13/12/2007
De l'utilité de la visite de Kadhafi
Même ici à Montréal, on en entend parler. Et n'étant pas totalement coupés des médias français, j'ai bien l'impression que la polémique est forte. Informé par tel ou tel journal papier, radio ou TV, chacun a pu se forger une opinion. Je ne vous apporterai rien de nouveau hormis ma propre opinion.
Faire du commerce, oui. On ne peut pas prétendre ne commercer qu'avec les démocraties, régime politique qui est loin d'être la règle générale par le monde. Préférer la diplomatie, discuter avec tout le monde... à la rigueur.
Mais recevoir de cette manière-là un dictateur, lui dérouler le tapis rouge, assouvir le moindre de ses caprices, encaisser sans broncher ses leçons de morale (c'est l'hôpital qui se fout de la charité !) et ses mensonges éhontés (Plus c'est gros, plus ça passe : "Il n'y a pas d'élections en Libye car les Libyens se gouvernent eux-mêmes" ou "Il n'y a pas de prisonniers politiques en Libye")... Non, non et non ! Négocier des contrats commerciaux ne s'effectue pas en faisant l'économie de nos valeurs françaises, de la soif du respect des droits de l'homme !
Même si avant, d'autres Présidents de la Républiques ont reçu en grandes pompes des dirigeants peu recommandables, de façon à ce que nos valeurs n'apparaissent qu'en second plan. Même si l'homme en question semble collaborer pour lutter contre le terrorisme, et "bon prince" a "consenti" à libérer des otages accusés d'un crime dont il était conscient qu'ils n'en étaient pas coupable. Pas aussi rapidement ! On ne peut pas dire que le colonel Kadhafi soit réellement sur la voie de la démocratisaion.
5 jours de fanfaronnade et de lubies : est-ce donc le prix que la France doit payer ?
Plus grave encore à mes yeux, car cela concerne directement ceux qui nous gouvernent, ceux que l'on a élu. Ceux qui hier applaudissaient Nicolas Sarkozy lorsqu'il déclarait qu'il mettrait fin à la diplomatie de complaisance, et qui aujourd'hui justifient sans sourciller l'accueil du dictateur libyen.
Ainsi lors de son discours d'investiture comme candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy déclarait :
"Je vous le dis parce je le crois au plus profond de mon cœur, je ne veux pas, je ne crois pas à ce que l’on appelle la realpolitik, qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je ne peux être complice d’une dictature à travers le monde, parce que la France a des principes, avoir des principes sans les défendre, ce n’est pas être fidèle à l’histoire et à l’identité de la France".
Ces derniers jours, on a plutôt eu le droit à ce genre de discours :
"La vérité c’est que la France parle à tout le monde à partir du moment où ses interlocuteurs sont prêts à faire le chemin vers la respectabilité. Et par railleurs si de surcroît je peux libérer des gens et gagner des milliards d’euros de contrats pour les ouvriers français et la croissance française j’aimerais qu’on m’indique pourquoi je ne dois pas le faire, alors que les autres le font".
Je le répète, ceux qui hier applaudissaient Nicolas Sarkozy lorsqu'il déclarait qu'il mettrait fin à la diplomatie de complaisance, et qui aujourd'hui justifient sans sourciller l'accueil du dictateur libyen. Mais ont-ils seulement le choix ? Rama Yade s'est exprimé en des termes très vigoureux... Une visite express à l'Elysée et une remontrance plus tard, la voilà obligée de tenir sa langue. "Elle exprime une sensibilité, qui n'est pas la voix de la France", déclarait Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.
Qu'elle le pensât effectivement ou que cet effet de mots ait été prévu, peu importe. Devait-elle démissionner pour aller jusqu'au bout de sa pensée ? Mais à quoi cela aurait-il servi ? A pas grand chose. L'incident "Rama Yade" permet au moins une chose, si besoin était : nous montrer qu'en France, sous prétexte de rassembler les hommes et les idées, c'est au contraire l'avis d'un seul qui compte.
Rappel à la mémoire : quelques jours plus tôt, le député villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand était suspendu pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy. Quelques semaines encore auparavant, le porte-parole du Nouveau Centre, Nicolas Perruchot, donnait sa démission jugeant manquer de liberté de parole...
TITEM
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22/11/2007
Affaire Mulroney : scandale et coups bas politiques, ailleurs qu'en France !
Article également disponible à la lecture sur mon nouveau blog d'opinions et mon carnet de voyages.
La mise en examen de notre ancien président de la République, Jacques Chirac, ne manquera pas de susciter de nombreux commentaires. Ce n'est pas comme si l'on ne s'y attendait pas, mais tout de même, c'est la première fois dans l'histoire de notre République. Ce n'est peut-être pas la seule affaire où il sera d'ailleurs mis en examen : pourquoi ne pas envisager une belote-rebelote avec la mise en examen de Jacques Chirac dans l'affaire Clearstream, après celle de son ancien Premier Ministre Dominique de Villepin ?
En France, on a connu plusieurs décennies de scandales : affaire Elf, affaire du sang contaminé, comptes occultes des partis politiques, Clearstream... Pour n'en citer que quelques uns. On a tôt fait de critiquer notre "République bananière" les "corrompus de la République"... des scandales trop nombreux pour un seul pays. Nonobstant la présomption d'innoncence, c'est oublier que le pouvoir a tendance à brûler les doigts de ceux qui en disposent. Voilà que peu avant la mise en examen de Jacques Chirac, un scandale politique revient à l'actualité au Canada : l'affaire Mulroney-Schreiber, touchant l'ancien Premier Ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney (voir la petite biographie que je lui consacre).
Le 13 novembre dernier, le Premier Ministre canadien, Stephen Harper, annonçait la nomination d'un conseiller indépendant qui proposera au gouvernement les modalités d'une enquête publique publique sur les agissements de Brian Mulroney, et non plus seulement de déterminer si une telle enquête publique est nécessaire.
Ce changement de décision fait suite à une intense série de questions adressées au Premier Ministre par des députés de l'opposition. Disons-le tout net bien que n'ayant pour ma part aucun avis sur Stephen Harper, ces députés semblaient trop ravis de pouvoir bousculer ce dernier, qui appartenait au parti de Brian Mulroney. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à arguer que Stephen Harper avait pu tremper dans le scandale ! S'en suivirent des échanges de coups bas comme on les déplore en politique : "Le Parti libéral veut-il par exemple que je lance une enquête sur les intérêts de M. Chrétien (ancien Premier Ministre du Canada) dans divers terrains de golf et hôtels et les décisions de la Banque de développement ?" a répondu Stephen Harper.
Mais de quel scandale parle-t-on ?
Brian Mulroney aurait fini par reconnaître par la voix de son porte-parole Luc Lavoie qu'il aurait reçu 300.000$ comptant de la part d'un homme d'affaires trouble germano- canadien, Karlheinz Shreiber, actuellement en prison et sous le coup d'une demande d'extradition de l'Allemagne. Cette somme d'argent aurait été convenue en échange de lobbying pour l'installation d'une usine de papeterie, mais n'aurait été déclarée que bien plus tard aux impôts.
Ce qui a fait changer d'avis Stephen Harper, c'est que Brian Mulroney déclare qu'il a reçu cette somme après sa démission, quand Karlheinz Schreiber déclare que le Premier Ministre était toujours en poste.
Pour le reste, je reprends ce paragraphe d'un article du Devoir : "Toute cette histoire a son importance, car lorsque M. Mulroney était premier ministre du Canada, la société de la Couronne qu'était alors Air Canada avait acheté 34 appareils de la compagnie Airbus au coût de 1,8 milliard de dollars. Quelque temps après, des millions de dollars avaient été transférés d'Airbus à des comptes bancaires suisses détenus par M. Schreiber. M. Schreiber, qui a l'habitude d'attribuer à ses comptes de banque un nom ressemblant aux personnes à qui l'argent est destiné, en possédait un appelé «Britan»."
Et si le Canada remet cette affaire à jour, c'est parce que, toujours selon le devoir "en 1997, Ottawa a dû verser 2,1 millions de dollars en dédommagement à M. Mulroney parce que la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) avait, apparemment à tort, allégué deux ans plus tôt dans une lettre destinée au gouvernement suisse que l'ancien premier ministre avait joué un rôle dans une affaire de pots-de-vin liés à la lucrative vente de 34 appareils Airbus à Air Canada. Les allégations de cette semaine (du porte-parole de Brian Mulroney) sèment des doutes quant à la pertinence d'avoir consenti cette somme (de 2,1 millions de dollars".
Brian Mulroney justifie cette "erreur colossale" par une brutale baisse de ses revenus. Une justification qui a valu cette remarque très mesquine d'une sénatrice libérale (extrait d'un article de cyberpresse.ca) : "Mme Hervieux-Payette dit qu'elle trouve étrange que l'ancien premier ministre ait eu de tels besoins financiers quand on voit le luxe de sa résidence, luxe qu'elle compare à celui de la maison de Pauline Marois, la leader du Parti québécois".
Pas joli joli... Des scandales politiques, des coups bas : il ne manquerait plus que la justice s'en mêle. L'ancien Premier Ministre du Canada, Jean Chrétien, regrette d'ailleurs que ce ne soit pas la police qui se soit chargée de l'affaire. Ce qui est sûr, c'est que cela donne une bien piètre image de nos dirigeants politiques... Baume au coeur un peu cynique pour les Français : les scandales politiques, ça n'arrive pas que chez nous !
TITEM
10:00 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Canada, Politique, Scandale, Justice, Histoire, France, Chirac
14/11/2007
Avec 1600 milliards de dollars, on fait la guerre et la paix
Article également disponible à la lecture sur mon nouveau blog d'opinion.
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On ne peut bien sûr pas revenir sur ce qui a été fait. Il est vain d’imaginer qu’elles auraient pu être les conséquences de nos actes si l’on avait agi différement. Mais tout de même…
Ce sont des chiffres que l’on connaît plus ou moins, mais qui nous dépassent totalement. Je les ai redécouverts en lisant le gratuit Métro de Montréal aujourd’hui. Les élus démocrates de la Commission économique paritaire du Congrès américain a publié un rapport où elle donne le montant de la facture des guerres en Afghanistan et en Irak.
Depuis 2002, les Etats-Unis ont dépensé 1600 milliards de dollars. 1600 milliards. Pas besoin de convertir en euros pour mesurer le pharaonesque de ce nombre. 1600 milliards, c'est un peu moins que le PIB de l'Italie : excusez-du peu ! Dans cette comptabilité, les auteurs ont pris en compte, selon Métro, les intérêts des prêts du gouvernement, les pensions de guerre aux soldats blessés, les investissements perdus et les perturbations des marchés pétroliers.
Invitée du journal gratuit, l'animatrice de Plus sur Commandes Valérie Roberts réagit en disant qu'elle "trouve le montant astronomique ! Investir le même montant dans un programme pour enrayer la pauvreté aurait été bien plus bénéfique que cette dépense pour une guerre qui n'est pas justifiée".
Comment ne pas l’approuver ? On peut toujours arguer que la démocratie ne s’impose à coups de canon, mais, quand bien même on approuverait cette guerre, accepterait les victimes « pour le plus grand bien » et l’extension de la démocratie, on sait pertinemment que le résultat est loin d’être à la hauteur des dollars engagés.
On comprend mieux dès lors la frustration de certains Américains quand ils disent qu’ils auraient préféré que tout cet argent soit engagé dans l’éducation ou dans le système de santé, par exemple. Et si ces 1600 milliards de dollars avaient servi à investir dans les pays pauvres ? Investir en immobiliers, infrastructures, appareils, et non pour alimenter les comptes en banque de dictateurs sanguinaires ou de petits chefs corrompus !
La journée mondiale pour le refus de la misère avait adopté cette année le slogan : « Refuser la misère, un chemin vers la paix ». Donner la possibilité aux exclus de la mondialisation les moyens d’assurer leur subsistance, d’être éduqués, soignés, dans le respect de leurs cultures. Cela ne règlera pas immédiatement tous les conflits religieux, communautaires ou géographiques, mais pourrait permettre d’apaiser bien des tensions ; un chemin vers la paix. Et là, même en admettant l’échec, les moyens utilisés seraient bien plus louables.
Cela peut paraître anodin, évident, voire naïf... Mais perdre sa capacité de révolte, c'est aussi perdre une part de son humanité. Les réalisations concrètes ne suivent pas les déclarations d'intention et les beaux discours. Peu de pays consacrent effectivement 1% de leur PIB au développement des pays pauvres.
Et vous, que feriez-vous avec 1600 milliards de dollars ?
TITEM
22:00 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Economie, Développement, Guerre, Etats-Unis, Irak, Afghanistan
24/10/2007
La Pologne de retour en Europe (?)
C’est un grand jour pour la Pologne. Une grande chance aussi. Une chance pour elle, grâce à la victoire du parti libéral PO de Donald Tusk aux élections législatives, de revenir dans le concert des nations, et de montrer un visage différent que celui que la diarchie gémellaire Kaczynski, conservatrice et eurosceptique, nous présentait.
Je le dis avec autant de sincérité que j’ai eu à plaisir à visiter ce pays il y a 4 ans maintenant. Et j’y ai découvert des gens chaleureux, plein d’humour, parfois roublards mais sympathiques, ayant soif d’Europe. Mais aussi des gens ayant peur de l’Europe, de l’ouverture… très campés sur des positions catholiques rétrogrades.
C’est cela aussi la Pologne. Il y eut la coalition du parti conservateur, PiS (Droit et Justice) avec le parti populiste agrarien et anti-libéral Saamobrona ainsi que la Ligue des Familles Polonaises, ultra-catholique, xénophobe, antisémite, anti-européen et homophobe (rien que ça !). Il y eut le soutien de la radio antisémite Radio Maryja.
Il y eut le Ministre de l’Education, Roman Giertych, qui écrivait à la porte de son bureau “interdit aux journalistes et aux homosexuels”, licencia des employés ouverts aux droits LGBT, lança une enquête sur l’homosexualité d’un teletubbie, ridiculisant son pays.
Il y eut l’euroscepticisme des frères Kaczynski, négociant jusque tard dans la nuit pour obtenir des concessions de la part des autres pays européens, retardant le processus d’intégration.
Il y eut la vague germanophobe, où la présidence polonaise réclamait plus de voix au prétexte fallacieux que si l’Allemagne n’avait pas envahi la Pologne en 1939, la Pologne serait plus peuplé et aurait de ce fait plus de poids en Europe, ce qui avait fini par provoquer l’exaspération d’Angela Merkel et de la presse Allemande.
Il y eut enfin les dirigeants et spécialistes de l’Europe qui avouaient à demi-mot qu’il souhaitait la défaite du PiS et de ses alliés extrémistes.
C’est chose faite. Porté par une vague de participation (53% seulement, mais 13 points de plus qu’il y a deux ans), la Plateforme Civique remporte les élections. PiS a été puni dans les urnes pour avoir succombé à la corruption qu’il souhaitait combattre et pour ses positions eurosceptiques qui marginalisaient la Pologne. Saamobrona et la LPR, avec à peine 1,5%, sont balayés du paysage politique.
Le chef de PO, et futur Premier Ministre, Donald Tusk, a annoncé qu’il signerait la charte des Droits Fondamentaux que les Frères Kaczynski refusaient de signer.
Alors certes, il faudra encore surveiller la Pologne. Lech Kaczynski a prévenu qu’il userait de son droit de veto. Donald Tusk devra aussi composer et faire des compromis entre l’Europe et des Polonais souvent sceptiques. Il a promis de s’attaquer au problème de la corruption, et maintiendrait la controversée police anti-corruption. Il lui faudra aussi s’intéresser à ces Polonais qui fuient leur pays pour des raisons économiques, vers l’Irlande notamment.
Il est lui aussi catholique, dans un pays très croyant, et il ne faut pas croire que sur l’avortement ou l’homosexualité, la Pologne prendra un virage aussi rapide que l’Espagne par exemple. Mais c’est la fin des alliances morbides avec l’extrême-droite… du moins en Pologne. La Pologne peut repartir sur de nouvelles bases.
A lire également sur mon nouveau blog.
TITEM
10:00 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pologne, Europe, Politique, Elections
25/06/2007
L'Europe relancée à Bruxelles, mais l'Europe toujours pas simplifiée
Victoire nous dit-on, le projet européen est relancé. Après de multiples tractations qui durèrent jusque tard dans la nuit, le sommet de Bruxelles du samedi 23 juin a permis d'aboutir à un "traité simplifié", en fait un "traité modificatif" qui devient de fait le " Traité sur le fonctionnement de l'Union"... Mais qui n'entrera en vigueur qu'après la ratification des Parlements des Etats-Membres.
On a pourtant frôlé la crise. Angela Merkel, poussée au bout de sa patience par la diarchie gémellaire polonaise (les jumeaux Kaczynski), laissait entendre qu'elle pourrait poursuivre les négociations sans la Pologne. Victoire donc pour Nicolas Sarkozy, qui, aidé de Tony Blair, parvenait à arracher un pénible accord de Varsovie. La règle de la double majorité (55% des Etats membres représentants 65% de la population européenne) n'entrera en vigueur qu'en 2017. De 2014 à 2017, un pays pourra choisir de voter selon cette règle ou celle du traité de Nice. Voilà qui laisse latent le risque de blocage que l'on ne cesse de dénoncer, comme si ce traité modificatif entérinait dans les faits et pour 10 ans ce risque.
Le traité portant sur la Constitution de l'Europe devait simplifier les traités existant en s'y substituant. Les dirigeants des 18 pays qui avaient dit "oui" ressortent amers de ce sommet qui enterre ce projet présidé par Valéry Giscard d'Estaing. Certes le projet européen est relancé, mais de quelle manière ? Le ministre des affaires étrangères belge, Karel de Gucht, dénonce : "Le but du traité constitutionnel était d'être plus lisible, le but de ce traité-là est d'être illisible". La partie 3 du TCE, qui reprenait les traités antérieurs, jugée incompréhensible par les citoyens, disparaît de ce traité. Mais comme ce dernier s'ajoute aux autres traités existants, le résultat est le même. Et par exemple, la notion de "concurrence libre et non faussée", concession accordée à la France qui avait voté non, demeure dans les traités antérieurs. Vous avez dit simplifié ?
Alors au final qu'est-ce qui change dans ce traité simplifié ? La présidence tournante de l'Union d'une durée de 30 mois est confirmée, le ministre des affaires étrangères n'est plus que le "haut représentant de la PESC", de nouveaux domaines de compétence sont étendus à la majorité qualifiée... Le mot Constitution disparaît, mais le traité décrit les institutions européennes, qui demeurent presque intactes. L'Union Européenne dispose de la personnalité juridique, et ces trois piliers (Les Communautés Européennes, la PESC, la coopération judiciaire et policière) fusionnent, comme il était prévu dans la Constitution. Mais pendant 10 ans, un pays pourra s'opposer à toute avancée. La Charte des droits fondamentaux ne fait plus partie de ce traité... mais il y est fait référence et surtout elle conserve la valeur juridique contraignante que lui conférait le TCE. Seul le Royaume-Uni est exempté de son application, ce qui entérine là encore une Europe à deux vitesses pour les uns, en cercles concentriques pour d'autres.
Mais le résultat est là. L'essentiel des institutions est préservé, mais ce traité n'a rien de simplifié. Ce qui demeure,
également, c'est la cicatrice de deux "non" au référendum sur le TCE qui a perturbé l'histoire, il est vrai chaotique, de l'Union Européenne. Cette cicatrice, c'est aussi celle de la perte de l'idée européenne. Le Président du Conseil Italien, Romano Prodi, dénonçait d'ailleurs à ce titre la disparition des références aux symboles de l'Union. Un compromis qui satisfait néanmoins des Etats dont leurs peuples continueront de fustiger la distance d'une Europe technocratique.
TITEM
P.S. : Et si vous ne comprenez pas, FX se fera un plaisir de vous expliquer l'abandon de la Constitution Européenne au profit du traité modificatif (voir ici).
22:30 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, TCE
15/06/2007
Le Vatican désavoue Amnesty International et se trompe (encore) de combat !
Le Vatican suspend ses aides à l'organisation Amnesty International : c'est en tout cas ce qu'annonce dans un communiqué le cardinal Renato Martino (en photo ci-dessous), président du Conseil pontifical Justice et Paix. Cette décision fait suite à une récente campagne de l'ONG de prise en charge des IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) des femmes violées. Amnesty International a pour sa part déclaré qu'il ne recevait aucune subvention de l'Eglise.
Le communiqué précise que cette décision fait suite à "la volte-face pro-avortement de l'organisation". Il met notamment en cause "les lobbies pro-avortement qui continuent leur propagande dans ce que Jean Paul II appelait "la culture de mort. Il est extrêmement grave qu'une organisation méritante comme Amnesty Internationl se plie aux pressions de ces lobbies". L'Eglise considère en effet que l'embryon est déjà un être humain, l'avortement consiste donc en un meurtre. Pour un certain nombre de scientifiques, le foetus n'a pas d'existence viable tant que son système nerveux n'est pas achevé.
Pour Amnesty, l'avortement entre dans le cadre de son action, pour le droit à la santé et contre la violence faite aux femmes. Sa campagne, débutée au mois d'avril, oeuvre pour la fin des répressions des femmes ayant avorté, et le droit à l'avortement pour les femmes victimes de violences ou dont la santé serait menacée. A ce titre, Widney Brown, l'un des dirigeants d'Amnesty International, rappelle que 68.000 femmes meurent chaque année des conséquences d'un avortement clandestin. En mars dernier, la Pologne, dont les avis convergent régulièrement avec ceux du Vatican, s'est vue condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'homme pour avoir refusé un avortement thérapeutique à une femme dont la vue s'est dégradée suite à sa grossesse, ce dont les médecins avaient alerté (lire ici un compte-rendu de cet arrêt).
Le Vatican se trompe de combat !
La critique sur les "lobbies pro-avortement" est risible par sa naïveté : comme si des hommes et des femmes luttaient in abstracto pour l'avortement ! Ce positionnement de l'Eglise choque car il ignore la souffrance, bien réelle, des femmes, celles victimes d'un viol, celles battues pour avoir avorté, celles qui mettent leur vie en danger parce qu'elles gardent leur enfant ou parce qu'elles avortent clandestinement.
Mais il choque également parce que l'action d'Amnesty International ne se limite bien sûr pas à cette lutte pour les femmes. Cette campagne ne justifie aucunement qu'on lui retire son soutien moral, mais également financier s'il y a lieu. Et ce surtout, alors que la situation au Proche-Orient est plus que jamais explosive. Sujet sur lequel on aimerait bien que l'Eglise se prononce tout aussi fermement que lorsqu'elle se dresse contre l'égalité des droits pour les homosexuels par exemple !
L'Eglise n'est pas là où elle devrait être, et montre une nouvelle fois un visage dogmatique, voire obscurantiste. Elle prouve aussi qu'elle n'est plus à l'écoute de la société réelle.
TITEM
08:30 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Société, Vatican, Religion, Benoît XVI, ONG, Santé-Médecine, Conservatisme
10/05/2007
Les médias absents de la fête de l'Europe
Obnubilés par la croisière de Nicolas Sarkozy sur le yacht de Vincent Bolloré, suite à son éléction, les médias en auraient totalement oubliés de parler des vrais sujets, ceux qui, à défaut d'intéresser les Français, devraient être abordés. Alors peut-être que je vous l'apprends, mais hier, le 9 mai donc, c'était ... la fête de l'Europe !
Pas un reportage, si peu d'articles de presse ou de commentaires à la radio, à propos de la fête de l'Europe qui fêtait cette année ces 50 ans ! L'Europe, à laquelle nous appartenons, qui règle notre quotidien (sans il est vrai que l'on s'en aperçoive, grâce à laquelle nous devrions être plus fort à 27 que seul. Pas un mot. Ah si : pour présenter l'Europe sur un mode dépréciatif en annonçant les risques de sanctions contre la France si elle n'ouvre pas le livret A à la concurrence.
Que signifie ce quasi-silence ? Que les quelques jours de repos de notre futur Président de la République sont plus intéressantes que l'avenir de l'Europe et des Européens ? Dans ce cas, je plains notre pays qui subit cette peoplesation de la politique et cette course au sensationnel au détriment de l'analyse.
Cela signifie qu'aucune fête d'envergure n'a été prévue ? C'est possible, mais cela dispensait-il de dire pourquoi, et quels sont les projets du futur président de la République pour relancer l'Europe ? A ce titre, il aurait été tout à fait intéressant de parler davantage de la réaction du Président de la Commission constitutionnelle au Parlement Européen, le social-démocrate Jo Leinen (voir cet article). Ce dernier a estimé que "le mini-traité européen proposé par Nicolas Sarkozy est inacceptable". Il a ajouté qu'il n'accepterait aucun régression en matière de démocratie, de transparence... et dénonce les tentatives de "pinaillage". Ce n'est d'ailleurs pas tant une réponse à Nicolas Sarkozy en particulier qu'à l'ensemble de nos hommes politiques, qui croient que l'on va pouvoir renégocier une constitution issue d'un difficile compromis après des années de tractations. Et surtout, on semble trop souvent l'oublier, alors que 18 pays, soient les 2/3 des Etats-membres de l'UE, ont approuvé ce traité constitutionnel !
Les hommes politiques en ont peu parlé pendant leurs campagnes respectives ? C'est vrai, mais si les médias n'en parlent pas eux-mêmes, que l'on ne s'étonne pas par la suite que les Français soient si mal renseignés sur l'Europe. Quand je vois la manière dont les européens s'intéressent à nous, et dont nous nous intéressons à eux, le fossé se creuse. Et je ne trouve pas cela rassurant du tout.
"On a les médias que l'on mérite" me confiait récemment un blogueur. Les médias vont sans doute justifier leur fixation sur le séjour de Nicolas Sarkozy parce que "cela intéressait les Français, et il y avait une polémique à ce propos". Polémique qu'ils ont eux-mêmes créés par ailleurs, la plupart des Français considérant que cela relevait de la vie privée du futur Président. C'est donc à nous, lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, d'affirmer notre refus de cette tendance sensationnaliste des médias. A nous de faire savoir que ce dont on a envie que l'on nous parle n'est pas ce qu'ils croient, pas des informations pour l'audimat.
TITEM
PS : Nous sommes toujours à la recherche du plan B tant annoncé par les anti-libéraux !
16:00 Publié dans Médias , Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Médias, Europe, Droit, Sarkozy
25/03/2007
50 reasons to love the European Union
Voici un article -en anglais, une fois n'est pas coutume - paru dans The Independent à l'occasion du 50ème anniversaire des Traités de Rome. Un article semble-t-il paru dans Courrier International (et traduit). Vous l'avez ici en version originale ! Et vous, pour quelle(s) raisons aimez-vous aussi l'Union Européenne ?
TITEM
As the EU celebrates its anniversary, The Independent looks at 50 benefits it has brought, and asks: "What has Europe done for us?"
1 The end of war between European nations
2 Democracy is now flourishing in 27 countries
3 Once-poor countries, such as Ireland, Greece and Portugal, are prospering
4 The creation of the world's largest internal trading market
5 Unparalleled rights for European consumers
6 Co-operation on continent-wide immigration policy
7 Co-operation on crime, through Europol
8 Laws that make it easier for British people to buy property in Europe
9 Cleaner beaches and rivers throughout Europe
10 Four weeks statutory paid holiday a year for workers in Europe
11 No death penalty (it is incompatible with EU membership)
12 Competition from privatised companies means cheaper phone calls
13 Small EU bureaucracy (24,000 employees, fewer than the BBC)
14 Making the French eat British beef again
15 Minority languages, such as Irish, Welsh and Catalan recognised and protected
16 Europe is helping to save the planet with regulatory cuts in CO2
17 One currency from Bantry to Berlin (but not Britain)
18 Europe-wide travel bans on tyrants such as Zimbabwe's Robert Mugabe
19 The EU gives twice as much aid to developing countries as the United States
20 Strict safety standards for cars, buses and aircraft
21 Free medical help for tourists
22 EU peacekeepers operate in trouble spots throughout the world
23 Europe's single market has brought cheap flights to the masses, and new prosperity for forgotten cities
24 Introduction of pet passports
25 It now takes only 2 hrs 35 mins from London to Paris by Eurostar
26 Prospect of EU membership has forced modernisation on Turkey
27 Shopping without frontiers gives consumers more power to shape markets
28 Cheap travel and study programmes means greater mobility for Europe's youth
29 Food labelling is much clearer
30 No tiresome border checks (apart from in the UK)
31 Compensation for passengers suffering air delays
32 Strict ban on animal testing for the cosmetic industry
33 Greater protection for Europe's wildlife
34 Regional development fund has aided the deprived parts of Britain
35 European driving licences recognised across the EU
36 Britons now feel a lot less insular
37 Europe's bananas remain bent, despite sceptics' fears
38 Strong economic growth - greater than the United States last year
39 Single market has brought the best continental footballers to Britain
40 Human rights legislation has protected the rights of the individual
41 European Parliament provides democratic checks on all EU laws
42 EU gives more, not less, sovereignty to nation states
43 Maturing EU is a proper counterweight to the power of US and China
44 European immigration has boosted the British economy
45 Europeans are increasingly multilingual - except Britons, who are less so
46 Europe has set Britain an example how properly to fund a national health service
47 British restaurants now much more cosmopolitan
48 Total mobility for career professionals in Europe
49 Europe has revolutionised British attitudes to food and cooking
50 Lists like this drive the Eurosceptics mad
23:50 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Royaume-Uni, Médias
L'Auberge espagnole : nous sommes tous Européens !
Xavier, un jeune homme de 25 ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l'espagnol. Cette langue est nécessaire pour occuper un poste, que lui promet un ami de son père, au ministère des finances. Mais pour ce faire, il doit quitter sa petite amie Martine, avec qui il vit depuis quatre ans. En Espagne, Xavier cherche un logement et trouve finalement un appartement dans le centre de Barcelone qu'il compte partager avec 7 autres personnes. Chacun de ses colocataires est originaire d'un pays différent.
Comédie française de Cédric Klapisch
2002 ; 2h
Avec Romain Duris, Cécile de France...
César du meilleur espoir féminin pour Cécile de France en 2002
Excellente initiative de France 2 qui ce soir (dimanche 25 mars 2007) diffuse le film de Cédric Klapisch, culte pour toute une génération d'étudiants européens : L'Auberge espagnole.
Je serai moi aussi appelé à partir à l'étranger pour une année d'études (mais ça ne sera pas dans le cadre européen d'Erasmus comme dans le film, et pour la plupart des étudiants européens). L'occasion de faire un retour sur soi, loin de ses racines... pour mieux repartir ! (Dans un autre contexte, ce n'est pas Alain Juppé qui me contredira...). L'opportunité de rencontrer d'autres cultures, d'autres personnes, de perfectionner une langue étrangère... De vivre de formidables expériences ! Comme pour Xavier, qui ne va pas apprendre que l'espagnol. Un film qui reprend avec réalisme et humour la vie des étudiants étrangers.
Mais pour les étudiants qui partent dans le cadre du programme Erasmus, c'est également l'occasion de se rendre compte de la proximité intellectuelle et culturelle de nos voisins européens, qui partagent les mêmes références et les mêmes préoccupations. Le programme Erasmus est une preuve par les faits du projet européen.
TITEM
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Déclaration de Berlin du 25 mars 2007
A l'occasion du 50ème anniversaire de la signature des traités de Rome, instituant la Communauté Economique Européenne et la Communauté Européenne de l'Energie Atomique, les dirigeants européens se sont réunis à Berlin, capitale de l'Allemagne, Etat qui préside actuellement l'Union Européenne. Cette manifestation a été l'occasion d'inscrire solennellement dans une déclaration les apports de l'Europe, et la manière dont celle-ci doit évoluer.
D'ici aux élections européennes de 2009, un traité constitutionnel devra alors être signé par l'ensemble des pays membres, afin de se substituer à l'ordre du traité de Nice, inapplicable en l'espèce à 27 Etats-Membres (les décisions doivent être prises à l'unanimité).
Voici le texte de cette déclaration de Berlin, signé par les représentants des 3 pouvoirs européens :
- Angela Merkel, chancellière allemande et présidente de l'Union Européenne.
- José Manuel Barroso, président de la Commission Européenne.
- Hans-Gert Pöttering, président du Parlement Européen.
TITEM
"Pendant des siècles, l'Europe a été une idée, un espoir de paix et de compréhension. Cet espoir s'est aujourd'hui concrétisé. L'unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité. Elle a créé un sentiment d'appartenance commune et permis de surmonter les antagonismes. Chacun des Etats membres a contribué à l'unification de l'Europe et à la consolidation de la démocratie et l'Etat de droit. C'est grâce au désir de liberté des hommes et des femmes d'Europe centrale et orientale que nous avons pu mettre un terme définitif à la division artificielle de l'Europe. L'intégration européenne nous a permis de tirer les leçons de conflits sanglants et d'une histoire douloureuse.
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Notre chance pour nous, citoyennes et citoyens de l'Union européenne, c'est d'être unis.
I. Nous mettons en oeuvre nos idéaux communs au sein de l'Union européenne.
L'homme est au coeur de notre action. Sa dignité est inviolable, ses droits sont inaliénables. Femmes et hommes sont égaux.
Nous aspirons à la paix et la liberté, à la démocratie et à l'Etat de droit, au respect mutuel et à la responsabilité, à la prospérité et la sécurité, à la tolérance et à la participation, à la justice et à la solidarité.
La manière dont nous vivons et travaillons ensemble dans le cadre de l'Union européenne est unique en son genre, comme en témoigne la coopération démocratique des Etats membres et des institutions européennes. L'Union européenne repose sur l'égalité des droits et la solidarité. Ainsi, nous concilions de manière équitable les intérêts des différents Etats membres.
Nous protégeons l'identité et les traditions diverses des Etats membres au sein de l'Union européenne. Les frontières ouvertes et la formidable diversité de nos langues, de nos cultures et de nos régions sont pour nous source d'enrichissement mutuel. Nombreux sont les objectifs que nous ne pouvons atteindre qu'ensemble, et non pas seuls. Les tâches à accomplir sont réparties entre l'Union européenne, les Etats membres et leurs autorités régionales et locales.
II. Nous devons relever de grands défis, qui ignorent les frontières nationales.
Notre réponse, c'est l'Union européenne. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons préserver notre idéal européen de société dans l'intérêt de tous les citoyens et citoyennes de l'Union. Ce modèle européen concilie réussite économique et solidarité sociale. Le marché unique et l'euro nous rendent forts. Nous pouvons ainsi maîtriser, dans le respect de nos valeurs, l'internationalisation croissante de l'économie et une concurrence de plus en plus vive sur les marchés internationaux. L'Europe est riche des connaissances et du savoir-faire de ses citoyens; c'est la clé de la croissance, de l'emploi et de la cohésion sociale.
Nous lutterons ensemble contre le terrorisme, la criminalité organisée et l'immigration illégale, tout en défendant les libertés et les droits des citoyens y compris contre ceux qui les menacent. Jamais plus le racisme et la xénophobie ne doivent avoir une chance de s'imposer.
Nous nous mobilisons pour que les conflits dans le monde se règlent de manière pacifique et que les hommes ne soient pas victimes de la guerre, du terrorisme ou de la violence. L'Union européenne veut encourager la liberté et le développement dans le monde. Nous voulons faire reculer la pauvreté, la faim et la maladie et continuer de jouer un rôle majeur dans ce domaine.
Nous avons la ferme intention de progresser ensemble dans le domaine de la politique énergétique et de la protection du climat et contribuer à la lutte contre la menace que fait peser le changement climatique sur la planète.
III. L'Union européenne continuera à se nourrir à la fois de son ouverture et de la volonté de ses Etats membres d'approfondir son développement interne. Elle continuera de promouvoir la démocratie, la stabilité et la prospérité au-delà de ses frontières.
Grâce à l'unification européenne, le rêve des générations précédentes est devenu réalité. Notre histoire nous commande de préserver cette chance pour les générations futures. Il nous faut pour cela toujours adapter la construction politique de l'Europe aux réalités nouvelles. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, cinquante ans après la signature des traités de Rome, nous partageons l'objectif d'asseoir l'Union européenne sur des bases communes rénovées d'ici aux élections au Parlement européen de 2009.
Car nous le savons bien : l'Europe est notre avenir commun."
17:14 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe







