30/05/2007
Vanneste et "le courage du bon sens" : ne nous leurrons pas !
Hasard du calendrier médiatique : mardi soir, le journal télévisé de France 2 décidait de consacrer son reportage sur "les circonscriptions dont les résultats seront très suivis" à la 10ème du Nord, celle du député sortant UMP Christian Vanneste. Les journalistes Arnaud Boutet et Patrick Wursthorn l'ont présenté comme un candidat "sulfureux" arborant un "sourire confiant". Christian Vanneste est sans conteste un homme qui déclenche beaucoup de passion : on l'adule ou on le déteste. Il convient de remettre les pendules à moins de deux semaines du premier tour des élections législatives...
Le vrai-faux de l'investiture de Christian Vanneste.
La question de son étiquette a été maintes et maintes fois discutées ici et là... Certains critiquant Nicolas Sarkozy qui aurait trahi sa promesse, d'autres se félicitant des soutiens de Christian Vanneste.
J'en ai déjà parlé dans une précédente note : Christian Vanneste se présente sous l'étiquette "Union pour la Majorité Présidentielle"... ce qui ne signifie pas UMP, dont le sigle ne se retrouve pas sur ses affiches. Et en effet, Christian Vanneste a été investi par le seul CNI, mais n'est pas investi par l'UMP. Sa situation est plus ambiguë qu'il n'y paraît. Certes, Nicolas Sarkozy, à la suite de Valérie Pécresse, a déclaré que Christian Vanneste ne serait pas investi par l'UMP, et tâcherait de trouver un autre candidat. Mais point de candidat UMP.
On peut arguer en effet que Christian Vanneste, solidement ancré, est en revanche soutenu par la section UMP de la 10ème circonscription du Nord, le secrétaire départemental du Nord Thierry Lazaro et quelques autres hommes politiques. La réception de Chrsitian Vanneste par le Premier Ministre François Fillon a là aussi fait couler beaucoup d'ancre. Rappelons qu'il y était reçu en tant que député UMP sortant, non en tant que candidat... Même si beaucoup de parlementaires sont aussi candidats à leur rélection.
L'enjeu sera donc pour Christian Vanneste de convaincre qu'il est soutenu par sa famille politique... laquelle devra alors à son tour clarifier son positionnement face à Christian Vanneste.
"Le courage du bon sens"
C'est le titre d'un ouvrage de Michel Godet, c'est également le slogan choisi finalement par Christian Vanneste, après avoir un temps penché pour "Un député courageux". Pour lui, il s'agit d'avoir le courage de prendre des décisions de bon sens qui vont dans l'intérêt général, pour les retraites par exemple. Citons plus particulièrement cet appel que l'on peut lire sur son blog : "Courage et bon sens car il faudra garantir la sécurité des biens et des personnes, en total respect de nos libertés individuelles, comme nous l'avons fait depuis 2002".
Des propos de bon sens, mais qui méritent qu'on les remette en contexte. Rappelons en effet que Christian Vanneste a été condamné pour ses propos homophobes : quel liberté laisse-t-il à ceux qu'il accuse de constituer une menace pour la survie de l'humanité ? Il est également le rapporteur de la loi DAVDSI sur les droits d'auteur, ce qui a posé de lourdes questions restées sans réponse sur la liberté d'utilisation des copies dans un cadre privé.
Mais peut-on parler de courage lorsqu'il laisse croire qu'il est soutenu par son parti alors qu'il a lui même choisi de s'encarter au CNI pour éviter la sanction de l'exclusion ? Qu'il n'a pas le courage d'affronter sa famille sur cette question où sa position atypique sur l'homosexualité est dénoncée ? Le courage d'affronter ses détracteurs sur son blog régulièrement soumis à la censure, lui qui se dit le défenseur de la liberté d'expression ?
Il faut aussi avoir du bon sens, et l'affirmer. Si on ne peut lui faire l'injure d'être le député d'une circonscription où la
situation économique (chômage) et sociale (sécurité) s'est améliorée ses dernières années - mais il n'est pas le seul responsable politique de la circonscription à avoir agi en ce sens ! - il en va tout autrement de certaines de ses prises de position. Et le sujet est important (quoique j'ai pu lire chez certains de ses partisans, notamment sur le blog de La Voix du Nord) : il s'agit d'élire celui ou celle qui va nous représenter, et qui se distingue par ses valeurs, ses actes.
Je suis d'accord avec Christian Vanneste : le courage n'est rien s'il n'est pas relié avec un peu de bon sens. Pourtant, ce bon sens lui fait défaut, comme lorsqu'il entend affirmer que l'homosexualité est un comportement dissocié de la personne, qu'elle est un choix de personnes désordonnées que l'on peut rééduquer, que l'homophobie est un fantasme d'un lobby gay qui ne représente rien. Le courage ne se mesure pas à la capacité à dire ce qui peut rassurer les personnes inquiétes de certaines avancées sociales instrumentalisées par leurs opposants. Surtout lorsqu'il s'agit de faire l'économie du bon sens.
Je m'interroge plus largement quant à élire député un homme qui remet en question certaines valeurs de notre République : la liberté (d'aimer, de vivre sans discriminations...). Mais également la laïcité, alors que toute une partie de l'argumentation de sa proposition de loi pour l'abrogation de la loi qui l'a condamnée (!) se référait explicitement à des textes religieux ! Et que dire encore de l'indépendance et le respect de l'autorité de nos institutions judiciaires, qu'il a régulièrement remis en cause ? Non seulement suite à sa condamnation ("La démocratie est en suspens") mais suite à d'autres jugements où il a pu affirmer sans broncher "Une justice 10000 fois injuste". Faut-il rappeler que cet homme est élu d'une famille politique dont le candidat à fait du respect des institutions un pilier de sa campagne ?
Un vote de bon sens les 10 et 17 juin 2007 !
Ne nous leurrons pas sur la question de sa place dans sa famille politique, qui au niveau national trouve volontiers Christian Vanneste bien encombrons. Ne nous leurrons pas non plus sur "le courage du bon sens", slogan qui cache des positions n'ayant rien à voir ni avec le courage, ni avec le bon sens.
Ne nous leurrons malheureusement pas sur l'issue de ce scrutin. Christian Vanneste est député sortant : la règle est celle de la réélection, surtout si sa famille politique est elle-même reconduite. Nicolas Sarkozy a recueilli 57.50% des votes dans la 10ème circonscription du Nord. En l'absence d'un véritable candidat de centre-droit, Christian Vanneste compte bien surfer sur la vague bleue, et aborde avec confiance cette élection... A moins que les électeurs n'en décident autrement : la participation sera l'enjeu de ce scrutin, l'abstention s'étant élevée à 42% en 2002 !
Christian Vanneste a peut-être accompli un bon travail de député, présent sur le terrain et à l'Assemblée Nationale. Mais un certain nombre de ses prises de position me semblent moralement et éthiquement incompatibles avec la fonction de député. Aussi comme moi, ayez le courage et le bon sens de voter pour un candidat qui saura nous représenter, et défendre nos intérêts, sans sacrifier nos valeurs démocratiques les plus précieuses.
TITEM
10:00 Publié dans 10ème circonscription Nord | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections législatives 2007, 10ème circonscription Nord, Vanneste, Tourcoing
29/05/2007
Peanuts game, set and match... contre Vanneste
En français, on appellerait ça un "jeu-cacahuète" : une fois que l'on a mis la main dans le ravier, le mal est fait, difficile de s'arrêter... Ici difficile de s'arrêter avant d'être sûr d'avoir fait le score maximum. Les jeux les plus connus qui relève de cette définition sont bien sûr le démineur et le solitaire.
On pourrait préférer l'anglophone "peanuts game". J'ignore si le terme existe, et Christian Vanneste pourra s'offusquer à loisir de cette dictature de la "novlangue". J'y verrais davantage un jeu de mot, le mot "peanuts" étant passé dans la langue française pour signifier "rien".
Rien à voir d'ailleurs : rappelez-vous de cette réplique de "Qui veut la peau de Roger Rabbit", où Maroon Acme se félicite de Dumbo qui "travaille pour des cacahuètes", et le détective Eddie Valliant de lui répondre "je ne travaille pas pour des cacahuètes".
Venons-en au vif du sujet : le jeu en question, qui commence à circuler sur les sites Internet et les blogs. Il paraît qu'Internet relaye le meilleur comme le pire, c'est le moment de ne pas faire mentir l'adage, et de rendre hommage au député défenseur de la liberté d'expression... 107.579 mètres qui dit mieux ?
TITEM
22:35 Publié dans 10ème circonscription Nord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Elections législatives 2007, 10ème circonscription Nord, Vanneste, Jeu, Tourcoing
28/05/2007
Les Teletubbies trop gay pour la Pologne ?
19:30 Publié dans No Comment ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Pologne, Médias, Education, Homosexualité, Ridicule
27/05/2007
Spiderman 3
Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l'horizon s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler.
Sous l'influence de son costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Peter va faire face à ses démons lorsqu'il affrontera dux des pires méchants de l'histoire, l'homme-sable et Vénom,dont l'extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.
Film d'action/fantastique américain de Sam Raimi
2007 ; 2h19
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco
L'homme-araignée continue de tisser sa toile au fil de ces aventures cinématographiques. Le troisième volet vient à peine de sortir que l'on en annonce trois prochains !
On retrouve le jeune étudiant en sciences et binoclard Peter Parker en proie à ses interrogations entre la satisfaction liée à ses pouvoirs et le sens des responsabilités qui l'incombent. Sur son cheminement personnel, il y retrouve sa petite amie Mary-Jane Watson, qui peine à se faire un nom dans le monde du spectacle, le jeune héritier Harry Osborn avec lequel il mène une relation d'amitié très tourmentée, sa bonne tante May dont il cherche à retrouver voire à venger la mort de son mari Ben... Mais également des méchants encore plus dangereux : le Bouffon Vert est de retour, l'homme-sable fait souffler un vent de terreur sur New-York, et Venom a soif de vengeance contre Peter Parker...
Pour certains Spiderman 3 est le meilleur, pour d'autres il est décevant. Ce que l'on peut dire, c'est que ce film ne manque pas de suspens. Il est certainement le plus abouti au niveau des relations de Peter Parker et de son environnement, et pousse à réfléchir sur ce qui nous fait agir : "on a tous le choix" est un leitmotiv de ce film. Seulement voilà... Le slogan est très américain, ce que l'on peut regretter. Non pour des raisons d'antiaméricanisme primitif, mais le passage de Spiderman devant la bannière étoilée en a fait rire plus d'un dans la salle, tant cet excès de patriotisme était aussi flagrant que ridicule. En revanche je m'interroge sur la capacité de l'ossature de Spiderman/Peter Parker à résister à tous les chocs sans aucune fracture... C'est parfois un peu "énorme". Ca ne retire rien au plaisir de voir un bon film d'action, et de rêver d'être aussi un super héros.
TITEM
23:00 Publié dans La dernière séance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, USA
19/05/2007
Elections législatives : 12 candidats dans la 10ème circonscription du Nord, dont Vanneste (UMP-CNI)
Les inscriptions pour les élections législatives de 2007 sont closes depuis 18h hier (vendredi 18 mai 2007). On annonce plus de 7550 candidats dans l'ensemble des 577 circonscriptions de France, soit moins que les 8456 de 2002. En moyenne, chaque circonscription devrait voir 13.1 candidats concourir, contre 14.65 en 2002.
Mais cette élection est différente de celle de 2002. Certes, il s'agit une nouvelle fois, pour la droite, de confirmer dans les urnes l'élection du Président de la République, ici Nicolas Sarkozy. Certains ont même annoncé qu'ils se soummettraient au suffrage universel pour confirmer leur nomination, c'est le cas de François Fillon et d'Alain Juppé.
Pour la gauche, il faut limiter la défaite en imposant un contre-pouvoir suffisant, représentant la petite moitié des Français ayant voté pour eux. L'ambition du centre et de ses 6,8 millions d'électeurs au premier tour de la présidentielle est similaire. Il lui faut en plus confirmer l'émergence du nouveau parti centriste, le Mouvement Démocrate (MoDem), présents dans 535 circonscriptions, tout en faisant face à la fronde d'une 2ème vague de députés UDF passées à l'UMP. Ces derniers se présentent sous l'étiquette "UDF-Majorité Présidentielle" et pourraient former un groupe PSLE à l'Assemblée Nationale (Parti Social Libéral Européen). Le Front National enfin va chercher à former un maximum de triangulaires voire de quadrangulaires.
Liste des 12 candidats de la 10ème circonscription du Nord pour l'éléction législative des 10 et 17 juin 2007 :
NB : La liste est donnée par ordre d'inscription à la préfecture, le premier arrivant recueillant le panneau n°1 et ainsi de suite. Cette liste sera confirmée par arrêté préfectoral la semaine prochaine. En cliquant sur le nom vous accéderez à leur site Internet. Notez que celui de Christian Vanneste, chantre de la liberté d'expression, est régulièrement soumis à la censure de son cabinet parlementaire.
1) Christian Vanneste (supp. Christian Desmet). Député sortant. Candidat UMP-CNI
2) Alain Lambre (supp. Dominique De Clercq). Gauche populaire et antilibérale (Alain Lambré est adjoint au maire d'Halluin)
3) Christian Baeckeroot (supp. René Declercq) FN
4) David Legauffre (supp. Michel Potemza) Alliance patriotique MNR
5) Régis Debliqui (supp. François Deltour) Lutte Ouvrière
6) Bernard Despierre (supp. Karima Delli) Les verts (Bernard Despierre est conseiller municipal de la ville de Tourcoing, secrétaire régionaldu parti des Verts)
7) Marie-Paule Heiblé (Patrick Bossut) UDF-Mouvement Démocrate (MoDem)
8) Laurence Hernoult (supp. Martine Allies) ?
9) Simina Cirjean (supp. Rose-Marie Smet) FEA (la France en Action)
10) Najat Azmy (supp. Marie Deroo) PS
11) Pascale Risbourg (supp. Virginie Maes) MRC
12) Yann Merlevede (supp. Charline Crolot) LCR
Najat Azmy seule candidate PS dans la 10ème circonscription du Nord.
Conseillère municipale de Roubaix et vice-présidente des Marianne de la diversité pour la région Nord-Pas-De-Calais, Najat Azmy souhaite reconquérir le siège perdu par le maire de Tourcoing, Jean-Pierre Balduyck, en 2002. Née au marocaine, elle veut prendre le contre-pied de Christian Vanneste, chantre de la colonisation. Mais la candidate parvient-elle à convaincre les électeurs qui ont pu être choqués par la querelle d'investiture entre Najat Azmy, investie par le PS national, et Sylvie Boudry, préférée du PS local ?
Christian Vanneste finalement candidat sous l'étiquette CNI-UMP grâce à ses soutiens locaux.
Au niveau national, on annonçait qu'il ne serait pas investi. Valérie Pécresse, alors porte-parole de l'UMP et actuelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, estimait que cela constituait la plus grave des sanctions. Dernièrement, Nicolas Sarkozy écartait toute idée d'investiture, et attendait que l'on trouve un autre candidat UMP dans la circonscription. Au niveau local, il en va tout autrement. L'UMP de la circonscription et le secrétaire départemental, Thierry Lazaro, verrouillent le cadenas et soutiennent Christian Vanneste. Au final, c'est l'UMP local qui donne l'étiquette UMP au député sortant. On peut regretter que Nicolas Sarkozy ne se soit pas davantage engagé pour empêcher cette investiture, comme il s'y était engagé, ou investisse un autre candidat.
L'enjeu pour lui sera de montrer que malgré ses déboires juridico-médiatiques, il est soutenu par son parti (ce qui n'est pas le cas d'ailleurs : cf. la liste des investitures UMP pour le Nord). Quand sera-t-il là de la part des électeurs, qui ont pu être choqués des différentes prises de position de Christian
Vanneste ? Pas seulement ses propos homophobes ("le comportement homosexuel est une menace pour la survie de l'humanité" "l'homosexualité peut-être rééduquée" le "lobby homosexuel" est "sectaire", ce sont des "khmers roses") pour lesquels il a été condamné, conformément à la loi sur la liberté de la presse et la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
Mais également sa remise en cause de la décision souveraine de la justice ("depuis ma condamnation, la démocratie est en suspens") et de la loi qui l'a condamné (cf. sa proposition de loi pour abroger la loi qui l'a condamné). Son refus de signer un rapport sur les sectes prétextant qu'il remettait en cause la liberté de conscience, alors qu'il est élu dans une circonscription qui accueille les témoins de Jéhovah. Sans oublier son amendement sur le rôle positif de la France dans les colonies, unanimement condamné par les historiens (Article_Vanneste_colonisation.jpg), et finalement déclassé par le Conseil Constitutionnel.
Il mène depuis sa médiatisation post-judiciaire une campagne de victimisation, basée sur un slogan : "un député courageux". La notion de courage étant sujette à caution...
Marie-Paule Heiblé et Christian Baeckeroot pourraient jouer les trouble-fêtes.
Investie par le nouveau parti Mouvement Démocrate (MoDem), la conseillère municipale d'Halluin pourrait profiter des divisions internes de la gauche locale et de l'absence d'un candidat de centre-droit pour s'inviter au second tour de l'élection législative. Il lui faudra cependant mener la campagne tambour battant pour convaincre de la pertinence de l'émergence de son mouvement dans une circonscription où François Bayrou a fait moins que son score national (15%).
Christian Baeckeroot, ancien et premier président du FNJ, conseiller régional FN est régulièrement candidat dans la
10ème circonscription du Nord, où il obtient 20% des sondages. En 1997, il était au second tour de l'élection législative. En 2002, à cause d'une trop faible participation (un comble, alors que l'abstention favorise le Front National !) il obtenait 19% des suffrages exprimés mais pas les 12,5% des inscrits. Il compte sur le recul modéré de Jean-Marie Le Pen dans la circonscription pour reprendre la main et confirmer son implantation.
Le taux de participation sera certainement l'élément décisif de l'élection législative dans notre circonscription. En 2002, il avait atteint 42.44%.
TITEM
13:05 Publié dans 10ème circonscription Nord | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections législatives 2007, 10ème circonscription Nord, Vanneste, Azmy, Tourcoing
18/05/2007
Nicolas Sarkozy : la rupture dans la continuité
On a beaucoup moqué une certaine illusion de la "rupture" prônée par Nicolas Sarkozy à longueur de meetings. Le président qui circule dans Paris vitre ouverte ? Seule la gamme de la voiture marquait une différence avec une image déjà bien connue d'un ancien président élu en 1995.
Une rupture de façade aussi dans la nomination des ministres, recyclés pour l'occasion. Ce que les nominations de ce matin ont d'une certaine manière confirmée : retour d'Alain Juppé à un ministère (Ministre d'Etat chargé de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable), de Xavier Darcos et de Roselyne Bachelot. Confirmation de Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Xavier Bertrand, Christine Lagarde, Brice Hortefeux ou Dominique Bussereau... A ce jeu de chaises musicales il ne manquait plus Philippe Douste-Blazy ! D'ailleurs il est absent de ce gouvernement de François Fillon. Dans l'ensemble, on refait du neuf avec du vieux...
On peut objecter la présence de personnes qui n'ont jamais été ministres : Christine Boutin, qui a su négocier son soutien à Nicolas Sarkozy, dont elle fut conseillère politique pendant cette campagne présidentielle. Mais surtout deux visages relativement jeunes : ceux de Valérie Pécresse et de Rachida Dati.
L'autre aspect remarquable de ce gouvernement, c'est de voir que l'opportunisme, ça paye ! Mention spéciale à Hervé Morin, Président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale, qui disait pis que pendre de Nicolas Sarkozy, et trouve un moyen de réaliser le gouvernement rêvé de François Bayrou en entrant au service de l'adversaire UMP. Eric Besson, pour avoir crié très fort qu'il quittait Royal -le problème n'était pas tant de la quitter que de la manière dont il a procédé- gagne le secrétariat d'Etat à la prospective et aux finances publiques. L'ouverture oui, mais pas n'importe qui quand même...
On peut espérer que la nomination de Bernard Kouchner, électron libre du socialisme, permettra d'effectuer une rupture dans la diplomatie française. Pro-européen et américain, sensibilisé aux questions du tiers-monde... La rupture se mesurera à la hauteur des moyens et de la latitude dont il disposera.
Déjà, Nicolas Sarkozy impose son style. La rupture est nette à ce niveau-là : relations assumées avec les stars du show-biz ou les industriels. La petite famille recomposée à l'Elysée, avec des réminiscences du style Kennedy, que ce soit au niveau de la beauté de Cécilia Sarkozy-Jackie Kennedy ou de la curiosité du petit Louis alias John-John... Un président qui veut montrer sa pleine forme (et qui court avec son Premier Ministre au Bois de Boulogne comme Clinton autour de la maison Blanche). Une rupture avec l'ordre mornachique d'un président qui prend les dossiers à bras le corps : déjà deux déplacements emblématiques : Berlin et Toulouse.
On peut supposer un net renforcement du présidentialisme, Nicolas Sarkozy n'ayant jamais été inactif, toujours prêt à s'emparer de tel ou tel sujet.
Au niveau plus poltiique, on se moquait déjà du "retournement de veste" d'un Nicolas Sarkozy jadis pourfendeur de l'autoflagellation. Le voilà au côté de Jacques Chirac lors des cérémonies de commémoration de l'abolition de l'esclavage ce 10 mai dernier. Je pense qu'on se trompe dans la critique : c'était aussi un moment de fierté pour une France qui, parmi les premières, a aboli l'esclavage. Bien que la réalité des colonies fut bien différente.
La véritable rupture, au-delà des critiques goguenardes à chaud, se mesurera aux politiques menées, et je vois 3 ruptures avec la pratique politique ancienne :
- Si les (vraies) réformes sont engagées, 1ère rupture possible.
- Dans un esprit de dialogue mais de fermeté à la place des consensus mous, 2ème rupture possible.
- Si elles vont dans un sens annoncé comme plus libéral, que cela inquiète ou que cela soit souhaité, 3ème rupture envisageable.
Les 100 prochaines journées seront très importantes pour le gouvernement en place. S'il veut mener la rupture prônée, il lui faudra veiller à ce que ce passage ne laisse personne en cours de chemin. La mobilisation de la démocratie telle que nous l'avons vécue dernièrement l'exige ardemment.
TITEM
16:45 Publié dans Retour de manivelle : politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, Gouvernement Fillon
17/05/2007
3ème journée mondiale contre l'homophobie : quelle utilité ?
Pourquoi une journée mondiale contre l'homophobie ? C'est ce que certains ont pu se demander l'année dernière lorsque j'en parlais. Un internaute réagissait même en s'interrogeant de façon faussement ironique "On a bien la fête des mères, pourquoi pas celle des tantes ?". Ce triste et subtil humour montre l'utilité d'une telle journée d'information...
Pourquoi une journée mondiale contre l'homophobie, c'est la réponse à laquelle le juriste Daniel Borillo (voir ici son dialogue avec les internautes du Monde) a tenté de répondre à l'occasion de cette première occurence en France en 2005. Aujourd'hui voit donc la 3ème journée mondiale contre l'homophobie. Cette "IDAHO" (International Day Against Homophobia) est organisée par une cinquantaine de pays, tous les 17 mai, pour célébrer l'initiative de l'OMS, qui le 17 mai 1990 supprima l'homosexualité de la liste des maladies mentales.
Quelle utilité en effet alors qu'en France, on a le PACS ? Outre que ce dernier ne garantit pas une égalité formelle des droits (mais c'est un autre sujet...) il n'en va pas de même dans d'autres pays. Dans 85 pays, l'homosexualité est un crime. Dans 9 d'entre-eux, il est même passible de la peine de mort. L'Iran n'a pas hésité d'ailleurs a pendre deux adolescents le 19 juillet 2005. Des escadrons de la mort ont assassiné près de 2000 homosexuels en 25 ans au Brésil. Les gouvernements africains adoptent des législations de plus en plus sévères à l'encontre des homosexuels...
Une homophobie qui s'est également manifestée tout au long de l'histoire, mais de manière plus violente : les triangles roses envoyés dans les camps nazis aux méthodes médicales anglosaxonnes (thérapies hormonales ou trépanations) pratiquées de façon peu scrupuleuses sur des patients considérés comme "malades". Avec une efficacité nulle : l'homosexualité est un trait de caractère, une part de l'identité, qui ne s'efface pas d'un coup de pommade.
Et nos sociétés ne sont pas en reste à notre époque : remarques blessantes au sein des familles qui veulent faire "changer" leurs proches, remarques blessantes à l'école alors qu'un enfant homosexuel commet en moyenne 7 à 13 fois plus de tentatives de suicide, ou dans le monde du travail. Les gays peuvent se sentir humiliés, isolés face aux réactions de rejet.
Ces comportements sont régis par un seul sentiment : l'intolérance. Une peur et une méconnaissance d'autrui que rien
ne justifie. Car aussi naïf que cela puisse paraître, il s'agit avant tout d'une relation de complicité entre deux êtres ayant leur sensibilité propre. Aucune raison donc de ne pas mener une vie heureuse !
Aussi cette journée mondiale contre l'homophobie est-elle utile, à n'en pas douter, et aussi longtemps que ne seront pas marginalisées ces comportements indignes. D'une part pour inciter les organisations internationales à adopter une résolution visant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, combat mené par l'universitaire Louis-Georges Tin, de l'IDAHO.
D'autre part, pour éduquer les gens et les éveiller à la différence. C'est d'ailleurs le mot d'ordre de cette année en France : "Non à l'homophobie, oui à l'éducation". A ce titre on peut noter l'avance du Canada, de la Belgique et de l'Espagne, où les pouvoirs publics abordent ces questions de façon pragmatique. Nos voisins belges ont même réalisé un document très intéressant à destination de ceux qui travaillent avec les enfants : Combattre l'homophobie ; pour une école ouverte à la diversité.
On peut regretter pourtant le manque de relais, notamment en terme d'images, de cette manifestation. Mais que cela ne vous empêche pas d'aller au devant des choses, d'engager des discussions autour de vous, de suivre des conférences...
TITEM
08:00 Publié dans Au quotidien... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Homosexualité, Homophobie, Histoire
16/05/2007
La socialiste Najat Azmy définitivement investie après des mois de polémique
Fin d'un feuilleton riche de multiples rebondissements... On serait presque déçu ! Lors du conseil national du Parti Socialiste le samedi 12 avril, c'est finalement bien Najat Azmy qui a été investie. La polémique couvait depuis près d'un an. Conseillère municipale de Roubaix, proche de Vincent Peillon et de Ségolène Royal, Najat Azmy est tout d'abord désignée lord du congrès du PS du 1er juillet 2006 candidate à la députation dans la 10ème circonscription du Nord. Vice-présidente des "Marianne de la diversité" pour la région Nord-Pas-de-Calais, elle représente aussi à ce titre un signe d'ouverture à la diversité pour le Parti Socialiste.
Mais dans cette circonscription, on ne voit pas d'un bon oeil ce que l'on dénonce comme un "parachutage". Sylvie Boudry, conseillère municipale de Tourcoing, est chargée par les militants du PS local de les représenter lors de l'élection législative. Ancienne candidate dans la 9ème circonscription du Nord, elle avait obtenu 18.33% face à l'UMP Patrick Delnatte, élu dès le 1er tour avec 56,41% des voix.
S'en suit une querelle de légitimité, entre les deux appareils socialistes. Une querelle qui se poursuit dans la presse locale, les réunions de comité, voire sur le blog de Najat Azmy, où elle débute sa campagne et se fait connaître dès le mois de septembre 2006. Avec un avantage pour elle : le soutien confirmé de l'appareil qui distribue les précieuses investitures. Les militants l'accusent de les ignorer, mais font savoir qu'ils n'ont aucunement l'intention de la soutenir. Sylvie Boudry quant à elle, même une campagne "transparente" : pas un signe d'existence aux électeurs, son site Internet n'ouvrait qu'au milieu du mois d'avril, alors que tout semblait joué pour Najat Azmy...
Petites combines politiciennes entre amis
Car la belle aventure a bien failli tourner court récemment, au terme d'un ultime rebondissement. A la recherche d'un accord avec le parti des Verts, le PS pense un temps leur accorder la 10ème circonscription, à la condition que le candidat écologiste prenne pour suppléante... Sylvie Boudry ! Najat Azmy aurait donc été purement et simplement écartée, au terme d'un accord électoral décidé là encore en haut lieu. C'est faire peu de cas pour nous autres habitants de la 10ème circonscription. A ce titre, je précise que j'ai jamais été choqué par l'investiture de Najat Azmy. Un "transfert" de Roubaix à Tourcoing n'est pas à proprement parler un "parachutage"...
En outre, cela aurait constitué un pas en arrière pour le Parti Socialiste, qui avait insisté pour présenter des candidats issus de la diversité. Si Najat Azmy a été finalement épargnée, cet accord électoral ayant été rejeté par Les Verts qui préseteront des candidats dont presque toutes les 577 circonscriptions, il n'en va pas de même pour d'autres candidates issues de la diversité (cf. ce billet).
Aux dernières nouvelles, c'est finalement Marie Deroo, conseillère générale de Tourcoing Nord, qui sera la suppléante de Najat Azmy, alors que son mari, Jean-Luc Deroo, était pressenti pour être le suppléant de Sylvie Boudry. L'objectif est clair : tenter de convaincre les militants de soutenir la candidature de Najat Azmy pour ce dernier mois de campagne.
TITEM
17:55 Publié dans 10ème circonscription Nord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, PS, Elections législatives 2007, 10ème circonscription Nord, Azmy, Tourcoing
11/05/2007
La VIème République selon François Bayrou
![]()
Chronique diffusée lors de l'émission Des Hauts et Débats du mercredi 9 mai 2007 : "Faut-il brûler la Vè République ?"
Alors certes François Bayrou n’est pas parvenu à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle, mais avec 6,8 millions d’électeurs et dans l’attente des élections législatives, on peut penser que le candidat du centre va encore chercher à faire valoir auprès des Français, du PS et de l’UMP, sa « refondation démocratique ». J’en veux pour preuve le nom du nouveau parti qu’il a l’intention de créer : le Parti Démocrate. Son constat est simple : la Vè République est épuisée, les pouvoirs sont confisqués par un petit nombre et les Français, jusqu’alors exclus, exigent d’être de nouveau au centre du débat.
Dans son programme, il proposait une révision constitutionnelle, évidemment adoptée par référendum. Parmi ses propositions :
Un président responsable qui assume et rend des comptes régulièrement aux Français. Pour François Bayrou, il faut que les responsables politiques soient effectivement responsables, et que la séparation des pouvoirs soit effective. Ainsi, le Président, chef du gouvernement, détermine et conduit la politique de la nation. Le Premier Ministre redevient le premier des ministres, qui organise et coordonne. Nulle part il ne pose clairement la question d’une éventuelle responsabilité du Président devant l’Assemblée.
Toujours dans cette idée de séparation effective des pouvoirs, François Bayrou souhaite un Parlement représentatif de la diversité française, qui légifère et contrôle vraiment. C’est vraiment le cœur de sa réforme, comme l’Assemblée Nationale représente le cœur de notre démocratie. Il part du constat que la droite, disposant de tous les pouvoirs (l’Elysée, Matignon, la majorité absolue au parlement bien que ne représentant pas l’ensemble de l’opinion des Français) n’est même pas parvenue à imposer le travail le lundi de pentecôte ou le CPE.
Il propose l’instauration de la proportionnelle pour la moitié des sièges des députés, afin de mieux représenter les femmes, les origines et les grands courants politiques, mais également des représentants des Français de l’étranger, élus au suffrage direct. Il n’y aura plus de cumul des mandats pour les députés, qui seront tenus d’assister aux débats, et plus seulement quand les caméras de France 3 seront présentes. Leur vote devra être personnel et public : François Bayrou oppose la liberté de conscience à la consigne de vote partisane. Au risque d’instabilité répond ici un Parlement plus exigeant et plus représentatif des Français. Les députés auront droit à un plus grand pouvoir d’enquête, et maîtriseront l’ordre du jour : il s’inquiète que le Parlement ne soit devenu qu’une chambre d’enregistrement, qui ne fait pas entendre sa voix. Et dans le même esprit il propose la suppression des possibilité de « passages en force » : suppression du 49.3, du vote bloqué et des ordonnances sur les sujets importants.
L’autre pilier de sa réforme constitutionnelle, c’est l’indépendance du pouvoir judiciaire… Mais là on touche à un autre vaste débat.
François Bayrou propose enfin la mise en place de contre-pouvoirs puissants. Il se prononce en faveur de l’élection des membres des grands corps de contrôle (Conseil Constitutionnel et Conseil Supérieur de l’Audiovisuel notamment) à la majorité des deux tiers, afin d’éviter la logique des nominations de complaisance. Nul doute qu’à ce sujet la nomination de Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac et proche de celui-ci, à la Présidence du conseil Constitutionnel a dû le froisser.
Enfin, François Bayrou propose une plus grande participation des Français, et souhaite notamment les solliciter plus fréquemment par le biais du référendum, leur permettre de saisir directement les autorités de contrôle (cela signifie-t-il la saisine du Conseil Constitutionnel par les citoyens ? on l’ignore…). Il souhaite encore rendre le vote obligatoire et reconnaître le vote blanc comme un suffrage exprimé, afin de tenir compte de toutes les opinions, y compris de ceux qui ne veulent pas s’exprimer, et ce pour toutes les élections.
Plus curieux, sur son site Internet, mais il n’en reparle pas dans son programme, il indique que « rien ne justifie la présence de seulement deux candidats au second tour de l’élection présidentielle » et que si l’on avait instauré un seuil de qualification à l’élection présidentielle comme pour les autres élections, l’élection de 2002 aurait été différente. Celle de 2007 aussi, sans doute, et cela l’aura arrangé.
TITEM
18:00 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Droit, Bayrou, UDF, France
10/05/2007
Les médias absents de la fête de l'Europe
Obnubilés par la croisière de Nicolas Sarkozy sur le yacht de Vincent Bolloré, suite à son éléction, les médias en auraient totalement oubliés de parler des vrais sujets, ceux qui, à défaut d'intéresser les Français, devraient être abordés. Alors peut-être que je vous l'apprends, mais hier, le 9 mai donc, c'était ... la fête de l'Europe !
Pas un reportage, si peu d'articles de presse ou de commentaires à la radio, à propos de la fête de l'Europe qui fêtait cette année ces 50 ans ! L'Europe, à laquelle nous appartenons, qui règle notre quotidien (sans il est vrai que l'on s'en aperçoive, grâce à laquelle nous devrions être plus fort à 27 que seul. Pas un mot. Ah si : pour présenter l'Europe sur un mode dépréciatif en annonçant les risques de sanctions contre la France si elle n'ouvre pas le livret A à la concurrence.
Que signifie ce quasi-silence ? Que les quelques jours de repos de notre futur Président de la République sont plus intéressantes que l'avenir de l'Europe et des Européens ? Dans ce cas, je plains notre pays qui subit cette peoplesation de la politique et cette course au sensationnel au détriment de l'analyse.
Cela signifie qu'aucune fête d'envergure n'a été prévue ? C'est possible, mais cela dispensait-il de dire pourquoi, et quels sont les projets du futur président de la République pour relancer l'Europe ? A ce titre, il aurait été tout à fait intéressant de parler davantage de la réaction du Président de la Commission constitutionnelle au Parlement Européen, le social-démocrate Jo Leinen (voir cet article). Ce dernier a estimé que "le mini-traité européen proposé par Nicolas Sarkozy est inacceptable". Il a ajouté qu'il n'accepterait aucun régression en matière de démocratie, de transparence... et dénonce les tentatives de "pinaillage". Ce n'est d'ailleurs pas tant une réponse à Nicolas Sarkozy en particulier qu'à l'ensemble de nos hommes politiques, qui croient que l'on va pouvoir renégocier une constitution issue d'un difficile compromis après des années de tractations. Et surtout, on semble trop souvent l'oublier, alors que 18 pays, soient les 2/3 des Etats-membres de l'UE, ont approuvé ce traité constitutionnel !
Les hommes politiques en ont peu parlé pendant leurs campagnes respectives ? C'est vrai, mais si les médias n'en parlent pas eux-mêmes, que l'on ne s'étonne pas par la suite que les Français soient si mal renseignés sur l'Europe. Quand je vois la manière dont les européens s'intéressent à nous, et dont nous nous intéressons à eux, le fossé se creuse. Et je ne trouve pas cela rassurant du tout.
"On a les médias que l'on mérite" me confiait récemment un blogueur. Les médias vont sans doute justifier leur fixation sur le séjour de Nicolas Sarkozy parce que "cela intéressait les Français, et il y avait une polémique à ce propos". Polémique qu'ils ont eux-mêmes créés par ailleurs, la plupart des Français considérant que cela relevait de la vie privée du futur Président. C'est donc à nous, lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, d'affirmer notre refus de cette tendance sensationnaliste des médias. A nous de faire savoir que ce dont on a envie que l'on nous parle n'est pas ce qu'ils croient, pas des informations pour l'audimat.
TITEM
PS : Nous sommes toujours à la recherche du plan B tant annoncé par les anti-libéraux !
16:00 Publié dans Médias, Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Médias, Europe, Droit, Sarkozy






