21/03/2006

Tombouctou, de Paul Auster

Willy erre dans Baltimore à la recherche de son ancienne institutrice car, avant de mourir, il aimerait lui confier son chien - le fidèle Mr Bones - et aussi l'oeuvre de sa vie : soixante-quatorze cahiers, et notamment les huit cents premiers vers d'une épopée inachevée, Jours Vagabonds. Mais Willy meurt sans avoir pu assurer l'avenir de ses écrits, et Mr Bones se retrouve seul, livré à lui-même, privé de ce maître qui fut pour lui le pivot et la raison d'être de l'univers. pour Mr Bones, c'est une évidence, Willy est désormais à Tombouctou, l'au-delà des bienheureux. Les harangues de Willy et les souvenirs que Mr Bones garde des méditations de son maître constituent la plus grande part d'une fable romanesque écrite avec un art de la narration qui, depuis son premier livre, a fait la réputation de Paul Auster.

Une histoire particulièrement originale : celle d'un chien conscient, pas comme les autres, qui se trouve du jour au lendemain sans cet homme qui faisait le centre de ses intérêts, son maître.

Un livre qui se lit avec délice. On s'attache vite à ce corniaud un peu désabusé mais plûtôt lucide sur sa condition de chien au-dessus du commun des autres chiens. Entre la peur de déplaire à son ancien maître, l'envie irrépressible de le rejoindre à Tombouctou et celle de survivre malgré tout, Mr Bones ne peut compter que sur son flair et ses derniers liens oniriques avec son cher maître poète-vagabond et fantasque.

TITEM

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