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26/04/2007
Les voyages d'études à l'étranger : grosse galère ou super expérience ?
Amis bloggeurs,
J'animerai sur Radio Campus Rennes les Matinales vendredi 27 avril, pour une émission consacré aux voyages d'études à l'étranger. Grosse galère ou super expérience ? En réalité, il s'agit de tout faire pur que ce voyage se transforme en super expérience, et pas en grosse galère !
C'est pourquoi l'un des animateurs de Radio Campus Rennes, Yvan, viendra parler de son expérience Erasmus à l'université de Salzburg (Autriche). Je recevrais également Hélène Grimbelle et Laurence Lefeuvre, de l'association "Jeunes à travers le Monde"qui propose des programmes et des aides financières pour les jeunes qui souhaitent réaliser une expérience professionnelle à l'étranger.
Année universitaire à l'étranger, stages ou "service volontaire européen", quels programmes pour quelles envies ? Comment bien planifier son voyage ? Quelles expériences en retire-t-on ?
N'hésitez pas à appeler au 02 99 33 9000 pour nous faire part de vos questions, voire de vos expériences, et ce (petite nouveauté) tout au long de l'émission !
L'émission est écoutable sur la fréquence 88.4 FM ou sur le site de Radio Campus Rennes : http://www.radiocampusrennes.fr
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25/04/2007
Les bébés du double espoir, un cas de conscience de la bioéthique
Chronique diffusée le mercredi 25 avril lors de l'émission Des Hauts et Débats : les biotechnologies menacent-elles la nature humaine ?
On les appelle aussi les bébés-médicaments, un terme que récuse bien volontiers le généticien Axel Kahn, mais force est de constater que l’expression et la connotation qu’elle suscite, ont frappé les médias comme nos esprits. Au-delà de la polémique sémantique se pose un réel cas de conscience pour la bioéthique, définie comme la recherche de normes morales applicables à la recherche biologique et à tout ce qui concerne les manipulations techniques du vivant.
Un bébé médicament est donc un enfant conçu en deuxième couche dans le but de sauver un frère ou une sœur aîné(e) souffrant d’une maladie grave. La conception est assistée d'une sélection d'un embryon sain et génétiquement compatible avec son aîné atteint d'une maladie grave, afin, par exemple, de permettre, après sa naissance, une greffe de sang du cordon ombilical ou de moelle osseuse ultérieurement. C’est un bébé-médicament dans le sens où il vient soigner son aîné, mais c’est aussi celui du double espoir : car en plus de cette fin thérapeutique, les parents mettent en mondent un heureux événement, sain.
Le cas le plus médiatique le plus connu est certainement celui de la petite Molly, en Angleterre. Atteinte d’une maladie génétique (l’anémie de Fanconi) se traduisant par une insuffisance de production des éléments de la moelle, de multiples anomalies physiques entre autres. Les gènes responsables de cette maladie sont connus.
Les parents de Molly sont deux porteurs sains de la maladie : leur ADN porte un allèle (une variante d’un gêne) malade, et c’est la combinaison des deux qui risquent d’entraîner la maladie. Depuis quelques années déjà, un DPI (diagnostic préimplantatoire) permet, en observant l’ADN d’un embryon fécondé in vitro, de s’assurer que l’enfant conçu n’est pas malade. Certains intellectuels, scientifiques, philosophes ou théologiens, s’inquiétaient notamment de cette prétention de l’homme à rivaliser Dieu en jouant à l’apprenti sorcier, et en ne laissant pas faire la nature. Je vous rappelle notamment la polémique lancée par l’évêché du Var, repris par Mgr André Vingt-Trois à propos du Téléthon.
Dans le cas de Molly, il s’agissait d’aller plus loin. Il fallait non seulement que ses futurs frères et sœurs ne soient pas malades, mais qu’il puisse encore soigner leur sœur ! Il fallait donc vérifier la compatibilité immunologique des embryons avec l’organisme de Molly, les trier, et les réimplanter dans l’utérus de la mère de Molly. 9 mois plus tard naissait Adam.
En France, cette technique du bébé-médicament est autorisée depuis la loi bioéthique d’août 2004, confirmée par un décret d’application le 23 décembre 2006. C’est l’agence de la biomédecine qui délivre les autorisations, selon des critères stricts : consentement écrit du couple, maladie mettant en jeu le pronostic vital et incurable hormis par une greffe provenant d’un proche à naître…
Et c’est là que ces bébés du second espoir posent un vrai cas de conscience à la bioéthique. Peut-on moralement, éthiquement, concevoir qu’un enfant serve de « médicament » à un autre être humain ? On peut dans un premier temps se demander si un parent serait suffisamment cynique pour vouloir la naissance d’un enfant non pour sa
personnalité mais ses organes. Et de rappeler ces quelques mots de Kant : « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne qu'en la personne de tout autre toujours un même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen. » Alors certes, nous sommes des individus, autonomes, mais nous sommes aussi un moyen. Si nos parents nous ont donné la vie, ce n’est pas seulement pour le plaisir de procréer, mais aussi celui de nous éduquer, nous voir grandir.
Encore faudrait-il rappeler ces propos glaçants du biologiste Henri Atlan : « Je suis pour la création de clones sans cerveau […] c’est une espèce de système vivant dans lequel les organes peuvent se développer ». Après l’esclavage et l’homme-machine, l’homme-simple outil, pièce de rechange ? Toujours plus loin dans la déshumanisation…
Un autre problème est celui du risque pour l’enfant-médicament, s’il apprenait son destin, et pire encore, s’il advenait qu’il n’était pas parvenu à sauver son frère ou sa sœur.
Dans ces débats bioéthiques qui touchent au cœur même de l’essence de l’homme, il n’y a plus qu’à espérer de nouveaux progrès de la science vers une thérapie ne mettant pas en jeu l’embryon, homme en puissance, en devenir, mais des cellules-souches provenant du donneur lui-même.
TITEM
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23/04/2007
Les électeurs UDF plus que jamais sollicités
On les moquait de vouloir voter pour un candidat sans charisme, qui n'avait pas de programme si ce n'est celui de faire le jeu des extrêmes en prônant la fin de la bipolarisation de la vie politique. On leur diagnostiquait un utopisme gentillet qui signifierait - non vous imaginez ?? - que les hommes de gauche et de droite travaillerait ensemble, comme cela se fait dans d'autres pays européens. On rigolait quand il annonçait qu'il pouvait concurrencer les candidats des deux partis majoritaires.
Au final, François Bayrou recueille 18.57% des suffrages exprimés, multipliant par 2.5 son score de 2002. Ce sont quasiment 7 millions de Français qui ont voté pour lui (6.820.914 exactement, plus que Jacques Chirac en 2002, 3.7 fois plus que ce qu'il avait eu en 2002). Un score que tous saluent aujourd'hui. François Bayrou est parvenu à faire émerger un centre "large, fort et indépendant" : le 3ème parti en France, devant le Front National, ce dont tous les démocrates se réjouiront. Bien que les médias parlent de la rebipolarisation de la vie politique française, le score de François Bayrou, son audience, ne sont pas négligeable. D'ailleurs, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et leurs états-majors l'ont bien compris, et multiplie les gestes bienveillants à l'égard de l'électorat centriste.
François Bayrou était le candidat "sans programme" selon DSK ? Voilà que Jean-Louis Bianco trouve un certain nombre de points d'accord entre le programme du candidat UDF et Ségolène royal. François Bayrou était "le pire de tous" selon Simone Veil ? François Fillon trouve lui aussi des convergences dans les programmes de Nicolas Sarkozy et François Bayrou, et rappellent les liens passés entre l'UDF et l'UMP. De telles démonstrations, dont on sent bien les motivations électoralistes, font sourire : voilà que l'action centriste prend de la valeur !
Mais c'est de bonne guerre... et je l'accepte car je suis fair-play. Au lendemain des résultats, plusieurs de mes amis - y compris des non-centristes- m'ont demandé ce que j'allais faire, et ont même tenté de me convaincre de voter qui Royal, qui Sarkozy. Aussi je vais vous mettre à l'aise : je ne sais pas. Je refuse de me prononcer sur tel ou tel candidat, qui ne représente pas pour moi le projet nécessaire pour la France.
Certains UDF ont arrêté leurs choix : certains voteront blanc ou nul. D'autres retourneront d'où ils sont venus : auprès de Ségolène Royal, ou voteront pour la candidate socialiste par rejet de la personnalité anxiogène de Nicolas Sarkozy. D'autres enfin voteront Nicolas Sarkozy, qui semble - et je ne pense pas faire preuve d'un écart subjectif en affirmant cela - nettement plus serein et confiant que Ségolène Royal, et dont le programme, ouvertement libéral, semble constituer une nouveauté dans le paysage politique français. (Sur ce point, certains pourraient faire valoir que je minimise l'action libérale menée par d'autres gouvernements précédents, mais les observateurs étrangers s'accordent à dire que Chirac est un homme de centre-droit, Sarkozy un libéral-conservateur).
L'enjeu actuel n'est pas au 2ème tour de l'élection présidentielle. Il se situe après, pour les législatives. L'UDF a tout intérêt à ne pas donner de consigne de vote, et j'espère que François Bayrou n'en donnera pas. Soutenir Royal, ce serait décevoir les déçus du sarkozysme qui sont venus vers l'UDF, et ce serait se mettre en opposition directe avec les candidats UMP. Soutenir Nicolas Sarkozy, c'est défaire tout le travail d'indépendance effectué par l'UDF, et décevoir les déçus du royalisme. Certains parlementaires ont d'ores et déjà annoncé leur ralliement à Nicolas Sarkozy, moyen pour eux de sauvegarder leurs postes.
Tout l'enjeu pour l'UDF est de conserver le dynamisme encore fragile lors de ce premier tour des élections
présidentielles. Si le PS et l'UMP tente de monnayer leurs voix, ce n'est pas seulement pour remporter l'élection présidentielle, c'est également pour fragiliser la nouvelle base socio-démocrate de l'UDF sur laquelle doit se créer un nouveau parti. C'est pourquoi l'UDF a tout intérêt, pour conserver une audience forte en toute indépendace, à concentrer sur ses électeurs sur le prochain enjeu : les élections législatives. C'est le seul moyen pour l'UDF de transformer l'essai de construction d'un grand parti centriste, à l'image des libéraux anglais, de la Marguerite italienne ou du Zentrum allemand.
Toute alliance signifierait rupture de la dynamique indépendantiste, et rupture avec les valeurs de liberté portée par l'UDF. La liberté de ne pas s'exprimer en fonction d'intérêts partisans, ou de l'envie de strapontins politiques.
TITEM
23:35 Publié dans Retour de manivelle : politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections présidentielles 2007, Bayrou, UDF
Elections présidentielles 2007 : vers un changement de la politique en France ?
Les Français ont donc fait leur choix, et l'élection présidentielle, comme à chaque fois, a livré son lot de surprises. Une élection très particulière puisque pour la première fois, ni le Premier Ministre, ni le Président en exercice se sont présentés. Pour la première fois également, l'un des grands partis présente une femme. Ces résultats n'ont pas manqué de commentaires et il faudra sans doute quelques temps pour bien en comprendre tous les enjeux. Mais je tiens à livrer ici mon sentiment.
La première surprise de cette élection : le taux de participation. On savait les Français intéressés par cette élection en dépit de débats plutôt plats, l'abstention pour ce premier tour ne s'élève qu'à 16.22%, un taux qui n'avait pas était atteint depuis 1974 (15.8%). Il serait intéressant de savoir vers qui se sont tournés ces électeurs supplémentaires. Une bonne nouvelle pour la démocrate dans tous les cas, à l'heure où certains parlaient de la France comme d'une "démocratie d'abstention".
L'autre surprise - si l'on peut dire - ce sont les excellents scores de Nicolas Sarkozy (31.18%) et de Ségolène Royal (25.87%), les deux prétendants à l'Elysée qui s'affronteront au 2ème tour le 6 mai. Non pas que les sondages se seraient trompé (ce serait même le contraire) : mais ces pourcentages prennent une toute autre dimension si on prend en compte le nombre de bulletins de vote .
11 450 302 pour le candidat de l'UMP, soit près de 2 fois plus que Jacques Chirac en 2002, ce qui traduit un véritable vote d'adhésion en sa faveur. Il est sans conteste le candidat qui ne laisse pas indifférent : on l'adule ou on le craint. Il est en tout cas parvenu à conserver sa première place quasiment de bout en bout de la campagne, qu'il aborde avec confiance. Des résultats qu'un candidat de droite n'avait pas retrouvé depuis fort longtemps, mais diffilice à mettre en comparaison vu que le nombre de votants a bien évidemment augmenté.
9 501 295 pour la candidate du PS, c'est là encore près de 2 fois plus que Lionel Jospin en 2002. Elle égale en pourcentage François Mitterand en 1981. Elle est parvenu à conjurer le sort du 21 avril 2002 qui vit l'élimination de Lionel Jospin, et à faire taire ceux qui ne la voyaient pas au second tour. Mais c'est sans doute moins sa personnalité, qui a joué que le fameux "vote utile"... dont je ferais état plus tard. ![]()
En 3ème position, on retrouve comme prévu le candidat de l'UDF, alors même qu'un sondage CSA post-campagne (samedi 21 avril) le plaçait en 4ème position. Parti de 6% au début de l'année, François Bayrou obtient 18.5% des voix, soit 2.7 fois plus qu'en 2002, mais surtout 6 820 914 de voix, soit 3.5 fois plus qu'en 2002, un nombre de bulletins supérieur à Jacques Chirac en 2002 ! Le candidat centriste est apparu souriant, satisfait du résultat obtenu bien qu'espérant parvenir au 2nd tour. Pour lui, sa réussite est d'avoir fait apparaître un "centre large, fort et indépendant". Un tel score le place en arbitre du second tour, et déjà, les démonstrations de sympathie à gauche comme à droite pour récupérer son électorat, voire un soutien verbal de François Bayrou se font jour. Pour autant, si les jeunes ont majoritairement intégré récemment le parti centriste, François Bayrou fait surtout un beau score parmi les plus de 55 ans, et il n'est pas parvenu à attirer les sympathies de l'électorat populaire.
Saluons le fait que le 3ème parti de la France ne soit plus le Front National, mais un parti démocrate. L'autre surprise du jour, mais qui s'explique aisément par l'effet automatique d'une forte participation (comme je l'avais démontré ici), c'est la chute de Jean-Marie Le Pen : il n'obtient que 10.44% des voix, son plus mauvais score. Avec 3 835 029 bulletins à son nom, il perd même presque 1 million de voix. Grand perdant (et mauvais perdant) de cette élection : il accuse Nicolas Sarkozy de lui avoir voler ses électeurs, et tous d'avoir piqué ses idées. Mais le million de voix perdu par Jean-Marie Le Pen ne suffit pas à expliquer le score de Nicolas Sarkozy. Le Président du FN joue les Cassandre en annonçant les cinq années de malheur à venir, et plaint les Français qui vont se faire "cocufier". On appréciera la remarque... En tout cas, la prochaine réunion du Front National s'annonce houleuse, et la passation de pouvoir avec sa fille Marine Le Pen, sa directrice de campagne, critiquée pour avoir trop joué sur le côté populaire pourrait être plus difficile que prévue.
Au-delà, c'est la débâcle. Aucun candidat ne parvient au seuil de remboursement des frais de campagne, fixé à 5% des suffrages exprimés. Seul Olivier Besancenot, avec 4.05% des voix, tire son épingle du jeu. Le "vote utile" et le syndrome du 21 avril ont eu un effet dévastateur sur les votes à gauche : le PCF et Marie-George Buffet enregistrent leur plus mauvais score de leur histoire : 1.93%. José Bové avec 1.32% des voix n'est pas incarner le vote anti-libéral et non partisan. Pour sa dernière campagne, Arlette Laguillier ne recueille que 1.33% des voix, son plus mauvais score, et perd 1.2 millions de voix par rapport à 2002. Lourd revers enfin pour Dominique Voynet : les verts, avec 1.57% des voix, perdent eux aussi près d'1 million de voix. Gérard Schivardi arrive en dernière position avec 0.34% des suffrages.
Au final le vote utile a donc considérablement joué. Mais Ségolène Royal a grillé une cartouche qui risque de se retourner contre elle : elle dispose d'un très faible réservoir de votes pour le 2ème tour. Pour s'assurer une victoire, elle va devoir impérativement rechercher les voix du centre. Les partis de gauche ne recueillent en effet que 36% des suffrages.
A droite enfin, Frédéric Nihous perd son pari de dépasser les verts :il arrive 11ème avec 1.15% des voix. CPNT perd 800.000 voix. "La ruralité d'abord" n'a pas convaincu. Enfin, Philippe de Villiers n'est pas parvenu à être la surprise qu'il annonçait, ni à représenter une alternative entre la droite traditionnelle et la droite nationale : il ne recueille que 2.23% des suffrages.
Les médias annoncent, et semblent même se féliciter, du retour de la bipolarisation de la vie politique française. Ce jugement prête à débat : François Bayrou représente tout de même 18.5% de l'électorat ce qui est loin d'être négligeable, d'ailleurs les médias ne manquent pas de rappeler que même en position d'arbitre, il est la clé du 2nd tour. En outre, cette bipolarisation devrait interroger les journalistes : de 40% des suffrages en 2002, les trois partis démocrates majoritaires (PS, UDF, UMP) recueillent maintenant 75% des suffrages ! Est-ce à dire que les Français se sont réconciliés avec les grands partis, qu'ils ont le sentiment qu'ils vont répondre à leurs attentes ? Cette réaction pour empêcher Le Pen d'arriver une nouvelle fois au second tour s'est traduit par "un vote utile" lequel ne reflète pas réellement l'opinion des Français. Mais ces derniers sont loin d'avoir signé un chèque en blanc à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et n'hésiteront pas à faire entendre leurs désaccords, faute d'avoir pu le faire dans les urnes.
TITEM
22:15 Publié dans Retour de manivelle : politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections présidentielles 2007, Médias, France, Bayrou, Royal, Sarkozy
Merci François Bayrou !
Bayrou: discours du 22 avril
Vidéo envoyée par bayroufr

Discours de F.Bayrou quelques minutes après le résultat de l'élection presidentielle.
"J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.
C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.
Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.
Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.
Je vous remercie"
François Bayrou a obtenu 6.820.914 voix, ce qui représente 18,57% des suffrages exprimés. Il obtient 1,2 millions de bulletins de plus que Jacques Chirac en 2002.
En 2002, il avait obtenu 1.949.219 voix ce qui représentait 6,84% des suffrages exprimés. Il a donc multiplié son score brut par 3,5, son score pourcentagé par 2,7.
Aujourd'hui, nous pouvons être fier de ce résultat, alors que les Cassandre nous promettaient un destin à la Chevènement. Même si l'on peut regretter de ne pas être présents au 2nd tour : nous y serons d'une manière ou d'une autre, tant les démarches pour tenter de récupérer les voix de l'UDF vont être grandes de la part des deux partis vainqueurs. A nous de faire preuve de mémoire au moment de faire un choix, et de nous réunir pour nous faire entendre à nouveau aux législatives, aux municipales, et de poursuivre cette dynamique.
Merci à François Bayrou d'avoir su porter les espoirs des Français et des militants jusqu'au bout, d'avoir été cohérent avec ses valeurs jusqu'au bout.
TITEM
13:25 Publié dans Retour de manivelle : politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections présidentielles 2007, UDF, Bayrou
22/04/2007
Emission spéciale élections présidentielles sur Radio Campus Rennes
A l'occasion de ce premier tour de l'élection présidentielle, Radio Campus Rennes organise une émission spéciale, préparée par les équipes de Des Hauts et Débats et A gauche à droite. Suivez en direct les résultats dès 20h sur 88.4 FM ou http://www.radiocampusrennes.fr. L'émission débutera dès 19h par des analyses de la campagne électorale en compagnie d'uiversitaires. Après la proclamation des premiers résultats, vous pourrez entendre les réactions à chaud de personnalités politiques locales, et mesurer l'ambiance dans les QG de campagne.
L'émission spéciale présidentielle, c'est en direct sur Radio Campus Rennes, ce dimanche de 19h à 21h30 !
11:55 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Elections présidentielles 2007
21/04/2007
Ensemble c'est tout
La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit. Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle. Leurs doutes, leurs chagrins, c'est ensemble qu'ils vont apprendre à les adoucir, pour avancer, réaliser leurs rêves. Ils vont se découvrir et comprendre qu'ensemble, on est plus fort.
Comédie-dramatique française de Claude Berri
2007 ; 1h37
Avec Audrey Tautou (Camille), Guillaume Canet (Franck), Laurent Strocker (Philibert), Françoise Bertin (Paulette)
Cela faisait maintenant des mois que je n'avais pas été au cinéma... Et je n'ai pas été déçu de cette soirée ! Un film qui me fait penser à Fauteuils d'orchestre, où l'on suit les histoires mêlées de plusieurs personnages qui cherchent un nouveau sens à leur vie.
Dans un monde où les individus se croisent sans se dire bonjour, Camille et Philibert vont se serrer les coudes. Ils embarquent avec le taciturne colocataire de Philibert, Franck, les nerfs à vif depuis l'accident domestique de sa grand-mère Paulette, qui n'attend qu'une chose, revenir chez elle aurpès de ses animaux.
Pour les ronchons, les fans de films sanguinolants, les sans-coeurs... Passez votre chemin, vous seriez exaspérés ! Ce film "déborde de bons sentiments"... et dans cette période de campagne électorale, un petit vent de fraîcheur, d'honnêteté, de solidarité est le bienvenu.
Les personnages sont sympathiques... dommage que l'histoire ne soit que trop prévisible. Une chose est sûre, cet été je m'attaque au roman homonyme d'Ana Gavalda dont est tiré ce film !
TITEM
18:50 Publié dans La dernière séance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Livres
20/04/2007
Revue des professions de foi des candidats
Chronique diffusée lors de l'émission des Matinales du vendredi 20 Avril
Plus que 3 jours pour faire votre choix si vous faites partie de ces quelque 20% d’indécis. Et pour vous convaincre, outre les meetings, les interviews dans les médias, les affiches électorales, vous avez tous reçus leur profession de foi. Tour d’horizon des 12 candidats à ce premier tour des élections présidentielles, par ordre alphabétique.
Un portrait très recherché : la main gauche ouverte recouvrant le poing droit fermé symbolisant la détermination et la sérénité, le regard posé : le candidat de l’UDF François Bayrou a la volonté de rassembler, « la France de toutes nos forces » (son slogan). L’alliance visible au doigt marque l’envie d’aller à la rencontre des électeurs avec son programme synthétisé en 18 points.
« Le facteur sonne toujours deux fois », débute ainsi Olivier Besancenot, candidat LCR. Avec une devise-slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits ». La photo demeure sobre mais le blouson en jean rappelle qu’il est le plus jeune candidat. Il souhaite mener une vraie rupture avec les politiques libérales de gauche et droite, et incarner la voix du peuple.
Syndicaliste, paysan, altermondialiste emblématique, José Bové n’affiche pourtant qu’une petite photo de lui, et développe largement son programme de lutte contre le libéralisme. Il insiste particulièrement sur le 22 avril, date où le rêve rejoint l’acte et le vote, car pour lui « un autre avenir est possible », et en dehors des partis, il est en mesure d’incarner ce rassemblement.
Lèvres aussi rouges que le fond de sa petite photo, Marie-George Buffet, la candidate du PCF souhaite battre la droite dure qui dure trop longtemps : Bayrou Sarkozy et Le Pen. Elle développe 7 raisons de s’opposer à eux, et 15 propositions pour mener une autre politique, anti-libérale. Elle s’adresse en particulier aux jeunes, rappelle les inégalités qu’ils subissent et la victoire contre le CPE.
Grande photo pour Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière, alors que les partis d’extrême-gauche ont tendance à insister davantage sur les mesures concrètes. Le visage a peu vieilli, le programme peu changé. 6 campagnes électorales, Arlette regarde à droite… vers l’avenir. Elle est consciente que le seul moyen de changer les choses, c’est de s’exprimer, dans les urnes et dans les rues.
Intéressante est la profession de foi de Jean-Marie Le Pen. Le bras gauche tendu, il semble guider une foule trouble en arrière-plan : cette majorité silencieuse et en colère et à laquelle il est attentif. Au recto, une affiche qui n’est pas sans rappeler l’appel du 18 juin 40. A situation exceptionnelle, homme providentiel. Et un slogan toujours ferme : la France et les Français d’abord.
Ne dites pas à Frédéric Nihous, le sourire franc encadré d’un bouc, qu’il n’est que le candidat des chasseurs, son parti, c’est Chasse Pêche Nature et Traditions, son slogan, « La ruralité d’abord ». Il représente les 80% du territoire oubliés des politiques. Aménagement du territoire, vision de la nature différente de l’écologie où l’homme et ses traditions sont centrales.
Une profession de foi largement commentée : celle de Ségolène Royal pour le PS. Un slogan ambigu : « La France Présidente » qui évoque la nation, un sourire qui n’est pas sans rappeler celui de la Joconde, elle propose des nouvelles règles du jeu pour que la France saisisse toutes ses chances, et développe 10 mesures exprimant ce qui va changer tout de suite.
« Ensemble tout devient possible » : le président de l’UMP Nicolas Sarkozy ne souhaite pas seulement incarner ce projet de rupture avec la fatalité, il a la volonté de faire changer les choses. « Je veux être » revient à 6 reprises. Debout devant un paysage de campagne, le buste droit, il se tient prêt. Une photo qui n’est pas sans rappeler celle victorieuse de Mitterrand en 1981.
Artisan maçon, Gérard Schivardi est soutenu par le Parti des Travailleurs mais n’est pas trotskyste, il est maire de Mailhac dans l’Aude, soutenu par des maires, et tous ceux qui pour défendre les communes, souhaitent rompre avec l’Europe de Maastricht (son leitmotiv) et prôner la défense du service public et la continuité territoriale. C’est la seule profession de foi entièrement en noir et blanc.
On pourrait l’appeler lui aussi dents blanches tant le sourire est franc. Le slogan est tout aussi direct : « fier d’être français ». Philippe de Villiers, du MPF insiste sur ses réalisations comme Président du Conseil général de Vendée, sa vision prophétique, ses soutiens. Patriotisme, identité, vitalité, liberté : 4 mots transversaux pour 10 priorités qu’il développe.
Enfin Dominique Voynet, la candidate des verts affiche sa confiance, bras croisés et sourire franc, avec en arrière-plan un fond… vert et notre planète. L’écologie semble intégrée par les Français, mais elle met en garde, la révolution écologique, c’est elle : pas d’écologie sans les écologistes. Elle développe largement son programme : 15 orientations, 50 propositions, ainsi que ses soutiens… dont celui de Nicolas Hulot.
Et maintenant, aux urnes, citoyens !
TITEM
15:55 Publié dans Mes chroniques à Radio Campus Rennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Radio Campus Rennes, Politique, Elections présidentielles 2007
Bilan de mon blog après 300 notes
Amis bloggueurs,
Bien que publiant cette note comme étant la 300ème dans l'ordre chronologique, je la rédige bien plus tard que prévu. En effet, tapée il y a quelques semaines, Blogspirit me l'a purement et simplement supprimé. Il serait peut-être bon de changer cela, car lorsque l'on est emporté par le flot de ses idées, on ne pense pas nécessairement à faire des enregistrements "brouillon". Voilà pour l'explication et le coup de gueule...
Depuis la création de ce blog en septembre 2005, soit il y a 20 mois, j'ai écrit près 300 notes, l'occasion de faire avec vous un nouveau bilan. Au 1er mai 2007 :
- 59143 personnes ont visité ce blog.
- ... commentaires ont été déposées.
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Chaque jour, vous êtes environ 275 à venir visiter ce blog. J'ajoute quà la fin du mois de mars, vous étiez souvent près de 500 à venir par jour. Depuis, le nombre a baissé mais je constate que le nombre de visiteurs uniques a augmenté, montrant une plus grande variété et fidélité des personnes, ce que le nombre de pages visitées en nette hausse confirme (de 17000 en février, à 27000 en mars puis 60000 en avril!).
Autant dire que je suis d'autant plus content de ces résultats que, vous l'aurez sans doute remarqué, j'arrive rarement à publier de manière régulière, bien que ne manquant pas d'opinions sur les sujets de société. Mais il me faut composer avec mes études, et ma vie sociale. Mais également, cela ne vous a pas échappé, composer avec mon activité d'animateur radio, dans laquelle je m'épanouis vraiment, et que j'ai plaisir à pratiquer. Le plaisir d'informer, de donner mon point de vue.
Ses derniers mois ont été marqués par la campagne des élections présidentielles. Et j'ai été frappé par l'approximation, le manichéisme et le manque de recul de certains, comparant ce qui n'était pas comparable, citant des références hors de leurs contextes... Une campagne également marquée par le recul du rôle du journaliste, laissant un peu plus de place aux citoyens que nous sommes, pour le meilleur comme pour le pire.
Et après ? Les médias traditionnels annoncent d'ores et déjà la mort programmée des blogs. Ils voudraient bien... Certes un certain nombre de blogs politiques, qui n'étaient que de simples relais des différents candidats et de leurs programmes, devraient s'éteindre après le 6 mai. Mais pour les autres ? Il nous reste encore à faire entendre nos idées pour les élections législatives. Il faudra également se montrer critique, vigilant, et exigeant face aux choix politiques qui nous seront proposés.
Une nouvelle étape pour nous tous. Pour ma part, ces prochains mois marqueront une autre étape, dont j'aurais sans doute l'occasion de vous parler bientôt...
Bien à vous,
TITEM
08:00 Publié dans Titem : le journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19/04/2007
La généalogie sarkozyste selon le Pen
"Pourquoi les juifs aiment Sarkozy et pour quelle raison ils le haïssent ? Sarkozy est juif par sa mère. Cela joue un peu en sa faveur, le fait qu'il soit juif du côté grec... mais il n'est pas juif du côté hongrois".
Jean-Marie Le Pen à propos de Nicolas Sarkozy
... No Comment !
18:35 Publié dans No Comment ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Elections, Le Pen, Sarkozy, Antisémitisme, Nationalité, FN





