : l'Elysée. Avec ses acteurs, dévorés d'ambition et impitoyables : Villepin, le verbe haut perché, Sarkozy, milan survolté et sûr de son destin, le couple Royal-Hollande, uni pour le meilleur et pour le pouvoir, Jospin, prêt à tout pour laver l'affront de 2002, l'extrême-blonde Marine Le Pen et le schtroumpf révolutionnaire Besancenot. Ce livre est une farce, truffé d'anecdotes salées et vrai...semblables. Une fiction, hilarante et cruelle, qui a le goût de la politique, sa mousse amère, son jus grisant et parfois tord-boyaux. Mais pourvu que cela reste une fiction !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;27 candidats sur la ligne de départ, tous attirés par le prestige du pouvoir avant l'intérêt de la France. 2 puis 1 à l'arrivée, mais vraiment pas ceux que l'on attendait... Pourvu que ce soit une fiction ! Sur le style, la quatrième de couverture est claire : un livre humouristique, facile à livre... Ce qui ne doit pas nous empêcher de nous poser la question : et si c'était vrai ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un livre construit en trois parties. La première rapporte les luttes internes, voire externes, des candidats à l'élection présidentielle. Car tous veulent y aller, y compris au sein de la division des partis, des alliances douteuses, des calculs cyniques... Tous les coups sont permis. On a l'impression que les auteurs en font un peu trop, mais c'est pour mieux exacerber les incohérences de notre système politicien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'actualité récente résonne d'autant plus fort, alors que - hasard purement fortuit, vous en conviendrez - on ressort une information réchauffée de 20 ans : l'un des frères de Ségolène Royal a joué un rôle dans le scandale du Rainbow Warrior. Pendant le dépôt des candidatures socialistes, et à un mois du vote des militants... Bref une machination mesquine qui fait honte à la politique. Et ça ne fait que commencer nous sommes à 7 mois des élections.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La deuxième partie est celle de la campagne officielle, et des élections. Une partie bien plus intéressante, car elle met en lumière des éléments perturbateurs beaucoup plus réalistes, voire dramatiques. Un pied de nez au dipôle&amp;nbsp; PS-UMP que les médias nous assènent sans recul. Car il est des événements imprévus qu'il faut prendre en compte, et que les auteurs mettent en scène dans leur ouvrage.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Imaginez une campagne fortement animée par les nouvelles technologies (Blogs politiques, podcast vidéos...). Imaginez une campagne où les partis partent très divisés, où certains candidats sont mis hors courses faute de signatures ou pour des raisons de santé. Imaginez surtout à quelques jours des élections, un incident hautement plus déroutant que l'agression d'un retraité en 2002 ! Des hypothèses plausibles qui remettent en cause le résultat des élections.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La troisième partie est consacrée aux premiers jours du nouveau président de la République, totalement inattendu... Le problème est que son programme, lui n'est pas inattendu, sauf que les Français semblent le découvrir beaucoup trop tard. Une invitation à aller lire plus loin dans les programmes de certains partis. Car si l'extrême-gauche ne parle quasiment que des salariés, elle nous réserve d'autres suprises plus désagréables. Et si l'extrême-droite ne s'intéresse qu'à l'immigration, c'est aussi pour ne pas évoquer d'autres mesures, carrément insupportables.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Prudence donc, les jeux ne sont pas encore faits !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les Chroniques de San Francisco</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2006/09/27/chroniques-de-san-francisco.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Mon, 02 Oct 2006 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Chroniques_de_SF.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_Chroniques_de_SF.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et néons tapageurs. Tout doit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du &quot;beau volcan&quot;. Elle plante son camp au 28, Barbery Lane, un refuge pour &quot;chats errants&quot;. Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona Ramsay, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael &quot;Mouse&quot; Tolliver, chômeur et disciple de &quot;l'amour interdit&quot; et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable. Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tome 1 : Chroniques de San Francisco.&lt;br /&gt; Tome 2 : Nouvelles chroniques de San Francisco.&lt;br /&gt; Tome 3 : Autres Chroniques de San Francisco.&lt;br /&gt; Tome 4 : Babycakes.&lt;br /&gt; Tome 5 : D'un bord à l'autre.&lt;br /&gt; Tome 6 : Bye-bye Barbery Lane.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que les quelques 2000 pages de cette oeuvre merveilleuse ne découragent pas ceux à qui les pavés donnent de l'urticaire : ce sont 2000 pages d'émotion forte : du rire aux larmes, du suspens à la révolte en passant par l'attendrissement...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Armistead Maupin nous plonge au coeur du microcosme san-franciscain avec un grand talent de chroniqueur-narrateur. Au fil de ces courts chapitres, d'abord publiés dans le San Francisco Chronicle, l'écrivain américain renouvelle un genre autrefois porté par Charles Dickens avec beaucoup de talent.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le talent de Maupin ne tient pas tant à son style qu'à sa faculté de nous faire suivre les aventures de ses personnages hauts en couleur : l'ambitieuse Mary Ann, le tendre Michaël, la maternelle Mme Madrigal, le macho mais adorable Brian, la bourgeoise ingénue DeDe... Et de voir avec stupéfaction notre opinion évoluer au fil de ces romans, comme évoluent aussi les personnages.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On suit au départ l'arrivée de Mary Ann Singleton à San Francisco, et comme elle, on reste perplexe devant cette jungle urbaine exubérante prête à lier amitié (voire plus) avec le premier venu pour tromper sa solitude. Puis on se prend au jeu, après tout il se trouve aussi des gens forts sympathiques parmi eux, même s'ils ont leurs défauts.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'autre talent est de nous faire plonger avec réalisme dans une époque bien précise : l'insouciance des années 1970, la joie de vivre, la mode vestimentaire, musicale...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le revers de la médaille, c'est une scission très nette entre les trois premiers tomes et les trois derniers. Lorsque l'on passe de la joie des années 1970 aux années Reagan-SIDA de 1980. La joie est là, mais ce n'est plus pareil. On est ensemble, mais il demeure encore quelque chose de nostalgique de ces années passées. Les personnages sont devenus plus adultes, plus posés, l'émotion reste présente, mais ce n'est plus pareil.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un signe qui ne trompe pas : seuls les trois premiers tomes ont été adaptés pour la télévision.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A posséder absolument dans sa bibliothèque : ces livres sont une véritable bouffée d'oxygène !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les Sorcières de Salem, de Arthur Miller</title>
<link>http://titem.blogspirit.com/archive/2006/09/05/les-sorcieres-de-salem-de-arthur-miller.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 22:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Sorcieres_Salem.jpg&quot; alt=&quot;medium_Sorcieres_Salem.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&quot;Souhaitant la mort de la femme de son amant qui a brisé leur idylle, Abigaïl se livre à de la sorcellerie. Surprise avec d'autres jeunes filles, elle prétend être une victime. Manipulatrice et rusée, elle se joue des plus hautes instances juridiques et religieuses réunies à cette occasion à Salem et n'hésite pas à accuser de sorcellerie des innocents prêts à s'avouer coupables pour échapper à la potence.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'une page les plus noires de l'histoire américaine, Arthur Miller tire une pièce de théâtre, &quot;The Crucible&quot;, traduite en français par Marcel Aymé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les répliques lapidaires sont autant de coups portés aux personnages emportés par un tragique destin, victimes innocentes de jeunes filles prêtes à tout pour sauver leur réputation, y compris envoyer leurs voisins à la potence. Les juges puritains, obnubilés par la poursuite du Malin, aussi naïfs que suffisants, jouent les prêcheurs d'une société presque totalitaire où le moindre geste suspect signe votre arrêt de mort. Il y a les vertueux qui meurent la tête haute, ceux qui tiennent à leur vie ou n'estiment pas mériter le martyre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une métaphore d'une autre chasse aux sorcières, plus récente, contemporaine de l'écriture de cette pièce, mais qui raisonne encore lourdement aujourd'hui, avec le &quot;patriot act&quot; aux Etats-Unis. L'histoire est un éternel recommencement...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Venez nombreux assister à la représentation de cette tragédie puissante par la troupe des Enfants de la Chimère (&lt;a href=&quot;http://enfantschimere.free.fr/site.html&quot;&gt;site officiel&lt;/a&gt;), le dimanche 10 septembre 2006, salle Malraux à Neuville-en-Ferrain ! &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Photo : Affiche des Rencontres théâtrales de Neuville-en-Ferrain, réalisée par Judith Debruyn, dont les oeuvres illustrent depuis 5 ans déjà le festival organisé par Les Enfants de la Chimère... avec nos plus chaleureux remerciements.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le Dieu Football - Ses origines - Ses rites - Ses symboles, de Philippe Villemus</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Titem)</author>
<category>Sur la table de chevet</category>
<pubDate>Sat, 12 Aug 2006 18:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://titem.blogspirit.com/images/thumb_Dieu_Football.jpg&quot; alt=&quot;medium_Dieu_Football.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Si de tout temps, quels que soient le lieu, les religions ou les civilisations, les hommes ont pratiqué des jeux de balle au pied, le football exerce une fascination toute particulière&amp;nbsp;: plus qu’un sport, il est une religion et un mythe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En partant de ses origines lointaines et sacrées jusqu’à sa déchéance en jeu profane, l’auteur explique pourquoi le football suscite un tel engouement. Il dévoile pour la première fois ses rituels et ses symboles cachés&amp;nbsp;: substitut de l’acte sexuel, opéra du peuple, rite païen des temps modernes, mise en scène cathartique, ersatz de la guerre, lointain héritier de la chasse tribale ou tout simplement métaphore de la vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il répond de manière originale et inédite aux questions que se posent toux ceux que ce sport fascine, passionnés ou opposants.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Alors que la Coupe du Monde de Football s’est achevée il y a un mois, et que la Ligue 1 vient de reprendre, cet essai analyse les raisons du succès de ce sport.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Héritier de différents jeux de balle antiques et médiévaux, aux rites bien établis, le football, codifié par les universités anglaises, s’est développé avec le succès que l’on lui connaît. Des règles universelles compréhensibles par tous, un mise en scène de la vie avec ses hauts et ses bas, du suspens… Le football, plus que le nouvel opium du peuple, est surtout «&amp;nbsp;l’opéra du peuple&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;C’est l’œuvre d’un homme passionné de football, qui nous délivre la généalogie et différentes anecdotes relatives à ce sport. Un hommage qui n’omet pas de parler (mais de manière trop succinte) des «&amp;nbsp;avatars&amp;nbsp;» du football&amp;nbsp;: la corruption, le dopage, l’argent, la violence…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Une plus grande discipline et sévérité sont de rigueur. Mais qui aura le courage de prendre les mesures nécessaires pour éviter que le football retombe dans ses anciens travers&amp;nbsp;? Le football, pas plus que d’autres sports, n’est coupable des travers qu’on lui reproche. Il est un miroir de notre société. Mais comme sport majeur, il a une responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Qu’on le regrette ou non, le football est un modèle&amp;nbsp;: depuis la partie endiablée sur la plage jusqu’aux grands matchs de championnat&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le ballon-soleil, pour le meilleur ou pour le pire, n’a pas fini d’éclairer ou d’embraser le monde…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;b&gt;TITEM&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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