01/01/2008

Double déménagement pour "Titem"

35be78afb4a5250c3863ffaedc416b35.jpgAmis blogueurs,

L'aventure Blogspirit est bien finie en cette nouvelle année ! J'en profite également pour vous adresser mes voeux de bonheur.

Vous avez sans doute remarqué que ces dernières semaine, voire ces derniers mois, je me suis fait de plus en plus discret sur la blogosphère. Ce n'est pas du tout le fait que je sois blasé, bien au contraire... Il se trouve que j'ai été tout simplement occupé par la préparation de mon année d'études à l'étranger... et un changement de plateforme !

Car je vous écris en effet depuis Montréal, où je me trouve depuis le 6 septembre maintenant, afin de réaliser un stage de 6 mois au Journal Communautaire Le Monde. La troisième année d'études à Sciences Po Rennes, comme dans tous les autres IEP d'ailleurs, est en effet l'occasion pour ses étudiants de réaliser une "année de mobilité". 

Vous pourrez d'ailleurs retrouver mon carnet de voyage sur ce site : http://worldsabout.titem.fr

Voilà ce que j'appelle mon deuxième déménagement : j'ai en effet décidé de contiuner mon aventure de bloggueur sur une autre plateforme : Wordpress. Mon compte Blogspirit arrivant au bout de ses capacités. J'aurais donc passé un peu plus de deux ans, ici, avec vous, pour rédiger environ 370notes, qui ont généré un peu plus de 1000 commentaires. A ce jour, près de 150.000 personnes ont visité cet espace.

Pourquoi choisir Wordpress ? Grande capacité de stockage, large choix de modèles, pas de limites sur les applications à rajouter... Du moins lorsque l'on sait s'en servir. C'est ainsi que je remercie Marco de m'avoir aidé à la mise en place de ces blogs. 

Ces blogs ?? Oui, car il n'y aura plus un, mais 2 blogs, chacun traitant d'un domaine particulier pour une meilleure lisibilité.

http://retoursdemanivelle.titem.fr : C'est sur ce blog que je continuerai de donner mon opinion sur les thèmes et les événements qui font l'actualité : politique, société, médias... En France ou à l'étranger !

http://worldsabout.titem.fr : Mon blog perso et mon carnet de mon voyage : pour suivre mon parcours, ce que je lis écoute ou vois, que j'aime ou que je n'aime pas... 

Et toujours dans un esprit de tolérance, d'intelligence, et un minimum d'humour !

Pour centraliser tout cela, un portail, qui sera mis en place aussitôt la fin de sa conception, mais je vous livre dès à présent son adresse : http://www.titem.fr

En espérant vous trouver toujours aussi nombreux sur Wordpress avec moi,

Bien à vous,

TITEM

13/12/2007

De l'utilité de la visite de Kadhafi

Même ici à Montréal, on en entend parler. Et n'étant pas totalement coupés des médias français, j'ai bien l'impression que la polémique est forte. Informé par tel ou tel journal papier, radio ou TV, chacun a pu se forger une opinion. Je ne vous apporterai rien de nouveau hormis ma propre opinion.

Kadhafi & Sarkozy - femmesactuelles.com

Faire du commerce, oui. On ne peut pas prétendre ne commercer qu'avec les démocraties, régime politique qui est loin d'être la règle générale par le monde. Préférer la diplomatie, discuter avec tout le monde... à la rigueur.

Mais recevoir de cette manière-là un dictateur, lui dérouler le tapis rouge, assouvir le moindre de ses caprices, encaisser sans broncher ses leçons de morale (c'est l'hôpital qui se fout de la charité !) et ses mensonges éhontés (Plus c'est gros, plus ça passe : "Il n'y a pas d'élections en Libye car les Libyens se gouvernent eux-mêmes" ou "Il n'y a pas de prisonniers politiques en Libye")... Non, non et non ! Négocier des contrats commerciaux ne s'effectue pas en faisant l'économie de nos valeurs françaises, de la soif du respect des droits de l'homme !

Même si avant, d'autres Présidents de la Républiques ont reçu en grandes pompes des dirigeants peu recommandables, de façon à ce que nos valeurs n'apparaissent qu'en second plan. Même si l'homme en question semble collaborer pour lutter contre le terrorisme, et "bon prince" a "consenti" à libérer des otages accusés d'un crime dont il était conscient qu'ils n'en étaient pas coupable. Pas aussi rapidement ! On ne peut pas dire que le colonel Kadhafi soit réellement sur la voie de la démocratisaion.

5 jours de fanfaronnade et de lubies : est-ce donc le prix que la France doit payer ?

Plus grave encore à mes yeux, car cela concerne directement ceux qui nous gouvernent, ceux que l'on a élu. Ceux qui hier applaudissaient Nicolas Sarkozy lorsqu'il déclarait qu'il mettrait fin à la diplomatie de complaisance, et qui aujourd'hui justifient sans sourciller l'accueil du dictateur libyen.

Ainsi lors de son discours d'investiture comme candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy déclarait :

 

 

"Je vous le dis parce je le crois au plus profond de mon cœur, je ne veux pas, je ne crois pas à ce que l’on appelle la realpolitik, qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je ne peux être complice d’une dictature à travers le monde, parce que la France a des principes, avoir des principes sans les défendre, ce n’est pas être fidèle à l’histoire et à l’identité de la France".

Ces derniers jours, on a plutôt eu le droit à ce genre de discours :

"La vérité c’est que la France parle à tout le monde à partir du moment où ses interlocuteurs sont prêts à faire le chemin vers la respectabilité. Et par railleurs si de surcroît je peux libérer des gens et gagner des milliards d’euros de contrats pour les ouvriers français et la croissance française j’aimerais qu’on m’indique pourquoi je ne dois pas le faire, alors que les autres le font".

Je le répète, ceux qui hier applaudissaient Nicolas Sarkozy lorsqu'il déclarait qu'il mettrait fin à la diplomatie de complaisance, et qui aujourd'hui justifient sans sourciller l'accueil du dictateur libyen. Mais ont-ils seulement le choix ? Rama Yade s'est exprimé en des termes très vigoureux... Une visite express à l'Elysée et une remontrance plus tard, la voilà obligée de tenir sa langue. "Elle exprime une sensibilité, qui n'est pas la voix de la France", déclarait Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.

Qu'elle le pensât effectivement ou que cet effet de mots ait été prévu, peu importe. Devait-elle démissionner pour aller jusqu'au bout de sa pensée ? Mais à quoi cela aurait-il servi ? A pas grand chose. L'incident "Rama Yade" permet au moins une chose, si besoin était : nous montrer qu'en France, sous prétexte de rassembler les hommes et les idées, c'est au contraire l'avis d'un seul qui compte.

Rappel à la mémoire : quelques jours plus tôt, le député villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand était suspendu pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy. Quelques semaines encore auparavant, le porte-parole du Nouveau Centre, Nicolas Perruchot, donnait sa démission jugeant manquer de liberté de parole...

TITEM

22/11/2007

Affaire Mulroney : scandale et coups bas politiques, ailleurs qu'en France !

Article également disponible à la lecture sur mon nouveau blog d'opinions et mon carnet de voyages

La mise en examen de notre ancien président de la République, Jacques Chirac, ne manquera pas de susciter de nombreux commentaires. Ce n'est pas comme si l'on ne s'y attendait pas, mais tout de même, c'est la première fois dans l'histoire de notre République. Ce n'est peut-être pas la seule affaire où il sera d'ailleurs mis en examen : pourquoi ne pas envisager une belote-rebelote avec la mise en examen de Jacques Chirac dans l'affaire Clearstream, après celle de son ancien Premier Ministre Dominique de Villepin ?

Brian Mulroney - usherbrooke.ca

En France, on a connu plusieurs décennies de scandales : affaire Elf, affaire du sang contaminé, comptes occultes des partis politiques, Clearstream... Pour n'en citer que quelques uns. On a tôt fait de critiquer notre "République bananière" les "corrompus de la République"... des scandales trop nombreux pour un seul pays. Nonobstant la présomption d'innoncence, c'est oublier que le pouvoir a tendance à brûler les doigts de ceux qui en disposent. Voilà que peu avant la mise en examen de Jacques Chirac, un scandale politique revient à l'actualité au Canada : l'affaire Mulroney-Schreiber, touchant l'ancien Premier Ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney (voir la petite biographie que je lui consacre).

Le 13 novembre dernier, le Premier Ministre canadien, Stephen Harper, annonçait la nomination d'un conseiller indépendant qui proposera au gouvernement les modalités d'une enquête publique publique sur les agissements de Brian Mulroney, et non plus seulement de déterminer si une telle enquête publique est nécessaire.

Ce changement de décision fait suite à une intense série de questions adressées au Premier Ministre par des députés de l'opposition. Disons-le tout net bien que n'ayant pour ma part aucun avis sur Stephen Harper, ces députés semblaient trop ravis de pouvoir bousculer ce dernier, qui appartenait au parti de Brian Mulroney. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à arguer que Stephen Harper avait pu tremper dans le scandale ! S'en suivirent des échanges de coups bas comme on les déplore en politique : "Le Parti libéral veut-il par exemple que je lance une enquête sur les intérêts de M. Chrétien (ancien Premier Ministre du Canada) dans divers terrains de golf et hôtels et les décisions de la Banque de développement ?" a répondu Stephen Harper.

Mais de quel scandale parle-t-on ?

Karlheinz Schreiber - stern.deBrian Mulroney aurait fini par reconnaître par la voix de son porte-parole Luc Lavoie qu'il aurait reçu 300.000$ comptant de la part d'un homme d'affaires trouble germano- canadien, Karlheinz Shreiber, actuellement en prison et sous le coup d'une demande d'extradition de l'Allemagne. Cette somme d'argent aurait été convenue en échange de lobbying pour l'installation d'une usine de papeterie, mais n'aurait été déclarée que bien plus tard aux impôts.

Ce qui a fait changer d'avis Stephen Harper, c'est que Brian Mulroney déclare qu'il a reçu cette somme après sa démission, quand Karlheinz Schreiber déclare que le Premier Ministre était toujours en poste.

Pour le reste, je reprends ce paragraphe d'un article du Devoir : "Toute cette histoire a son importance, car lorsque M. Mulroney était premier ministre du Canada, la société de la Couronne qu'était alors Air Canada avait acheté 34 appareils de la compagnie Airbus au coût de 1,8 milliard de dollars. Quelque temps après, des millions de dollars avaient été transférés d'Airbus à des comptes bancaires suisses détenus par M. Schreiber. M. Schreiber, qui a l'habitude d'attribuer à ses comptes de banque un nom ressemblant aux personnes à qui l'argent est destiné, en possédait un appelé «Britan»."

Et si le Canada remet cette affaire à jour, c'est parce que, toujours selon le devoir "en 1997, Ottawa a dû verser 2,1 millions de dollars en dédommagement à M. Mulroney parce que la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) avait, apparemment à tort, allégué deux ans plus tôt dans une lettre destinée au gouvernement suisse que l'ancien premier ministre avait joué un rôle dans une affaire de pots-de-vin liés à la lucrative vente de 34 appareils Airbus à Air Canada. Les allégations de cette semaine (du porte-parole de Brian Mulroney) sèment des doutes quant à la pertinence d'avoir consenti cette somme (de 2,1 millions de dollars".

Brian Mulroney justifie cette "erreur colossale" par une brutale baisse de ses revenus. Une justification qui a valu cette remarque très mesquine d'une sénatrice libérale (extrait d'un article de cyberpresse.ca) : "Mme Hervieux-Payette dit qu'elle trouve étrange que l'ancien premier ministre ait eu de tels besoins financiers quand on voit le luxe de sa résidence, luxe qu'elle compare à celui de la maison de Pauline Marois, la leader du Parti québécois".

Pas joli joli... Des scandales politiques, des coups bas : il ne manquerait plus que la justice s'en mêle. L'ancien Premier Ministre du Canada, Jean Chrétien, regrette d'ailleurs que ce ne soit pas la police qui se soit chargée de l'affaire. Ce qui est sûr, c'est que cela donne une bien piètre image de nos dirigeants politiques... Baume au coeur un peu cynique pour les Français : les scandales politiques, ça n'arrive pas que chez nous !

TITEM 

21/11/2007

Concours commun à 6 IEP : une initiative à poursuivre !

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Ce dont les étudiants avaient eu vent par leur conseil d'administration respectif a été annoncé lors d'un communiqué de presse la semaine dernière : 6 Instituts d'Etudes Politiques ont décidé d'organiser un concours d'entrée commun. Il s'agit des IEP d'Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Concours commun 6 IEP

Les Instituts d'Etudes Politiques dits "LAG" (Lyon, Aix, Grenoble) organisaient déjà un concours Rhône-Alpes-Méditerrannée. Rennes avait pousuivi la voie de la mutualisation des concours d'entrée en s'associant à Toulouse. Désormais, 2/3 des Instituts d'Etudes Politiques sont accessibles aux étudiants par un seul et unique concours.

Pour quelqu'un qui comme moi, a passé différents concours en 2004 et 2005, je trouve cette initiative particulièrement excellente.Le communiqué indique à juste titre qu'il s'agit "d'oeuvrer à la démocratisation du recrutement dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur". Un seul concours, à passer dans la ville la plus proche de celle où l'on demeure. Même si l'on habite en plein milieu de la France, il est plus avantageux de n'avoir à payer qu'un aller-retour en train, une nuit d'hôtel, et le droit d'inscription à 6 concours (d'un montant de 180€), plutôt que de multiplier ses coûts par le nombre d'IEP ! Sans compter la fatigue et le stress accumulés par la succession des concours et l'attente des résultats.

Quoique, avec recul ça avait son charme aussi, le tour de France des IEP.

Cela permet donc à ceux qui n'auraient pas les moyens financiers de pouvoir tenter leur chance une fois mais d'avoir aussi statistiquement plus de chances d'être reçus. Là où autrefois ils ne tentaient que l'IEP le plus proche, ils pourront concourir dans 6. Et l'expérience montre que nombreux sont les gens qui tentent plusieurs IEP avant d'en obtenir un. Notons que les frais d'inscription pour les boursiers sont abaissées à 60 €.

Evidemment si le sujet ne nous plaît pas, on n'aura moins de chance de se rattraper ailleurs... Mais si l'on excepte ce facteur chance, les étudiants devraient y retrouver leur compte. Financier tout du moins.

Fort du constat que les IEP peuvent s'entendre pour mutualiser leurs concours communs, les étudiants des différents IEP attendent maintenant que leurs directeurs respectifs parviennent à achever avec succès les discussions pour l'ouverture de nouveaux masters et leur mutualisation, afin que l'on puisse avoir un choix beaucoup plus large pour notre avenir ! Chacun va bien sûr chercher à tirer la couverture vers soi, les négociations seront longues, mais n'oublions pas que c'est aussi notre avenir qui se joue !

Et pourquoi pas davantage d'accords avec les écoles de commerce, de journalisme... ?

TITEM 

15/11/2007

De la démocratie à l'université

Article également disponible à la lecture sur mon nouveau blog d'opinion
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Les manifestations étudiantes contre le projet Pécresse de réforme des universités, voté au Parlement, et les blocages des universités, me font inévitablement penser à un autre conflit social que j'ai pu voir de près : celui contre le Contrat Première Embauche, le bien nommé C.P.E.

Retour sur mon expérience d'étudiant "bloqué" lors du CPE

f7b956ac91e20caff0cc3b0a868a08ff.jpgJ'étais absolument opposé au blocage de l'IEP de Rennes, pour tout un ensemble de raisons. D'abord parce que le redoublement étant interdit en première année, je craignais pour la suite de mes études. Puis ce blocage me paraissait être le fait d'une minorité fortement politisée et idéaliste, les autres étudiants votant le blocage n'allant pas jusqu'au bout de leur démarche et restant chez eux pour étudier, battant le pavé à l'occasion. Un mouvement qui n'avait par ailleurs aucun relais dans les médias : qu'elle ne fut pas ma suprise de voir dans un article du Monde consacré aux IEP en grève aucune mention de Rennes, l'un des premiers à être bloqué !

J'estimais sur le fond que le C.P.E n'était pas utile, qu'il n'amènerait guère de changements, et ne valait donc pas le coup que l'on mobilise en sa faveur ou en sa défaveur. Tout le reste n'était qu'idéologie.

Enfin, j'estimais que l'assemblée générale auto-créée n'avait reçue aucun mandat pour décider si oui ou non elle pouvait bloquer les cours de l'ensemble des élèves, notamment les étudiants étrangers qui n'étaient en rien concernés par ce conflit franco-français. Avec recul, je dirais que cette AG pouvait bien décider. D'autant qu'à l'IEP de Rennes, c'était près de la moitié de la promotion qui prenait part à un vote à bulletin secret.

Le blocage dans les autres universités aujourd'hui

Abrogation loi d’autonomie - Libération.fr Il n'en va pas de même dans toutes les universités. J'ai été proprement abasourdi de lire qu'en une soirée, un groupuscule de quelques 600 étudiants contre 100 avait voté le blocage de l'université de Paris X-Nanterre qui compte... 36.000 étudiants ! A peine 2% des effectifs ! Et on appelle ça de la démocratie ? C'est un coup de force !

Il y a ceux qui disent que 53% des Français ont voté pour Nicolas Sarkozy, afin qu'il mette en place ses réformes, et que toutes les grèves actuelles sont le fait d'une minorité de l'opinion. Ce que les sondages tendent d'ailleurs à confirmer, même si le but de ces grèves est aussi de mettre l'opinion publique de son côté. Il y a ceux qui disent qu'une élection n'empêche nullement de contester telle ou telle réforme, dans la rue si besoin. C'est exact, mais à condition d'y mettre les formes.

Dans les universités, on vous dira que si vous êtes contre le blocage, vous pouvez toujours prendre part aux AG et voter. Mais quitte à voir son université bloquée parce que le bureau de l'AG, composé de bloqueurs, verra grosso modo qu'à mains levées il a toujours raison, ou qu'une autre minorité de bloqueurs refusera le vote anti-blocage et bloquera quand même la tenue des cours le lendemain, autant rester chez soi à travailler, et ne pas subir près de 2 heures de propagande gauchisante, ou d'écouter les rêves idéologiques d'étudiants prêts à la révolution. Et je caricature à peine.

La palme revenant à cet étudiant interviewé par France 2, qui refusait le vote à bulletins secrets organisé à Rennes 2 (et qui a donné raison aux opposants au blocage à 62%) sous le prétexte fallacieux que ses camarades ne pouvaient pas voter puisqu'ils ne participaient pas aux AG ! En voilà une drôle de conception ! On ne peut pas voter si l'on n'est pas informé de votre propagande ? Que dirait-on si on retirait à certains citoyens leur droit de vote parce qu'ils n'auront pas lu les professions de foi des différents candidats, ou regarlé les débats télévisés ? Ainsi, on ne pourrait pas avoir d'idées a priori ?

Sur le fond du problème, je vois un simple constat : la faiblesse des moyens accordés aux universités en France, comparés aux autres pays développés, et comparés même aux lycées ! À quand des campus dignes de ce nom, vastes, et où l'on disposerait de multiples installations sportives et culturelles ? Cela pourrait même permettre de régler le conflit de la précarité étudiante si l'on y construit davantage de logements ! À quand des masters véritablement professionnalisants, des entreprises proches de nous, étudiants ? Il est donc bien nécessaire d'une part de trouver des fonds, d'autre part de resserrer les liens université/entreprise.

Pour finir sur l'apprentissage de la démocratie à l'université, j'apprends que sur ma promotion de quelques 170 élèves partis à l'étranger, seuls 6 ont voté par procuration aux élections des représentants étudiants au conseil d'administration de l'IEP de Rennes. En mettant de côté ceux qui ont des difficultés pour trouver une connexion, il faut croire que certains trouvent plus valorisant de palabrer devant une assemblée avant de voter plutôt que de faire ce simple effort de donner procuration pour une élection qui nous concerne beaucoup plus directement.

TITEM 

14/11/2007

Avec 1600 milliards de dollars, on fait la guerre et la paix

Dollars - Au large 3.0 Article également disponible à la lecture sur mon nouveau blog d'opinion.
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On ne peut bien sûr pas revenir sur ce qui a été fait. Il est vain d’imaginer qu’elles auraient pu être les conséquences de nos actes si l’on avait agi différement. Mais tout de même…

Ce sont des chiffres que l’on connaît plus ou moins, mais qui nous dépassent totalement. Je les ai redécouverts en lisant le gratuit Métro de Montréal aujourd’hui. Les élus démocrates de la Commission économique paritaire du Congrès américain a publié un rapport où elle donne le montant de la facture des guerres en Afghanistan et en Irak.

Depuis 2002, les Etats-Unis ont dépensé 1600 milliards de dollars. 1600 milliards. Pas besoin de convertir en euros pour mesurer le pharaonesque de ce nombre. 1600 milliards, c'est un peu moins que le PIB de l'Italie : excusez-du peu ! Dans cette comptabilité, les auteurs ont pris en compte, selon Métro, les intérêts des prêts du gouvernement, les pensions de guerre aux soldats blessés, les investissements perdus et les perturbations des marchés pétroliers.

Invitée du journal gratuit, l'animatrice de Plus sur Commandes Valérie Roberts réagit en disant qu'elle "trouve le montant astronomique ! Investir le même montant dans un programme pour enrayer la pauvreté aurait été bien plus bénéfique que cette dépense pour une guerre qui n'est pas justifiée".

Comment ne pas l’approuver ? On peut toujours arguer que la démocratie ne s’impose à coups de canon, mais, quand bien même on approuverait cette guerre, accepterait les victimes « pour le plus grand bien » et l’extension de la démocratie, on sait pertinemment que le résultat est loin d’être à la hauteur des dollars engagés.

On comprend mieux dès lors la frustration de certains Américains quand ils disent qu’ils auraient préféré que tout cet argent soit engagé dans l’éducation ou dans le système de santé, par exemple. Et si ces 1600 milliards de dollars avaient servi à investir dans les pays pauvres ? Investir en immobiliers, infrastructures, appareils, et non pour alimenter les comptes en banque de dictateurs sanguinaires ou de petits chefs corrompus !

La journée mondiale pour le refus de la misère avait adopté cette année le slogan : « Refuser la misère, un chemin vers la paix ». Donner la possibilité aux exclus de la mondialisation les moyens d’assurer leur subsistance, d’être éduqués, soignés, dans le respect de leurs cultures. Cela ne règlera pas immédiatement tous les conflits religieux, communautaires ou géographiques, mais pourrait permettre d’apaiser bien des tensions ; un chemin vers la paix. Et là, même en admettant l’échec, les moyens utilisés seraient bien plus louables.

Cela peut paraître anodin, évident, voire naïf... Mais perdre sa capacité de révolte, c'est aussi perdre une part de son humanité. Les réalisations concrètes ne suivent pas les déclarations d'intention et les beaux discours. Peu de pays consacrent effectivement 1% de leur PIB au développement des pays pauvres.

Et vous, que feriez-vous avec 1600 milliards de dollars ?

TITEM 

05/11/2007

Cartouches gauloises, de Medhi Charet (2007)

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Le dernier printemps de la Guerre d'Algérie. Le printemps d'avant l'été de l'Indépendance.

Ali/Mehdi Charef, 11 ans, et son meilleur copain Nico regardent leurs mondes changer... et font semblant de croire que Nico ne partira jamais. Jamais ?

Drame français de Medhi Charet
2007 ; 1h32
Avec Ali Hamada (Ali), Thomas Millet (Nico)...

Algérie, été 1962. Un été résolument pas comme les autres, qui marqua les consciences et les chronologies historiques.

C'est l'histoire d'un regard de braise, celui du jeune Ali, 11 ans, qui assiste aux derniers feux du colonialisme français en terre algérienne. Pendant que son père combat pour l'indépendance, lui travaille comme porteur pour subvenir aux besoins de la maison.

C'est ainsi qu'il voit les prostituées qui vendent leur corps aux soldats Français ou les harkis serviteurs de la Vème République, et qui tous craignent les représailles post-indépendance. Il voit ses amis et leurs parents partir par peur des attaques des fellaghas, quand il n'est pas trop tard pour certains. Il voit les meurtres sommaires, les fouilles au corps, les corps meurtris dans la chair et dans le coeur.

Le regard de l'enfant permet d'excuser les biais polémiques de cette douloureuse et complexe page de l'histoire de la France et de l'Algérie, cette guerre honteuse où chacune des parties fit couler le sang. Ils ont certes leur propre regard, mais peuvent parfois se comporter comme des adultes, rapportant ce qu'ils entendent à la maison sur les "terroristes" et se disputent pour s'approprier une cabane comme d'autres veulent conserver un territoire.

Un témoignage sans concession, cru, de Medhi Charet, qui fut Ali, cet enfant d'Algérie en 1962. Ca n'est pas toujours fluide, mais c'est un film qui va droit au coeur.

Notez que pour le réalisateur - je le précise car ce n'est pas forcément évident dans le film et c'est regrettable - les cartouches gauloises font à la fois référence à ses cigarettes que les soldats français grillaient continuellement pour faire passer leur stress et qu'ils achetaient par cartouches dans les magasins, mais référence également aux cartouches des balles qui sifflaient tous les jours dans l'air.

TITEM 

25/10/2007

Et... Vous aimez les chiens ? Eduquez-les !

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Il ne fait pas bon être un toutou aujourd'hui. Une vraie vie de chien ! Jadis meilleur ami de l'homme, voilà que nos amis à quatres pattes sont pointés du doigt... de très loin pour éviter qu'ils nous mordent. Encore un enfant mort à la suite des morsures infligées par un chien, à Bobigny. C'est la 3ème attaque en 2 mois.

5e5d320d9fa03dec13914b78b879f999.jpgOn a longtemps accusé ses "chiens dangereux" : pittbull, rotteweiller, american stafforshire terrier... C'est oublier que la race de chien responsable du plus grand nombre de morsures est... le labrador, chien plébiscité par de nombreux Français !

On a fini par prendre conscience que le comportement du chien était aussi la résultante de l'attitude du maître. Que les chiens dressés à l'attaque seront des chiens dangereux. Qu'un chien maltraité, battu, est potentiellement un chien agressif. Peu importe la race du chien.

C'est précisément le cas de ce tragique fait divers : l'animal, un croisé beauceron/berger allemand, travaillait avec son maître, agent de sécurité. On se doute bien qu'il a été entraîné pour cela, mais peut-être pas suffisamment domestiquer pour qu'il fasse la part des choses entre le "travail" et le reste du temps. Il reste un animal, aussi sensible qu'imprévisible.

Le chien était semble-t-il maltraité, ce qui là encore peut expliquer un comportement agressif. La Société Protectrice des Animaux (S.P.A.) parle d'un "pelage terne, (d'une) dentition très abimée, (de) côtes saillantes, (de) marque sur le museau du port prolongé de la muselière".

Une muselière que le chien de Bobigny n'était pas tenu de porter en permanence, n'entrant pas dans les catégories établies dans la loi sur les chiens dangereux, en attente de ratification. Le projet de loi est donc insuffisant, ce qui n'est pas étonnant : il répond à l'urgence, en voulant faire croire que le gouvernement est réactif, mais il ne répond aux véritables enjeux. Sur ce sujet comme sur d'autres, d'ailleurs.

On feint de croire à la responsabilité de l'animal : cette loi prévoit l'euthanasie de races de chiens "interdites", sauf si l'animal est né avant 1999 ou que les maîtres sont jugées de bonne foi. "Ineptie de la catégorisation administrative" des chiens et "aberration des mesures d'euthanasie" dénonce la SPA. Et risque de décisions décisionnaires mal justifiées. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur et des Canidés, doit revoir sa copie.

La loi prévoit que les maîtres devront suivre une formation s'assurant qu'ils maîtrisent leur animal. C'est bien. Mais cela197b36dd0399618aebc03cc03f402cc2.jpg ne va pas assez loin. Il faudrait pouvoir contrôler la vente des animaux, ceux venant des pays de l'Est et de particuliers indélicats dont le but n'est que lucratif. Un chien sevré trop tôt, non éduqué par la mère, donne un chien taré, potentiellement agressif et dangereux. Et un chien a également besoin d'être dressé.

Sur ce point, je rejoins entièrement les revendications de la S.P.A. J'ai longtemps vécu, tout jeune, aux côtés d'une femelle beauceron, avec laquelle j'ai pu être "envahissant", mais une chienne dressée, calme et patiente. Je ne dis pas que c'est la solution miracle, mais que l'on pourrait résoudre en grande partie d'une part la surpopulation des asiles pour animaux et d'autre part le problème des chiens dangereux.

Le chien meilleur ami de l'homme oui. Mais un chien dressé !

TITEM 

24/10/2007

La Pologne de retour en Europe (?)

d8fc96c09ec376062375a756860681d3.jpgC’est un grand jour pour la Pologne. Une grande chance aussi. Une chance pour elle, grâce à la victoire du parti libéral PO de Donald Tusk aux élections législatives, de revenir dans le concert des nations, et de montrer un visage différent que celui que la diarchie gémellaire Kaczynski, conservatrice et eurosceptique, nous présentait.

Je le dis avec autant de sincérité que j’ai eu à plaisir à visiter ce pays il y a 4 ans maintenant. Et j’y ai découvert des gens chaleureux, plein d’humour, parfois roublards mais sympathiques, ayant soif d’Europe. Mais aussi des gens ayant peur de l’Europe, de l’ouverture… très campés sur des positions catholiques rétrogrades.

C’est cela aussi la Pologne. Il y eut la coalition du parti conservateur, PiS (Droit et Justice) avec le parti populiste agrarien et anti-libéral Saamobrona ainsi que la Ligue des Familles Polonaises, ultra-catholique, xénophobe, antisémite, anti-européen et homophobe (rien que ça !). Il y eut le soutien de la radio antisémite Radio Maryja.

Il y eut le Ministre de l’Education, Roman Giertych, qui écrivait à la porte de son bureau “interdit aux journalistes et aux homosexuels”, licencia des employés ouverts aux droits LGBT, lança une enquête sur l’homosexualité d’un teletubbie, ridiculisant son pays.

Il y eut l’euroscepticisme des frères Kaczynski, négociant jusque tard dans la nuit pour obtenir des concessions de la part des autres pays européens, retardant le processus d’intégration.

Il y eut la vague germanophobe, où la présidence polonaise réclamait plus de voix au prétexte fallacieux que si l’Allemagne n’avait pas envahi la Pologne en 1939, la Pologne serait plus peuplé et aurait de ce fait plus de poids en Europe, ce qui avait fini par provoquer l’exaspération d’Angela Merkel et de la presse Allemande.

Il y eut enfin les dirigeants et spécialistes de l’Europe qui avouaient à demi-mot qu’il souhaitait la défaite du PiS et de ses alliés extrémistes.

C’est chose faite. Porté par une vague de participation (53% seulement, mais 13 points de plus qu’il y a deux ans), la Plateforme Civique remporte les élections. PiS a été puni dans les urnes pour avoir succombé à la corruption qu’il souhaitait combattre et pour ses positions eurosceptiques qui marginalisaient la Pologne. Saamobrona et la LPR, avec à peine 1,5%, sont balayés du paysage politique.

Le chef de PO, et futur Premier Ministre, Donald Tusk, a annoncé qu’il signerait la charte des Droits Fondamentaux que les Frères Kaczynski refusaient de signer.

Alors certes, il faudra encore surveiller la Pologne. Lech Kaczynski a prévenu qu’il userait de son droit de veto. Donald Tusk devra aussi composer et faire des compromis entre l’Europe et des Polonais souvent sceptiques. Il a promis de s’attaquer au problème de la corruption, et maintiendrait la controversée police anti-corruption. Il lui faudra aussi s’intéresser à ces Polonais qui fuient leur pays pour des raisons économiques, vers l’Irlande notamment.

Il est lui aussi catholique, dans un pays très croyant, et il ne faut pas croire que sur l’avortement ou l’homosexualité, la Pologne prendra un virage aussi rapide que l’Espagne par exemple. Mais c’est la fin des alliances morbides avec l’extrême-droite… du moins en Pologne. La Pologne peut repartir sur de nouvelles bases.

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TITEM 

23/10/2007

J.K. Rowling fait sortir Dumbledore du placard

Note également disponible à la lecture sur mon nouveau blog culture et loisirs.

3b2e76c11607690e1819203593ed4274.jpgJe prends les transports montréalais ce matin et m'empare du dernier Métro. A droite de la une sur la victoire de Kimi Raïkonnen en F1, cet encart, rose - forcément ! -

La première chose qui me vient à l'esprit, c'est, "Ca y est, les fanfictioners ont encore frappé,bf25409e0f85cd6f2af69ad23323f506.jpg après avoir fantasmé Harry couchant avec sa nemesis Draco, après avoir raconté les prouesses sexuelles de Hermione se tapant toute sa promotion poudlarienne, voilà qu'ils imaginent Dumbledore aimant jouer avec les baguettes magiques".

Et en lisant l'article, quel ne fut pas en effet mon étonnement. J.K. Rowling, l'auteur du célébrissime Harry Potter, donne régulièrement des conférences. Avant la sortie des "Reliques de la Mort", il s'agissait de divulguer à dose homéopathique des détails sur les prochains tome. Depuis, elle donne des éléments supplémentaires sur le livre, les personnages. C'est ainsi que dernièrement, lors d'une séance au Carnegie Hall, on a pu apprendre que Neville Londubat, professeur de botanique, a épousé la Poufsouffle Hannah Abbot, nouvelle tenancière du Chaudron Baveur.

8eb0f4c8a56ab1f0e9cb5fe354b6bccf.jpgEt le plus étonnant donc, à la question d'un fan : "Did Dumbledore, who believed in the prevailinfg power of love, ever fall in love himself?" Joanne K. Rowling a répondu ceci :

"My truthful answer to you... I always thought of Dumbledore as gay". (voir le reste de cette conférence sur ce site)

Diantre ! L'un des personnages les plus charismatiques d'un des romans les plus connus, lus... au monde, chevalier de l'ordre de Merlin et de la jacquette ?

Il faut croire que oui. Alors certes le livre fait état à plusieurs reprises de la relation entre les jeunes Albus et Gellert, une relation intense et courte. Ils s'écrivent souvent, ont des gestes d'amitié très proche... Mais qui n'indique pas nécessairement que... !

Plus tard dans l'interview, l'auteure révèle que Albus Dumbledore était tombé éperduemen7b9d882581f7da5e1d4dbeaaa194ec7b.jpgt amoureux de Gellert Grindelwald, avec lequel il avait pour projet de réunir les Reliques de la Mort et de gouverner les Moldus "pour le plus grand bien". Leurs pouvoirs magiques leur donnaient une responsabilité à exercer pour le bien des moldus.

Mais Grindelwald ne partageait pas ses sentiments, et prenant définitivement la pente de la magie noire, Dumbledore dut le dueller pour mettre fin à ses sinistres entreprises.

Pour J.K. Rowling, cet amour déçu fut la grande tragédie de la vie de Dumbledore. Elle rapporte également qu'elle a supprimé du scénario du tome 6 un passage où le directeur de Poudlard devait raconter une histoire entre lui et une jeune fille, puisque le vieux sage est gay !

Cette révélation a suscité les applaudissements de l'auditoire. Seules quelques personnes sur Internet sont sceptiques sur l'opportunité de la révélation. Pourquoi si tard ? Pour faire augmenter les ventes, parce que cela n'aura plus d'influence sur les ventes du libre disent d'autres ?

Comme si les lecteurs se seraient arrêtés de lire un tel succès littéraire parce qu'un des personnages est gay ! Il s'agit certes d'un détail qui aide à mieux comprendre la personnalité complexe d'Albus Dumbledore, mais qui n'a que peu d'intérêt dans le déroulement de l'histoire et qu'à mon avis, seul Albus et sa créatrice pouvaient connaître.

Je vous laisse imaginer ce que pourrait avoir de comique un chapitre où Dumbledore avoue à Harry qu'il préfère les hommes !

Ceux qui ne doivent pas rire en revanche, c'est toute la clique religieuse (catholique ou évangéliste) qui accusait Harry Potter de pervertir l'esprit des jeunes en les incitant à la sorcellerie... voilà qu'en plus on les pousse au vice sodomite !

Un des personnages principaux du roman le plus lu de ces dernières années, gay. Voilà qui devrait permettre de contribuer à la banalisation de l'homosexualité... même si cela doit faire grincer des dentiers. Et ce n'est pas une image de grande folle ou d'homme mûr initiant de jeunes éphèbes que l'on nous propose, mais un homme brillant, avec ses qualités et ses défauts, ses tourments.

Une révélation qui va alimenter pendant encore longtemps le mythe de Harry Potter... et qui anime l'excitation et la curiosité des lecteurs francophones qui attendent le 26 octobre la sortie du dernier tome des aventures du sorcier à lunettes.

TITEM