01/07/2007
Farinelli (il castrato), de Gérard Corbiau (1994)
L’histoire de Farinelli, célèbre castrat, devenu une légende de son temps et qui arrêta brusquement sa brillante carrière pour suivre le roi d’Espagne.Film historique et musicale de Gérard Corbiau
1994 ; 1h56
Avec Stafano Dionisi (Carlo Broschi, dit Farinelli), Enrico Lo Verso (Riccardo Broschi), Elsa Zylberstein (Elisabeth).
Le père Broschi souhaitait que ses fils demeurent toujours ensemble. A Carlo, le chant, et un incroyable talent. Sa castratation lui a permis de conserver sa voix d’enfant, plus pure que la trompette, mais puissante, portée par une cage thoracique d’adulte. Il parvenait à émouvoir les plus sensibles. Bien que certains lui reprochaient de perdre son âme musicale en se fourvoyant dans de pompeuses vocalises. Notamment dans les oeuvres de son frère, Riccardo…
A Riccardo donc, la composition et l’orchestration. Il met ses oeuvres au service de son jeune frère, qu’il admire. A moins qu’il ne s’agisse de profiter de son talent. Ou encore de se faire pardonner le cauchemar récurrent de son cadet, celui d’un cheval blanc au galop, cause “officielle” de la castration de Carlo.
La castration, comme mutilation d’un corps façonné et offert par Dieu était rigoureusement interdite… cependant que l’Eglise avait “fabriqué” des castrats, afin de figer dans la naïve l’enfance des hommes dont on privait de leur virilité, mais pas de leur humanité. Une pratique qui se justifiait par l’interdiction faite aux femmes de chanter dans les lieux consacrés.
Les costumes et les décors sont bien recréés. Pour recréer la voix exceptionnelle de Farinelli, deux autres voix furent nécessaires : celle d’un contreténor, Derek Lee Ragin, et celle d’une soprano colorature, Ewa Malas-Godlewska. pour le reste, le film se perd dans les relations troubles entre les deux frères (l’un séduit, l’autre ensemence…) et les disputes avec le compositeur Haendel. Une liberté prise avec la réalité. Gérard Corbiau a cherché à représenter Farinelli comme Riccardo voulait valoriser son frère : avec des frivolités superflues. Dommage pour ce réalisateur de films musicaux qui sut plus tard faire mieux (comme avec Le roi danse en 2000).
23:00 Publié dans La dernière séance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Musique, Histoire, Récompense






Commentaires
Très très bon film que je conseille vivement, félicitation notamment au réalisateur !
Ecrit par : scarica tarocchi | 08/11/2009
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