11/05/2007
La VIème République selon François Bayrou
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Chronique diffusée lors de l'émission Des Hauts et Débats du mercredi 9 mai 2007 : "Faut-il brûler la Vè République ?"
Alors certes François Bayrou n’est pas parvenu à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle, mais avec 6,8 millions d’électeurs et dans l’attente des élections législatives, on peut penser que le candidat du centre va encore chercher à faire valoir auprès des Français, du PS et de l’UMP, sa « refondation démocratique ». J’en veux pour preuve le nom du nouveau parti qu’il a l’intention de créer : le Parti Démocrate. Son constat est simple : la Vè République est épuisée, les pouvoirs sont confisqués par un petit nombre et les Français, jusqu’alors exclus, exigent d’être de nouveau au centre du débat.
Dans son programme, il proposait une révision constitutionnelle, évidemment adoptée par référendum. Parmi ses propositions :
Un président responsable qui assume et rend des comptes régulièrement aux Français. Pour François Bayrou, il faut que les responsables politiques soient effectivement responsables, et que la séparation des pouvoirs soit effective. Ainsi, le Président, chef du gouvernement, détermine et conduit la politique de la nation. Le Premier Ministre redevient le premier des ministres, qui organise et coordonne. Nulle part il ne pose clairement la question d’une éventuelle responsabilité du Président devant l’Assemblée.
Toujours dans cette idée de séparation effective des pouvoirs, François Bayrou souhaite un Parlement représentatif de la diversité française, qui légifère et contrôle vraiment. C’est vraiment le cœur de sa réforme, comme l’Assemblée Nationale représente le cœur de notre démocratie. Il part du constat que la droite, disposant de tous les pouvoirs (l’Elysée, Matignon, la majorité absolue au parlement bien que ne représentant pas l’ensemble de l’opinion des Français) n’est même pas parvenue à imposer le travail le lundi de pentecôte ou le CPE.
Il propose l’instauration de la proportionnelle pour la moitié des sièges des députés, afin de mieux représenter les femmes, les origines et les grands courants politiques, mais également des représentants des Français de l’étranger, élus au suffrage direct. Il n’y aura plus de cumul des mandats pour les députés, qui seront tenus d’assister aux débats, et plus seulement quand les caméras de France 3 seront présentes. Leur vote devra être personnel et public : François Bayrou oppose la liberté de conscience à la consigne de vote partisane. Au risque d’instabilité répond ici un Parlement plus exigeant et plus représentatif des Français. Les députés auront droit à un plus grand pouvoir d’enquête, et maîtriseront l’ordre du jour : il s’inquiète que le Parlement ne soit devenu qu’une chambre d’enregistrement, qui ne fait pas entendre sa voix. Et dans le même esprit il propose la suppression des possibilité de « passages en force » : suppression du 49.3, du vote bloqué et des ordonnances sur les sujets importants.
L’autre pilier de sa réforme constitutionnelle, c’est l’indépendance du pouvoir judiciaire… Mais là on touche à un autre vaste débat.
François Bayrou propose enfin la mise en place de contre-pouvoirs puissants. Il se prononce en faveur de l’élection des membres des grands corps de contrôle (Conseil Constitutionnel et Conseil Supérieur de l’Audiovisuel notamment) à la majorité des deux tiers, afin d’éviter la logique des nominations de complaisance. Nul doute qu’à ce sujet la nomination de Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac et proche de celui-ci, à la Présidence du conseil Constitutionnel a dû le froisser.
Enfin, François Bayrou propose une plus grande participation des Français, et souhaite notamment les solliciter plus fréquemment par le biais du référendum, leur permettre de saisir directement les autorités de contrôle (cela signifie-t-il la saisine du Conseil Constitutionnel par les citoyens ? on l’ignore…). Il souhaite encore rendre le vote obligatoire et reconnaître le vote blanc comme un suffrage exprimé, afin de tenir compte de toutes les opinions, y compris de ceux qui ne veulent pas s’exprimer, et ce pour toutes les élections.
Plus curieux, sur son site Internet, mais il n’en reparle pas dans son programme, il indique que « rien ne justifie la présence de seulement deux candidats au second tour de l’élection présidentielle » et que si l’on avait instauré un seuil de qualification à l’élection présidentielle comme pour les autres élections, l’élection de 2002 aurait été différente. Celle de 2007 aussi, sans doute, et cela l’aura arrangé.
TITEM
18:00 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Droit, Bayrou, UDF, France
03/05/2007
L'intégration des personnes handicapées : quel bilan du chantier présidentiel de Jacques Chirac ?
Amis bloggeurs,
J'animerai demain matin Les Matinales de Radio Campus Rennes (de 7h30 à 9h). L'émission sera consacrée à l'intégration des personnes handicapées... Un sujet fortement d'actualité, à deux titres :
- Réélu en 2002, Jacques Chirac avait déclaré que l'amélioration de la situation des personnes handicapées constituerait l'un de ces trois chantiers présidentiels. Quel bilan peut-on en tirer à quelques jours de la fin de son mandat ?
- Le débat sur l'intégration des personnes handicapées a bien évidemment rebondi avec la polémique lancée lors du débat présidentiel hier soir (mercredi 2 mai). Ségolène Royal accusant Nicolas Sarkozy "d'immoralité politique". La candidate socialiste a fait entendre sa "colère saine" contre Nicolas Sarkozy, qui utiliserait le malheur des personnes handicapées en proposant des mesures, tandis que son programme Handiscol était supprimé par le gouvernement Raffarin. Quelle est la part de vérité ?
Mais le problème de la scolarité des enfants handicapés ne sera pas le seul développé lors de cette émission. Nous parlerons également de l'univers du travail, de l'accessibilité des lieux publics et des commerces, du regard des autres, de l'intégration sociale de manière générale.
Je recevrais Jean-Yves Le Houezec, membre de l'Association des Paralysés de France, mais qui parlera en sa qualité de père d'un enfant handicapé.
Vous pouvez vous aussi témoigner ou poser vos questions en direct au 02 99 33 9000, et ce tout au long de l'émission.
L'émission est écoutable sur la fréquence 88.4 FM ou sur le site de Radio Campus Rennes : http://www.radiocampusrennes.fr
TITEM
20:40 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Titem, Politique, Chirac, Société, Handicap
26/04/2007
Les voyages d'études à l'étranger : grosse galère ou super expérience ?
Amis bloggeurs,
J'animerai sur Radio Campus Rennes les Matinales vendredi 27 avril, pour une émission consacré aux voyages d'études à l'étranger. Grosse galère ou super expérience ? En réalité, il s'agit de tout faire pur que ce voyage se transforme en super expérience, et pas en grosse galère !
C'est pourquoi l'un des animateurs de Radio Campus Rennes, Yvan, viendra parler de son expérience Erasmus à l'université de Salzburg (Autriche). Je recevrais également Hélène Grimbelle et Laurence Lefeuvre, de l'association "Jeunes à travers le Monde"qui propose des programmes et des aides financières pour les jeunes qui souhaitent réaliser une expérience professionnelle à l'étranger.
Année universitaire à l'étranger, stages ou "service volontaire européen", quels programmes pour quelles envies ? Comment bien planifier son voyage ? Quelles expériences en retire-t-on ?
N'hésitez pas à appeler au 02 99 33 9000 pour nous faire part de vos questions, voire de vos expériences, et ce (petite nouveauté) tout au long de l'émission !
L'émission est écoutable sur la fréquence 88.4 FM ou sur le site de Radio Campus Rennes : http://www.radiocampusrennes.fr
19:25 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Titem, Etudes, Voyages
25/04/2007
Les bébés du double espoir, un cas de conscience de la bioéthique
Chronique diffusée le mercredi 25 avril lors de l'émission Des Hauts et Débats : les biotechnologies menacent-elles la nature humaine ?
On les appelle aussi les bébés-médicaments, un terme que récuse bien volontiers le généticien Axel Kahn, mais force est de constater que l’expression et la connotation qu’elle suscite, ont frappé les médias comme nos esprits. Au-delà de la polémique sémantique se pose un réel cas de conscience pour la bioéthique, définie comme la recherche de normes morales applicables à la recherche biologique et à tout ce qui concerne les manipulations techniques du vivant.
Un bébé médicament est donc un enfant conçu en deuxième couche dans le but de sauver un frère ou une sœur aîné(e) souffrant d’une maladie grave. La conception est assistée d'une sélection d'un embryon sain et génétiquement compatible avec son aîné atteint d'une maladie grave, afin, par exemple, de permettre, après sa naissance, une greffe de sang du cordon ombilical ou de moelle osseuse ultérieurement. C’est un bébé-médicament dans le sens où il vient soigner son aîné, mais c’est aussi celui du double espoir : car en plus de cette fin thérapeutique, les parents mettent en mondent un heureux événement, sain.
Le cas le plus médiatique le plus connu est certainement celui de la petite Molly, en Angleterre. Atteinte d’une maladie génétique (l’anémie de Fanconi) se traduisant par une insuffisance de production des éléments de la moelle, de multiples anomalies physiques entre autres. Les gènes responsables de cette maladie sont connus.
Les parents de Molly sont deux porteurs sains de la maladie : leur ADN porte un allèle (une variante d’un gêne) malade, et c’est la combinaison des deux qui risquent d’entraîner la maladie. Depuis quelques années déjà, un DPI (diagnostic préimplantatoire) permet, en observant l’ADN d’un embryon fécondé in vitro, de s’assurer que l’enfant conçu n’est pas malade. Certains intellectuels, scientifiques, philosophes ou théologiens, s’inquiétaient notamment de cette prétention de l’homme à rivaliser Dieu en jouant à l’apprenti sorcier, et en ne laissant pas faire la nature. Je vous rappelle notamment la polémique lancée par l’évêché du Var, repris par Mgr André Vingt-Trois à propos du Téléthon.
Dans le cas de Molly, il s’agissait d’aller plus loin. Il fallait non seulement que ses futurs frères et sœurs ne soient pas malades, mais qu’il puisse encore soigner leur sœur ! Il fallait donc vérifier la compatibilité immunologique des embryons avec l’organisme de Molly, les trier, et les réimplanter dans l’utérus de la mère de Molly. 9 mois plus tard naissait Adam.
En France, cette technique du bébé-médicament est autorisée depuis la loi bioéthique d’août 2004, confirmée par un décret d’application le 23 décembre 2006. C’est l’agence de la biomédecine qui délivre les autorisations, selon des critères stricts : consentement écrit du couple, maladie mettant en jeu le pronostic vital et incurable hormis par une greffe provenant d’un proche à naître…
Et c’est là que ces bébés du second espoir posent un vrai cas de conscience à la bioéthique. Peut-on moralement, éthiquement, concevoir qu’un enfant serve de « médicament » à un autre être humain ? On peut dans un premier temps se demander si un parent serait suffisamment cynique pour vouloir la naissance d’un enfant non pour sa
personnalité mais ses organes. Et de rappeler ces quelques mots de Kant : « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne qu'en la personne de tout autre toujours un même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen. » Alors certes, nous sommes des individus, autonomes, mais nous sommes aussi un moyen. Si nos parents nous ont donné la vie, ce n’est pas seulement pour le plaisir de procréer, mais aussi celui de nous éduquer, nous voir grandir.
Encore faudrait-il rappeler ces propos glaçants du biologiste Henri Atlan : « Je suis pour la création de clones sans cerveau […] c’est une espèce de système vivant dans lequel les organes peuvent se développer ». Après l’esclavage et l’homme-machine, l’homme-simple outil, pièce de rechange ? Toujours plus loin dans la déshumanisation…
Un autre problème est celui du risque pour l’enfant-médicament, s’il apprenait son destin, et pire encore, s’il advenait qu’il n’était pas parvenu à sauver son frère ou sa sœur.
Dans ces débats bioéthiques qui touchent au cœur même de l’essence de l’homme, il n’y a plus qu’à espérer de nouveaux progrès de la science vers une thérapie ne mettant pas en jeu l’embryon, homme en puissance, en devenir, mais des cellules-souches provenant du donneur lui-même.
TITEM
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22/04/2007
Emission spéciale élections présidentielles sur Radio Campus Rennes
A l'occasion de ce premier tour de l'élection présidentielle, Radio Campus Rennes organise une émission spéciale, préparée par les équipes de Des Hauts et Débats et A gauche à droite. Suivez en direct les résultats dès 20h sur 88.4 FM ou http://www.radiocampusrennes.fr. L'émission débutera dès 19h par des analyses de la campagne électorale en compagnie d'uiversitaires. Après la proclamation des premiers résultats, vous pourrez entendre les réactions à chaud de personnalités politiques locales, et mesurer l'ambiance dans les QG de campagne.
L'émission spéciale présidentielle, c'est en direct sur Radio Campus Rennes, ce dimanche de 19h à 21h30 !
11:55 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Elections présidentielles 2007
20/04/2007
Revue des professions de foi des candidats
Chronique diffusée lors de l'émission des Matinales du vendredi 20 Avril
Plus que 3 jours pour faire votre choix si vous faites partie de ces quelque 20% d’indécis. Et pour vous convaincre, outre les meetings, les interviews dans les médias, les affiches électorales, vous avez tous reçus leur profession de foi. Tour d’horizon des 12 candidats à ce premier tour des élections présidentielles, par ordre alphabétique.
Un portrait très recherché : la main gauche ouverte recouvrant le poing droit fermé symbolisant la détermination et la sérénité, le regard posé : le candidat de l’UDF François Bayrou a la volonté de rassembler, « la France de toutes nos forces » (son slogan). L’alliance visible au doigt marque l’envie d’aller à la rencontre des électeurs avec son programme synthétisé en 18 points.
« Le facteur sonne toujours deux fois », débute ainsi Olivier Besancenot, candidat LCR. Avec une devise-slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits ». La photo demeure sobre mais le blouson en jean rappelle qu’il est le plus jeune candidat. Il souhaite mener une vraie rupture avec les politiques libérales de gauche et droite, et incarner la voix du peuple.
Syndicaliste, paysan, altermondialiste emblématique, José Bové n’affiche pourtant qu’une petite photo de lui, et développe largement son programme de lutte contre le libéralisme. Il insiste particulièrement sur le 22 avril, date où le rêve rejoint l’acte et le vote, car pour lui « un autre avenir est possible », et en dehors des partis, il est en mesure d’incarner ce rassemblement.
Lèvres aussi rouges que le fond de sa petite photo, Marie-George Buffet, la candidate du PCF souhaite battre la droite dure qui dure trop longtemps : Bayrou Sarkozy et Le Pen. Elle développe 7 raisons de s’opposer à eux, et 15 propositions pour mener une autre politique, anti-libérale. Elle s’adresse en particulier aux jeunes, rappelle les inégalités qu’ils subissent et la victoire contre le CPE.
Grande photo pour Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière, alors que les partis d’extrême-gauche ont tendance à insister davantage sur les mesures concrètes. Le visage a peu vieilli, le programme peu changé. 6 campagnes électorales, Arlette regarde à droite… vers l’avenir. Elle est consciente que le seul moyen de changer les choses, c’est de s’exprimer, dans les urnes et dans les rues.
Intéressante est la profession de foi de Jean-Marie Le Pen. Le bras gauche tendu, il semble guider une foule trouble en arrière-plan : cette majorité silencieuse et en colère et à laquelle il est attentif. Au recto, une affiche qui n’est pas sans rappeler l’appel du 18 juin 40. A situation exceptionnelle, homme providentiel. Et un slogan toujours ferme : la France et les Français d’abord.
Ne dites pas à Frédéric Nihous, le sourire franc encadré d’un bouc, qu’il n’est que le candidat des chasseurs, son parti, c’est Chasse Pêche Nature et Traditions, son slogan, « La ruralité d’abord ». Il représente les 80% du territoire oubliés des politiques. Aménagement du territoire, vision de la nature différente de l’écologie où l’homme et ses traditions sont centrales.
Une profession de foi largement commentée : celle de Ségolène Royal pour le PS. Un slogan ambigu : « La France Présidente » qui évoque la nation, un sourire qui n’est pas sans rappeler celui de la Joconde, elle propose des nouvelles règles du jeu pour que la France saisisse toutes ses chances, et développe 10 mesures exprimant ce qui va changer tout de suite.
« Ensemble tout devient possible » : le président de l’UMP Nicolas Sarkozy ne souhaite pas seulement incarner ce projet de rupture avec la fatalité, il a la volonté de faire changer les choses. « Je veux être » revient à 6 reprises. Debout devant un paysage de campagne, le buste droit, il se tient prêt. Une photo qui n’est pas sans rappeler celle victorieuse de Mitterrand en 1981.
Artisan maçon, Gérard Schivardi est soutenu par le Parti des Travailleurs mais n’est pas trotskyste, il est maire de Mailhac dans l’Aude, soutenu par des maires, et tous ceux qui pour défendre les communes, souhaitent rompre avec l’Europe de Maastricht (son leitmotiv) et prôner la défense du service public et la continuité territoriale. C’est la seule profession de foi entièrement en noir et blanc.
On pourrait l’appeler lui aussi dents blanches tant le sourire est franc. Le slogan est tout aussi direct : « fier d’être français ». Philippe de Villiers, du MPF insiste sur ses réalisations comme Président du Conseil général de Vendée, sa vision prophétique, ses soutiens. Patriotisme, identité, vitalité, liberté : 4 mots transversaux pour 10 priorités qu’il développe.
Enfin Dominique Voynet, la candidate des verts affiche sa confiance, bras croisés et sourire franc, avec en arrière-plan un fond… vert et notre planète. L’écologie semble intégrée par les Français, mais elle met en garde, la révolution écologique, c’est elle : pas d’écologie sans les écologistes. Elle développe largement son programme : 15 orientations, 50 propositions, ainsi que ses soutiens… dont celui de Nicolas Hulot.
Et maintenant, aux urnes, citoyens !
TITEM
15:55 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Elections présidentielles 2007
20/03/2007
Y a-t-il un pilote pour sauver Airbus ?
Amis bloggueurs,
J'animerai ce vendredi 23 mars l'émission des Matinales de 7h30 à 9h. Vous pourrez l'écouter sur Radio Campus Rennes 88.4FM ou sur le site Internet de la radio.
Le sujet de l'émission sera consacré à un dossier polémique qui eut, comme d'autres sujets à l'approche des échéances électorales, son "quart d'heure de célébrité" pour reprendre l'expression de l'artiste Andy Warhol. Il s'agit de Airbus : " Y a-t-il un pilote pour sauver Airbus ?"
Vous n'êtes pas sans savoir que le nouveau Président d'Airbus, Louis Gallois, ex-président de la SNCF, a proposé un plan de restructuration de l'entreprise, le "Power 8", qui prévoit à terme la suppression de plusieurs milliers de postes. Les salariés ne l'entendent pas de cette oreille, alors que le carnet de commande d'Airbus s'allonge et que l'entreprise ne parvient pas à respecter les délais de livraison des avions.
Alors qui pour sauver Airbus ? Les investisseurs, qui doivent retrouver confiance ? Les salariés, qui doivent se faire entendre afin de sauver leurs emplois ? Les hommes politiques, au chevet d'Airbus, prompts à proposer diverses mesures afin de montrer leur présence et leur engagement à quelques semaines de l'élection présidentielle... ou moins cyniquement à ne pas laisser couler une entreprise symbole de la construction européenne ?
Airbus a-t-il d'ailleurs besoin d'être sauvé : sa situation est-elle si catastrophique ? Nous nous pencherons également sur les conséquences en terme social, et notamment du côté des sous-traitants, ainsi que la logique de la politique industrielle de l'entreprise aéronautique européenne.
N'hésitez pas à laisse vos commentaires, vos remarques, voire vos questions et interrogations : je n'hésiterai pas à les soumettre à mon invité pour cette émission, Dominique Delbouis, responsable syndical FO pour Airbus-Toulouse, en particulier l'usine Saint-Martin qui assemble l'A320.
Bien à vous,
TITEM
22:45 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Titem, Economie, Emploi, France
15/03/2007
Partis politiques et blogophère
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Chronique diffusée lors de la tranche infos 19h-19h30 du "Nettoyage de Printemps" de Radio Campus Rennes, le jeudi 15 mars 2007.
J’ai longtemps hésité sur le fond et la forme que j’allais donner à cette revue de blogs. Et l’idée m’a été donnée par un de mes camarades de promos avec lequel j’ai eu une discussion animée, moi qui suis bloggueur et fier de l’être. Alors pour mettre les choses au clair, un blog c’est un site Internet où chacun est libre de donner son opinion dans des billets, classés chronologiquement, et que les internautes sont à leur tour libres de commenter. A ce titre, le blog de Philippe de Villiers n’en est pas un, puisqu’on ne peut pas le commenter. Par ailleurs, un blog qui n’est plus tenu à jour n’a plus d’intérêt car il perd de son actualité et se perd dans le tourbillon des millions de blogs, politiques ou non.
Ne s’improvise pas bloggueur qui veut ! Enfin dans la réalité si, mais sa notoriété dépend de son originalité, de la qualité de l’analyse, et des interactions avec les autres bloggueurs de la blogosphère, les liens qu’ils tissent entre eux. Et oui, il est possible de trouver des choses intéressantes sur la blogosphère, des sujets qui sont peu traités ou traités avec un angle différent.
Ce cadre ayant été dressé, intéressons-nous de plus près aux blogs, et en particulier la manière dont les présidentiables les utilisent... de la blogosphère partisane la plus plus active à la moins active.
Le tiercé de tête, si l’on en croit l’observatoire présidentielle 2007, organisme composé de chercheurs en communication et en réseaux :
- Le PS avec 237 blogs. Liste de quelques blogs sur http://www.desirsdavenir.com, et cliquer annuaire dans la catégorie espace blog.
- L’UDF avec 203 blogs. Liste disponible sur le site des Jeunes UDF, pas d’annuaire complet.
- L’UMP-PRV avec 141 blogs seulement. Liste disponible sur http://annuaire.u-m-p.org/annuaire.html
En réalité, chaque parti revendique un nombre supérieur de blogs. Mais ce que relève l’observatoire présidentielle 2007, c’est que la plupart des blogs sont « mort-nés », le contenu n’est pas mis à jour, ou ne fait que reprendre des notes, des informations relayés par le site racine de leur parti de référence… surtout pour l’UMP.
En revanche, les blogs UDF sont extrêmement soudés, et font des liens vers des blogs autres que de leur parti, dans une stratégie proche de celle de François Bayrou d’ailleurs. Les bloggueurs UDF sont jeunes, et maîtrisent parfaitement la toile.
La stratégie de Ségolène Royal d’une campagne participative n’est pas l’apanage du Parti Socialiste en soi, la plupart des partis ayant développé des forums de discussion où l’on peut argumenter des mesures à prendre pour l’avenir de la France. Forums où interviennent d’ailleurs régulièrement des opposants pour essayer de saper le travail de mobilisation des électeurs.
Notons que le FN est le grand absent de ce classement des blogs, avec à peine 20 blogs référencés. Le site du FN est pourtant l’un des premiers à avoir développé la campagne TV-Internet, relayé par Nicolas Sarkozy. Chaque semaine, le président du FN présente un journal de campagne. Nicolas Sarkozy présente également ces projets en vidéo, lesquels sont repris dans les blogs militants. De même concernant les meetings pour les trois candidats aujourd’hui en tête dans les sondages.
Dans les blogs, et plus généralement les sites Internet, on trouve du bon comme du mauvais. Mais l’avantage incontestable, outre évidemment l’interactivité, c’est le fait de pouvoir reprendre des informations passées sous silence par les médias traditionnels, de revoir ou de relire des propositions qui ont été faites et de pouvoir en débattre. Les blogs ne feront certainement pas les résultats de l’élection présidentielle, mais à l’heure actuelle on ne peut plus imaginer un candidat qui serait absent de la toile, qui ne diffuserait pas des idées afin que les braves militants colportent la bonne parole.
On peut trouver également trouver du mauvais, et encore… Certains sites se sont fait une spécialité de ce que le général de Gaulle appelait les « boules puantes », ce qui ressort au moment des élections : tout est bon pour saper la campagne de l’adversaire. Et dans ce registre, je cite les deux sites concurrents, très drôles, mais particulièrement féroces : desertsdavenir.com site anti-ségo webmasterisé par des jeunes UMP spécialement enrôlés à cet effet… contre sarkostique.over-blog.com !
Et cette actualité des blogs n’est pas près de s’arrêter de si tôt : après avoir animé les débats sur le TCE ou sur le CPE, les blogs des candidats aux législatives fleurissent sur la toile. Encore des heures de gloire pour la blogosphère !
Bon surf !
TITEM
PS : Depuis cette chronique, l'observatoire pour la présidentielle a de nouveau publié une cartographie de la blogosphère, plus large, recensant près de 2000 sites, où l'UMP-PRV passe à un blog près devant l'UDF. On peut cependant, pour l'ensemble des partis, regretter que certains blogs morts-nés ou quasiment à l'abandon soient encore répertoriés !
19:00 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Radio Campus Rennes, Politique
11/03/2007
Radio Campus Rennes, une radio étudiante associative qui monte !
Je l'admets, un titre pareil peut faire un peu prétentieux, dans la mesure où je travaille moi-même depuis 4 mois maintenant pour Radio Campus Rennes, avec toujours le même entrain. Dès mon arrivée, j'ai demandé, à la suite d'autres adhérents présents depuis plus longtemps que moi, l'arrivée de la radio sur Internet. En réalité, je pensais que l'on pouvait d'ores et déjà écouter la radio sur Internet, et l'on m'a détrompé, à mon plus grand étonnement ! Et comment faire si l'on rentre chez soi, loin de Rennes ?
Actuellement, Radio Campus Rennes a une audience d'un peu moins de 2%, soit plus que Skyrock. L'arrivée de Radio Campus Rennes sur Internet permettra, sans aucun doute, d'étendre encore son audience, ne serait-ce que pour ceux qui ne peuvent l'écouter sur Rennes - c'est le cas lorsque je rentre chez moi à Lille.![]()
Depuis quelques jours, vous pouvez écouter Radio Campus Rennes (sur 88.4 FM bien sûr) mais également sur le site Internet de la radio : http://radiocampusrennes.fr . Et pour fêter cet événement et vous permettre de découvrir un large panel de nos activités et des artistes que nous soutenons, nous organisons une importante manifestation : le Nettoyage de Printemps. 17 heures d'émission en direct, 4 grands programmes, dont 3 organisés en public, où vous pourrez gagner de nombreux cadeaux.
De 7h à 11h : PRELAVAGE ; Eveil et bonne humeur, en direct de notre studio EREVE
De 11h à 15h : LAVAGE ; Culture et Information, en direct et en public au café-laverie Les Chaussettes de l'Archiduchesse
De 15h à 19h : ESSORAGE ; Les musiques de Radio Campus Rennes, en direct et en public au café-laverie Les Chaussettes de l'Archiduchesse
De 19h à Minuit : RINCAGE ; Talf & Lives, en direct et en public au Muséum Café
Aussi n'hésitez pas à venir nombreux, et surtout à nous écouter nombreux !
TITEM
00:50 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Titem, Musique
08/03/2007
L'athéisme : peut-on vivre sans Dieu ?
Amis bloggeurs,
J'ai le grand plaisir de vous annoncer que demain, j'animerai pour la 1ère fois les "Matinales" de Radio Campus Rennes, 88.4 FM. Vous pourrez également écouter cette émission en direct sur le site de la radio associative : http://radiocampusrennes.fr
L'émission sera consacrée à "L'athéisme : peut-on vivre sans Dieu ?" alors que le magazine La Vie a publié une récente enquête où près de 27% des Français se déclareraient athées.
J'aurais le plaisir de recevoir, ainsi que mes chroniqueurs Vanessa, Mickaël et Nicolas :
- Michel le Normand, secrétaire de l'association Joseph Trumer, association de la libre pensée à Rennes.
- Le Père Nicolas Guillou, aumônier des MEJ, animateur de la radio RCF-Alpha et prêtre à Betton.
N'hésitez pas à poser vos questions ou faire vos remarques en direct au 02.99.33.9000 : c'est la douce Louise qui vous répondra !
Bien à vous,
TITEM
21:47 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Religion, Titem





