03/05/2006
2005 : Année noire pour la liberté de la presse
Aujourd'hui mercredi 03 mai 2006, l'association Reporters sans frontières publie son rapport annuel sur l’état de la liberté de la presse dans le monde. Les résultats sont en nette dégradation, compte tenu de la situation internationale, sur fond de guerre en Irak et de montée de l'extrèmisme religieux. Pendant qu'en Europe on discute des limites de la liberté d'expression, on semblerait presque oublier que ce débat n'a pas lieu d'exister dans plus d'une centaine de pays, soit 1/3 de l'humanité.
- 63 journalistes et 5 collaborateurs des médias ont été tués en 2005. C'est le bilan le plus lourd depuis 1995, au moment des troubles en Algérie.
- 807 ont été interpellés.
- 1 300 ont été victimes d'agressions ou de menaces.
- Près de 2500 médias ont été victimes de censure.
Parallèlement à ses chiffres inquiétants, RSF publie une liste de 37 "prédateurs de la liberté de la presse". Parmi eux, on peut trouver Hu Jintao, Vladimir Poutine, Kim Jong-Il, Vladimir Loukatchenko, Mahmoud Ahmadinejab...
L'année 2005 fut très symbolique pour la liberté de la presse : entre les prises d'otages en Irak, et notamment celle de Florence Aubenas qui a tenu en haleine la France pendant des mois, mais aussi les attentats contre le journaliste libanais Samir Kassir... 2 exemples parmi tant d'autres de journalistes que l'on empêche de faire leur travail dignement. Même les cyber-journalistes font l'objet de plus en plus de menaces dans certains pays, et notamment en Asie.
Les pressions sont multiples : menaces, censures, arrestations, tortures, emprisonnement... voire pour certains, la mort. Les raisons le sont tout autant : une information monopolisée par l'Etat, l'obligation de ne pas critiquer un régime, une religion, une cause...
Ce qui est le plus frappant, c'est que cette liberté de la presse ne fasse pas l'objet d'auatnt de voeux qu'il serait nécessaire avec des pays qui sont pourtant des partenaires privilégiés : la Chine, la Russie, et dans une moindre de mesure l'Italie (où Berlusconi dirige les principaux canaux d'information).
Pourtant, le bilan n'est pas tout noir : dans certains pays, la liberté de la presse commence à devenir une réalité. C'est le cas de certains Etats d'Amérique Centrale, de quelques Etats africains...
Pour de plus amples informations, je vous invite à vous rendre sur le site de RSF (Reporters Sans Frontières).
Tous ensemble pour la liberté de la presse.
TITEM
17:06 Publié dans Retour de manivelle : international | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Actualités






Commentaires
sans aller bien loins...
l'italie berlusconienne est un bon exemple liberticide pour la presse
Ecrit par : roi bourdieusien | 03/05/2006
J'ajoute à cela que Simon V. s'est vu refuser un article polémique trop choquant au sujet du pape et de la religion catholique dans No Comment, le journal de notre ancien lycée (tu ne le connais pas, mais c'est le frère de Morgane)... Au final, il a dû être "amélioré", non au niveau du sens, mais seulement sur la forme.
Il est pourtant très intéressant, et je vous incite à le lire, puisqu'il a tout de même été mis en ligne sur :
http://zepilgrims.blogspot.com
Il s'appelle "Extrêmisme ?"
Et j'approuve à 100%.
Titem, si tu as l'occasion de le commenter, je crois qu'il va t'intéresser sur ce plan.
Ecrit par : Vianvian | 15/05/2006
J'irai le commenter dès que je pourrais m'accorder une petite pause. L'inconvénient du No Comment, c'est qu'il est sur la selette par les professeurs qui se sentent blessés dans leur orgueil dès qu'on parle d'eux.
Et cette censure qui contribue de fait à l'idée reçue que No Comment est un journal des profs, par les élèves.
Cela dit, j'ai toujours été très confiant en nos deux rédacteurs en chef pour savoir fixer les limites du tolérable.
Ecrit par : Titem | 15/05/2006
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